L’attente (suite et fin)

Finalement, la réponse est arrivée plus vite que prévu. Notre merveilleuse merveille n’a pas été retenue, mais se classe en bonne position sur la liste d’attente. Les chances sont minces, mais sait-on jamais?

Évidemment, y’a une pointe de déception. Pas qu’elle ne se soit pas classée, parce qu’être parmi les 100 premiers sur 711, c’est pas mal du tout, mais parce que j’aurais bien aimé qu’elle puisse avoir accès à ce programme. Mais en même temps, la savoir à une petite école tout près ou tout le reste, y compris les déplacements, sera plus facile à gérer, ce n’est pas dramatique. Et puis, elle y sera avec sa grande amie. C’est pas rien, les amitiés d’enfance. Ça s’entretient et ça se protège.

Merci pour vos commentaires sur le premier message à ce sujet. C’est vrai que l’éducation familiale fait pour beaucoup dans la réussite scolaire. Peut-être parce que je proviens d’une famille baignant dans le système scolaire (une mère enseignante et un père professeur devenu gestionnaire), mais pour moi, l’éducation est le fondement de tout. Toute ma jeunesse  les livres ont occupé une place importante, et c’est ce que nous reproduisons ici avec les enfants. La valorisation de la réussite scolaire, la vraie, pas celle des « compétences transversales », pour moi, c’est vitale. Pas d’avoir les meilleures notes, pas d’être premier de classe, mais d’avoir du plaisir à apprendre et une curiosité qui amène toujours plus loin. Je me souhaite que ma fille aime l’école, qu’elle y trouve une source de satisfaction et de valorisation personnelle.

Mais je prends bien garde de penser que l’école « éduquera » ma fille. La transmission des valeurs fondamentales comme le respect et la tolérance, c’est d’abord à la maison que ça se passe. Si vous l’avez manqué, je vous souhaite de mettre la main sur la série d’articles parus dans le Devoir sur les parents-rois, ceux qui croient que tout est de la faute du système et que leur enfant n’a aucune responsabilité dans rien. Des parents qui littéralement « terrorisent » les enseignants, qui pour faire augmenter une note, qui pour faire enlever une conséquence, qui pour le plaisir de montrer « c’est qui le boss »…  Les parents-rois sont les enfants-rois d’hier, c’est pas rassurant pour la future génération ça…