Il est grand le mystère de…

J’ai toujours beaucoup travaillé. Dans mon jeune temps *oui, oui, j’ai l’âge pour utiliser cette expression!*, je faisais facilement 70 heures/semaine, n’ayant que ma petite personne à m’occuper. Puis, je suis devenue maman, et j’ai essayé – en fait, j’essaies toujours – de concilier vie professionnelle et vie personnelle. En plus de me taper le combo train/métro. Je suis une fille super organisée, donc la maison est toujours plus ou moins « présentable ». J’ai une routine gagnante, vider le lave-vaisselle avant le déjeuner, plier la lessive de la veille après le déjeuner. Mettre la lave-vaisselle en marche le soir, de même qu’une brassée par jour, sinon on étouffe sous le linge sale. Le samedi est consacré à la danse de Merveilleuse merveille, puis aux courses, pendant que Mammouth nettoie les salles de bain. Bref, tout roule au quart de tour.

Depuis plusieurs semaines, je suis en arrêt de travail. Épuisée physiquement, mais également dans ma tête. C’était parfait, puisque je voulais bien établir la nouvelle routine scolaire de ma fille et reprendre de bonnes habitudes de vie pour moi. Et me reposer, évidemment. Je me voyais déjà profitant du jardin, remettre mes lectures à jour, etc…

Je dois malheureusement faire un constat d’échec: je n’ai jamais été aussi désorganisée de toute ma vie! Il est 14h30, la balayeuse est sortie depuis 2 heures et attend que je trouve le courage de la « ploguer », j’ai une brassée qui niaise désespérement dans la sécheuse, je viens de faire le lit…

Bon, j’ai verni les « quart-de-ronds » de finition pour le plancher de la salle familiale, et j’ai lu La Presse d’un couvert à l’autre. On peut difficilement qualifier ça d’une journée productive… et je ne me sens pas du tout reposée. J’angoisse même à l’idée de reprendre le travail, parce que je n’arrive pas à figurer comment je pourrai continuer à préparer ces petits lunchs qui font l’envie des copains de classe de Merveille tout en rushant le matin. Déjà que je ne fais que le strict minimum en terme de maquillage, devrais-je complètement cesser le mascara?

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15 réponses à Il est grand le mystère de…

  1. bibco dit :

    Premièrement tu es en arrêt de travail pour une excellente raison et dois-je te rappeler que tu es la même personne au travail et à la maison? Épuisée là, épuisée ici. Repos là, repos ici. Deuxièment ayant fait les deux je peux dire que travailler à l’extérieur m’empêche de faire ce que j’aime le plus, i.e. la job de maison et de mère à temps plein. Quand je suis en congé je deviens folle parce que je sais que ce bon temps aura une fin. C’est comme si je devenais déstructurée juste à penser que ce bon temps ne durera pas…C’est fou…
    Quand on est habitué de travailler sous pression on ne sait plus comment faire quand cette pression disparaît…Profite de ta procrastination pour créer des merveilles culinaires et critiquer la presse, ce temps passera bien assez vite…

  2. Dazio dit :

    Tiens tiens… Je t’accompagne…

    Je suis Miss organisation mais ces temps-ci, je suis tellement désorganisée que j’ai réussi à oublier 2 r-v TRÈS importants. Ils étaient pourtant notés sur le calendrier, on m’a appelé pour confirmer ma présence quelques jours plus tot mais rien à faire, j’ai la tête ailleurs.

    On est bonnes, on est belles, et on est capable! (J’ai beau le dire, c’est pas hyper sincère :S)

  3. Pierre-Léon dit :

    Je me demande ce que tu fais ici à lire ce commentaire… T’as pas une brassée à repasser ?! ;-)))) Dont panic, on a tous besoin de recul pis de s’assoir dessus de temps à autre. Si tu savais c’est quand la dernière fois que j’ai passé la balayeuse, trois mois, j’veux dire crois-moi, tu te trouverais pas mal « bonne ». Bon, trève de plaisanteries, je file super coupable. Dans quel maudit fond de garde-robe que j’ai caché la maudite balayeuse?! ;-)) Prend ça aisé…

  4. véro dit :

    Tu as eu beaucoup de choses à surmonter dernièrement… même si on se prépare aux évènements du mieux qu’on peut, même si on réussit mentalement à analyser ce qui nous arrive, à l’évacuer en paroles et en écrits… le sorps lui se souvient qu’on ne lui a proposé aucune trêve, et dit stop… et même si dans ta tête un petit bout de femme rêve de se lever et d’abattre des murs, il ne se passera rien…
    Faut savoir poser ses valises de temps en temps, et prendre le temps…
    C’est dur quand on n’a pas le caractère pour… mais tellement vital… pour mieux rebondir…
    Prends soin de toi…
    Tout sera vite remis en ordre quand tu auras rechargé les batteries…
    bisous

  5. Symbiose1 dit :

    Complètement d’accord avec Bibco : « Épuisée là, épuisée ici. Repos là, repos ici. » Il faut cesser de tenter de rentabiliser ton temps, ou plutôt, voir comme très très très rentable pour toi, ta santé et ta famille, le fait de ne rien faire. Si ton budget te le permet, tu pourrais même profiter de cet arrêt de travail (qui devrait plutôt s’appeler « arrêt de courir comme une f… 😉 » ) pour prendre une femme de ménage temporairement pour justement être en arrêt :-)

