Public fidèle, à me lire depuis plus d’un an, vous avez bien dû deviner que je suis loin d’être une sportive. Même pas de salon. Bien sûr, je suis une fan finie du Canadien, je me souviens de l’époque ou il n’y avait que 6 « clubs » dans la ligue et je connaissais par coeur les statistiques de mes joueurs préférés. J’étais amoureuse du grand Robinson, alors que le démon blond me laissait de glace. Et avoir eu l’âge, j’aurais invité Butch Bouchard à déposer ses patins à côté de mon lit. Mais là s’arrête et ma connaissance et mon amour du sport.
Je comprends donc mal que TOUTE l’actualité des derniers jours soit monopolisée par les aveux de Geneviève Jeanson. Tout le monde, et son père, se sont prononcés sur l’affaire. J’avoues: je n’ai rien lu, j’ai refusé d’écouter les lignes ouvertes d’amateurs de sport bonsoir, et j’ai écouté en rafales les reprises de l’Or du temps et du Clan Beaulieu plutôt que RDI et LCN depuis jeudi. Et puis, Christiane Charette m’a encore fait frémir (et pas nécessairement de joie!) en affirmant que le dopage dans le sport et la légalisation des drogues douces procédaient du même raisonnement… Mais j’ai lu Foglia ce matin. J’aime Foglia. Il s’en fout que je l’aime, mais je l’aime pareil. Je ne suis pas toujours d’accord avec lui, mais règle générale, il est toujours dedans.
Alors expliquez-moi. Pourquoi cette effervescence? Parce que plus personne ne s’excite sur la disparition de Cédrika? Parce que les élucubrations de nos politiciens ont fini par nous faire décrocher complètement? Parce que tout le monde est parti aux pommes? Y a-t-il une plus grande perspective que je ne saisi pas? Le cas Jeanson fait-il partie d’un complot quelconque pour nous détourner des changements climatiques?
Moi je n’y vois que l’histoire d’une pauvre fille, ambitieuse, à qui on a présenté la dope comme un moyen d’arriver à ses fins et qui a plongé dedans. Pas une victime. Enfin, pas tout à fait.
Much ado about nothing, comme disent les chinois…