Ce café qui n’est jamais arrivé

Paraît que le blogue va vivre sa renaissance, en 2017. C’est pas moi qui le dit, c’est mon ami Clément. Et comme je rêve de devenir une « influenceuse », je me suis dit que si je bloguais en 2016, je devancerais la tendance, voire même que je l’influencerais. Ouais. Genre.

Une fois cela dit, j’écris quoi, là? Le bilan de 2016? Parce que j’avais en tête, en déjeunant tout à l’heure au resto de l’hôtel ou nous avons fait escale, que 2016 a vraiment été une année de merde. Des morts célèbres – Bowie, Cohen, l’inventeur de l’œuf Kinder – qu’on pleure. Des attentats terroristes, l’horreur d’Alep, l’élection de Trump. La mort de l’innocence.

Plus près de nous, la maladie qui frappe notre belle Véro. Le mammouth qui se lance en politique et qui en fait l’apprentissage à la dure. Des projets professionnels qui demandent une énergie folle, avec des périodes de stress intenses et de doutes profonds.

Ouais, 2016 a été une année merdique. Quoique…  Je suis d’un naturel plutôt optimiste qui veut voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Et 2016 a eu son lot de bons moments, avec des amis, des collègues, mais surtout en famille. Une semaine de vacances près d’une rivière saumoneuse, des soupers de discussions joyeuses et animées, de belles surprises, de nouvelles amitiés. Et on finit ou on a commencé, en famille à l’Anse-St-Jean. En famille, en douceur, avec les touts-petits, la neige qui enjolive le village et le temps qui passe lentement.

2017 ne sera peut-être pas plus facile. Ma génération vieillit, et nos idoles, dont tout ceux qui sont partis cette année, vieillissent également. À quelques exceptions près, les gens qui sont partis cette année étaient à l’âge ou l’éventualité d’un décès devient probabilité. L’immortalité n’existe pas.  Il y aura élection, avec ce que ça comporte des nuits écourtées et de jours qui  s’étirent.

2017 sera aussi l’année du retour à la santé pour notre belle Véro, l’année des festivités du 375e, l’année des premiers émois amoureux de Merveilleuse merveille.

Je nous souhaite que 2017 nous donne un peu de recul pour éviter de dramatiser ce qui ne doit pas l’être et de prioriser ce qui doit l’être.  À quelques heures de traverser vers cette nouvelle année, je me souhaite de conserver la sérénité qui vient avec l’âge, la capacité de m’indigner pour ce doit changer, et de rester ouverte à ces nouvelles amitiés qui croiseront ma route et qui enrichiront ma vie sans oublier le dernier café…

Je vous souhaite, en plus du traditionnel santé bonheur et amour, de rester fidèle à vos valeurs et surtout, surtout, de voir votre verre à moitié plein.

 

Une réflexion au sujet de « Ce café qui n’est jamais arrivé »

  1. «Je nous souhaite que 2017 nous donne un peu de recul pour éviter de dramatiser ce qui ne doit pas l’être et de prioriser ce qui doit l’être.»

    Ce sont des voeux très sages. Je nous le souhaite aussi. Et je pense que cela ne pourra être atteint qu’en se répétant que c’est un défi collectif — il faudra s’entraider pour ne pas dramatiser et pour prioriser; et se rappeler à l’ordre, lorsque nécessaire.

    Merci pour ce texte (content d’avoir oublié le café!) et au plaisir de te lire à nouveau très bientôt! 😉

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