De purs étrangers? Vraiment?

A vous tous et toutes, un grand merci. Depuis vendredi, je lis vos commentaires sur mon dernier billet, le coeur gonflé de gratitude. Je connais quelques uns d’entre vous personnellement, mais parmi vous, plusieurs « étrangers ». De « purs » étrangers. Et pourtant, vos mots me réconfortent, parce que je sens que derrière, il y a une réelle envie de partager cette peine. Et dire qu’on prétend qu’Internet est impersonnel!

On a souvent l’impression que ces quelques mots, jetés au hasard des textes qui nous inspirent un commentaire, sont sans grande portée. On a tout faux.

Bien avant d’avoir un blogue, j’ai longtemps fréquenté les forums de discussions. J’ai toujours été fascinée par le fait qu’on peut oublier facilement que derrière l’écran, se cache un autre être humain, avec ses qualités et ses défauts, sa vie rêvée, ses peines, ses joies. C’est pourquoi la transposition au réel des coups de foudre amoureux ou amicaux virtuels sont si délicats. Pas une fille qui a fréquenté les forums pour « rencontres » qui n’ait une histoire d’un grand 6 pieds bronzé qui se révélait être un p’tit 5’4 chauve et bedonnant. Des crapauds qui se transforment en prince charmant, y’en a juste dans les histoires de princesse! Même chose avec cette copine virtuelle qui semble lire dans vos pensées et qui, devant un vrai café, est muette comme une carpe…

Pourtant, quelques fois, ces rencontres deviennent des points tournants dans votre vie. Il arrive que  les gens dont vous fréquentez les blogues deviennent, dans la « vraie vie », des amis que vous fréquentez avec plaisir. Ces gens-là aussi sont importants dans les commentaires qu’ils vous laissent, parce qu’ils vous connaissent au-delà de l’image projetée. Mieux encore, ils vous apprécient en dépit de l’image projetée! :-)

Mon texte sur ma fille a été écrit à chaud, sans le recul nécessaire. À le relire, j’en changerais peut-être le ton, un peu mélo à mon goût. Je ne veux pas perdre de vue que plusieurs d’entre ceux qui me lisent ont vécu des choses autrement plus difficiles et que je devrais « compter mes bénédictions » plutôt que de me plaindre. Mais je tenais à vous dire à quel point vos mots m’ont fait du bien. Un jour, plus tard, quand je ferai lire ces textes à ma merveilleuse merveille, je veux qu’elle voit à quel point les gens sont bons et généreux, malgré les méchants râgots colportés dans les journaux! Oui, ce sont parfois de « purs étrangers », mais c’est le pur qui en font la beauté.