Non, je ne vous parlerai pas du film de Denys Arcand. Je ne l’ai pas vu, et je souhaite seulement qu’il soit encore en salle au moment où je pourrai m’y rendre.
Non, j’ai plutôt envie de « pousser une gueulante » comme disent mes copains français, contre la nouvelle obligation pour les commerçants de camoufler les produits du tabac pour fin de vente. Ri-di-cu-le!
Je suis une ex-fumeuse intransigeante, chiante, qui oblige ses invités fumeurs à se les geler à – 1000 dehors plutôt que de leur permettre de fumer à l’intérieur. J’ai fait une guerre sans merci à Mammouth, qui a cessé de fumer après moi, à chaque fois qu’il transgressait la règle et que l’odeur d’une « poff » venait me réveiller en pleine nuit. Je devrais donc me réjouir, non?
L’idée derrière ce « camouflage », c’est de ne pas faire de publicité pour ces produits et de ne pas inciter les jeunes à commencer a fumer? Ri-di-cu-le. En mettant les paquets derrière des portes closes, on en fait un objet de convoitise. C’est ben plus le fun quand c’est défendu, tout le monde sait ça! Et puis, on ne commence pas à fumer parce qu’on voit soudainement apparaître dans son champs de vision un paquet de « Players ». On fume d’abord pour faire comme les copains, puis par plaisir et enfin par dépendance. Le fait qu’on cache les paquets derrière un rideau n’y changera strictement rien.
Non! C’est d’un ridicule consommé. Pire encore, à mon sens, ce n’est que le début. Ou alors, soyons conséquent. Quel est le prochain fléau? L’obésité. Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu pas venir le jour où on cachera également la barre de chocolat et le sac de chips au BBQ avec les paquets de cigarettes? Je vous le dis, d’ici quelques années, nous nous promenerons dans des dépanneurs où seuls le papier-cul et les billets de loto-Québec seront visibles…