L’horreur. Sans mots.

Depuis mercredi, je cherche. Comment exprimer l’horreur, la compassion, la peine, l’angoisse? Comment faire pour se donner l’impression qu’on est pas totalement inutile? Donner? Oui, donner généreusement. Prier? Oui, même si je me dis que si Dieu existe, il est totalement injuste envers ce peuple. Après les inondations, après Jeanne, pourquoi faire trembler la terre?

Je n’ai pas les mots. Je songe à cet homme que je connais, dont on est sans nouvelles, et à sa famille. Comment tolère-t-on l’attente?

Je songe aussi à ces enfants qui demain seront sans parents. Est-ce une solution que de leur ouvrir nos coeurs, nos maisons? Pour se donner bonne conscience?

Je n’ai pas les mots. Juste une conscience aigue de notre bonheur.

J’écoute Louis Lemieux et Dany Laferrière. Ils ont les mots, la compassion et l’intelligence du coeur. Ça apaise. Tout comme les bras de Merveilleuse merveille, qui a préparé des petits mots pour les petits haitiens, qu’on  » leur enverra quand le facteur recommencera à passer, hein maman « .