Il fallait les voir les quarantenaires cet après-midi entourées de leur marmaille en train de ramasser des courges dans un champ plus grand que le stade olympique. Pas trop de larmes, pas trop de cris, beaucoup de terre et des rires. Pas pire les barouettes, bien pleines. C’est toutes fières, le triceps gonflé qu’elles pensaient en choeur que Josée Lavigueur n’avaient qu’a aller se rhabiller lorsqu’elles l’ont vue : la pitoune de 20 ans aux seins surélevés accompagnée de ses 2 gorilles qui se penchaient pour ramasser les courges au gré des désirs de la mistinguette. ok souvent Monsieur Univers n’a pas de tête alors Marie a pensé a Mammouth et je me suis dit que finalement ils sont bien loin mes 20 ans!
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Les joies de la quarantaine
La plaisir, avec les vraies amies de filles, c’est de se retrouver pour se parler des vraies affaires. Même si on ne s’est pas vues depuis des mois, même si on vie dans deux villes différentes, c’est ce plaisir unique que nous retrouvons, Isabelle et moi, à chaque fois.
Et suffit d’un apéro, d’un verre ou deux d’un bon rouge (et je vous raconte pas quand elle ramène son élixir de l’Ile de la Réunion, à base de liqueur de goyave…*soupir*), pour qu’on retombe dans nos vieilles pantoufles et qu’on se cause de nos joies, nos peines et nos découvertes depuis la dernière fois. Parfois sous l’oeil de mammouth, qui n’est pas trop sûr de vouloir écouter.
Hier soir, après que les enfants soient couchés, devant un expresso, nous nous sommes mises à disserter sur les « joies » de la quarantaine. Oui, nous sommes plus matures, moins angoissées, on assume. On assume. En surface, on assume. Bien vite, nous sommes tombées (et c’est le cas de le dire!) sur les côtés sombres de la quarantaine. Et là, je vous dis pas, le délire.
Au palmarès des « désagréments » (et pas nécessairement dans l’ordre):
- la « craque » qui plisse…
- l’oeil qui a besoin d’une rallonge
- les deux seins qui sont en compétition pour savoir lequel atteindra le nombril le premier (j’avais écrit le genou, mais devant l’air scandalisé d’Isa, qui demande qu’on lui laisse une chance, on y va pour le nombril)
- les rides d’expression
- les « bouffées de chaleur »
- la nuit blanche qui ne s’efface pas après le 3e café
Mais ma préférée:
LE BYE-BYE MOU (bon, puisqu’il faut vous faire un graphique, dites-vous bien que passé 40 ans, vous ne pourrez plus jamais faire byebye sans vous rendre compte que le dessous de votre bras se démène comme un plat de jell-o semi-pris). Passé 40 ans, vous apprendrez le byebye de duchesse du carnaval, ou seul le poignet s’agite de gauche à droite dans un gracieux mouvement de reine-mère.
Si on survit à la déprime qui suit cette énumération, c’est que décidément, notre sens de l’humour peut nous aider à traverser toutes les crises!