Curieux, les résultats du sondage qui démontrent que grosso modo, les gens sont satisfaits du système de santé, alors qu’il me semble que tout le monde chiâle… 93%, ça me semble significatif, surtout qu’un peu plus de 38,0000 personnes ont participé à ce sondage.
J’ai de la chance, je suis rarement malade. Même chose pour merveilleuse merveille, qui n’a jamais vraiment été malade, si on exclu les rhumes et autres microbes rapportés de la gardo. Même chose pour Mammouth. Et à chaque fois que j’ai eu à utiliser les services de santé, j’ai été plus que satisfaite de la compétence et du désir véritable d’aider. J’ai même une chance de cocue: en déménageant ici, on m’avait dit qu’il était, comme partout ailleurs, impossible de trouver un médecin de famille. Or, 3 mois après, sur la recommandation d’une collègue de travail, j’ai trouvé la perle rare, un médecin qui cédule ses rendez-vous aux demies-heures pour prendre le temps de jaser avec ses patients, chez qui on attend que très rarement, et dont la secrétaire s’excuse (!) de ne pouvoir vous donner de rendez-vous avant… 2 semaines! Une perle, je vous dis!
Bon, je ne dis pas que tout est parfait et que le système n’a pas besoin d’être huilé. Et j’avoues que les dernières 24 heures ont falli me faire basculer dans le camp des chiâleuses. Rien de grave, je suis capable de m’auto-diagnostiquer (croyez-moi, il suffit d’en avoir fait une pour que les symptômes d’une infection urinaire restent à jamais gravés dans votre mémoire corporelle!). Je peux donc m’auto-diagnostiquer, mais je ne peux pas me prescrire les antibio nécessaires (le jus de canneberges, même bio à 6,99$ le litre ne réussit pas à enrayer la bactérie à tout coup!). Hier, en revenant du boulot, je pars donc à la recherche d’une clinique sans rendez-vous, mon médecin, si génial soit-il, ne faisant pas de bureau le vendredi soir. Comme je ne suis pas une utilisatrice fréquente des cliniques sans rendez-vous, j’ignorais qu’il faut deviner 3 semaines à l’avance que vous serez malade précisément à 18h45 le vendredi pour avoir droit à une consultation médicale. La pharmacienne, chez qui j’ai cherché conseil, a pris la peine de communiquer avec le CLSC, pour me trouver une clinique qui, à 19h00 un vendredi soir, prenait encore des « clients ». On m’indique une clinique, à 20 minutes d’ici. J’y fonce, pour me faire dire bêtement que le CLSC était dans les patates et qu’il n’y a pas de place. « Et si ça fait trop mal, allez à l’urgence! ».
Je ne suis pas un cas d’urgence. Une infection urinaire c’est douloureux, mais à ce stade (pas de fièvre, pas de coups de poignard dans le dos), ce n’est pas une urgence. Alors pourquoi j’irais encombrer – et attendre – une salle d’urgence? Pas grave, que je me dis, j’irai demain.
Je me pointe donc ce matin, vers 10h30, à la clinique près de chez-moi. Pour me faire répondre encore plus bêtement qu’hier que « je devrais savoir qu’il faut venir prendre un numéro à 7h30 le matin pour avoir un rendez-vous à la clinique sans rendez-vous et qui si ça fait mal, allez à l’urgence, ma p’tite dame »…. Grrrrrr…
Finalement, grâce à info-santé, j’ai trouvé un CLSC qui prenait encore des patients. Et après 3 heures d’attente, j’ai vu un médecin qui en deux coups de crayon, a prescrit l’antibio convoité. Moralité: le système fonctionne. Ce sont les gens qui y travaillent qui, parfois, auraient intérêt à être un peu plus humains… En même temps, je comprends que les pauvres réceptionnistes doivent en voir de toutes les couleurs, et qu’un « patient » impatient et grossier, ça doit pas vous donner le goût d’être gentille avec le reste de la population qui se pointe après. Mais pourquoi référer systématiquement les gens à l’urgence?
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Changement de propos: j’ai terminé ma première semaine de DGère, comme dit Mario. A vous tous et toutes, merci pour le vote de confiance! Je ne sais pas si je ferais ça à l’année longue, et pour la première fois depuis des lunes, je suis revenue avec une mallette pleine de lecture et de projets à analyser. Y’a des choses qui semblent se dessiner, mais je vais me garder une petite gêne avant de vous en parler, question de ne pas « jinxer » le tout. Mais je suis définitivement revenue dans mon élément, et j’adore ça!
Et puis, des amis à nous ont reçu une merveilleuse nouvelle, qu’ils nous ont fait l’honneur de partager avec nous… Yup, 2008 sera une merveilleuse année!
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