Je ne sais pas si c’est typiquement féminin, mais j’ai toujours eu de la misère à dissocier les concepts de « se vendre » et « se vanter ». Particulièrement quand ces deux concepts s’appliquent à moi, dans un contexte d’entrevue, par exemple. Un vieux fond judéo-chrétien, doublé d’un profond réflexe de fille qui se dit qu’elle finira bien par leur montrer qu’elle vaut encore plus que ce qu’elle pourrait écrire sur un papier ou dire à un jury de sélection. Je pensais que ça s’amenuiserait en vieillissant, mais non…
C’est connu, en politique, lorsqu’un homme est sollicité pour présenter sa candidature dans un comté, son premier réflexe est toujours le « what’s in it for me ». Une femme demandera avec une légère angoisse pourquoi on pense qu’elle a les capacités et l’expérience pour représenter la population. Ça ne veut pas dire que les hommes sont moins altruistes ou que les femmes doutent trop d’elles-mêmes. Les hommes ont peut-être les mêmes doutes et les mêmes questionnements, mais ils les gardent pour eux.
Enfin, presque tous. À ce jour, j’ai rarement vu quelqu’un aussi confiant dans son talent, ses capacités et son possible impact sur l’avenir. Michel Brûlé, des éditions Intouchables, se voit très bien à la place du maire de Montréal.
S’il songe maintenant à se lancer en politique, c’est dans une optique nationaliste. «Mon combat, c’est le Québec [...] Ça va peut-être paraître bien prétentieux, mais je pense que le Québec a besoin de moi.» (tiré du Devoir, édition du 17 juillet 2008)
Prétentieux? You bet, ma chouette!