    Et sans malice aucune, je ne crois pas que ta superbe Merveille aie besoin de toujours avoir des « petits lunchs qui font l’envie des copains de classe ». Un sandwich au fromage, des minipizzas commerciales, des eggrolls achetés, c’est peut-être pas le « best of the west » des dîners mais si ça permet à sa maman de vraiment se reposer, ce régime très temporaire ne devrait qu’être salutaire :-)

    Tout tout plein de pensées positives…

  6. La Marsouine dit :

    Bienvenue dans mon monde! Sérieux je revendique à nouveau mon titre de fille spirituelle. Ces journées-là, où on fout mais RIEN et qui devraient être le summun de la relaxation, nous on les passe à culpabiliser de ne pas être entrain de faire ce qu’on devrait être entrain de faire. Ça tue! Personnellement, ya 4 brassées de linge sec qui traînent dans un panier au pied de mon lit, des dizaines de pages de lecture sur la pédagogie du secondaire, une pile de vaisselle propre à ranger, un chien et un corps qui mériteraient une p’tite «ride» de vélo, etc. etc.

    Mon truc? S’abrutir pendant des heures avec un bon livre ou devant la télé (film ou téléséries sur DVD seulement, les pubs de savon à laveuse risquent de nous rappeler à l’ordre). Mettre le cerveau à off. Oh! la culpabilité reviens au galop après mais au moins, on a réussi à gagner une p’tite bataille.

  7. Sophie dit :

    J’ai trouvé un truc que je voudrais partager avec vous! Je me pardonne de ne pas être parfaite! Je sais cela fait «je suis à l’écoute de mon enfant intérieur, etc..» et autres conneries ésotériques, mais cela fait un bien fou!!!!!! Les lunchs des enfants ne sont pas parfaits, on étouffe à chaque fin de semaine sous le lavage, les lits des enfants ne sont jamais faits, la salle de jeu est toujours à l’envers, les enfants passent le samedi matin devant les comiques de la tv pendant que je prends mon café au lait avec ma presse du samedi. PIS. A part moi et ma culpabilité, qui d’autres s’en rend compte? Si je regarde sur la semaine au complet, les enfants mangent quand même de façon équilibrée, le linge est propre pas toujours plié, mais propre. C’est correct, on n’a pas besoin d’être parfait partout. On ne peut pas être parfaite partout. Il faut en laisser partir des bouts. Se concentrer sur l’essentiel: les enfants, leur amour, ton amour avec ton conjoint. Et réserver à chaque semaine un moment pour soi qui DOIT passer devant les besoins des autres. Et apprendre à respirer, c’est fou comme on oublie de respirer dans la vie…

  8. Chez nous, le traiteur de l’école (légumes verts inclus) était absolument non négociable. C’était ça ou je pleurais tous les soirs dans l’escalier d’en arrière. Devant les voisins. T’sais… Des fois, faut s’aider!

  9. marie-josé dit :

    Hého! J’essaies juste de m’éviter la séance du « ma-mère-ne-me-nourrissait-pas-convenablement-et-c’est-pourquoi-je-suis-perdue » chez le psy dans quelques années… Quoique les vertus du Kraft diner m’apparaissent, lorsqu’il est enrichi de tofu, comparables au wrap jambon-gruyère, non?
    Pour le reste, z’avez raison. Et mes humbles excuses à Mammouth, qui trouve que je ne rends pas justice à son implication dans la cellule familiale :-)

  10. bibco dit :

    du tofu dans le kraft dinner? Billet aller simple garanti au premier fast food du coin. Le Kraft dinner se déguste nature voyons! Essais plutôt le tofu dessert avec un coulis aux fruits sur un petit gâteau au beurre….Un délice.
    Ça c’est si tu tiens au tofu absolument….Personnellement…Quoique je ne sois pas t’un exemple valable! 😉

  11. marie-josé dit :

    Tu sauras qu’ici, le KD au tofu fait fureur! Mais person, j’ai toujours pensé que le tofu était excellent pour palier à un calfeutrage de fenêtre déficient… téka…

  12. véro dit :

    Ca a l’air bien bon tout c’que j’lis, mais j’y comprends rien!!!! 😕
    Faut me donner des cours de cuisine québécoise les filles, vite!!!!

  13. Epicure dit :

    Serait-ce ce billet qui a inspiré Marie-Claude Lortie de La Presse pour sa chronique de vendredi?
    http://www.cyberpresse.ca/article/20070921/CPOPINIONS05/709210585/6995/CPOPINIONS05

    En passant, le brocoli dans le KD c’est aussi un must!

  14. bibco dit :

    Un jour j’ai dis à mon fils que le gâteau aux courgettes qu’il mangeait avec adoration depuis 3 ans contenait du tofu. Il n’en a plus jamais mangé.

  15. Sophie dit :

    bibco: personnellement je ne donne JAMAIS la liste de mes ingrédients à mes fils ou à leur père. Quoique dernièrement, j’ai trouvé un truc que je vais explorer: si j’embarque mon fils dans la confection du souper, il mange les légumes en disant que c’est bon parce que c’est lui qu’il l’a fait!

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