Le « wézin » psychopate

Petite vie de banlieue, voisins psychopates. Le mien l’est particulièrement. Je l’appelle affectueusement, dans son dos bien entendu, le psychopate de la souffleuse à feuilles. Tous les jours, TOUS les jours, il sort son infernale machine et souffle les quelques malheureuses feuilles qui ont osé aller choir sur son terrain. Vous imaginez l’orgasme quotidien qu’il se paie l’automne, quand mes 22 érables décident de se dénuder?

Et je vous cause pas de l’hiver: à la moindre chute de neige, il sort son balai (l’infernale machine se reposant après un automne chargé!) pour épousseter le haut de la haie de cèdres… Oui, vous avez bien lu! Et non, ce n’est pas une bonne blague digne du Capitaine Bonhomme!

Et vous, vos wézins?  Parlez-moi d’eux, j’ai besoin de savoir que je ne suis pas tombée sur l’unique spécimen rare au Québec…

P’tite vie, hein!

Ça m’amuse de prendre le train de banlieue tous les matins. Outre le fait que ça me donne bonne conscience – si, si, Mme Ambrose, je fais ma part, mouâ, pour réduire les gaz à effets de serre ! -, prendre le train s’avère être une activité d’observation fort amusante, presqu’autant qu’aller s’asseoir au Carrefour Laval pour regarder passer les gens… On y retrouve de tout pour tous, dans le train de banlieue: de la poupoune qui, malgré ses livres en trop, trouve esthétique de porter un jeans taille basse laissant déborder le gracieux bourrelet, du monsieur manifestement délaissé par sa tendre moitié qui n’a pas assorti ses bas, de la tendre moitié dudit monsieur qui dort en ronflant légèrement, du vieux grincheux qui bougonne tout seul dans son coin en lisant « The Gazette », des amis qui se retrouvent et reprennent la conversation là où ils l’ont laissé la veille, sur le quai de la gare, des ados à moitié réveillés qui essaient d’étudier pour l’examen de ce matin… Fasçinant, je vous dis… Le train matinal est un microcosme de la société: chacun pour soi, quitte à bousculer un peu pour avoir une place assise. Et parfois, parfois, comme ce matin, un geste touchant: à une maman manifestement débordée par une « terrible two » terrifiante, un monsieur cravate/veston/attaché-case qui s’offre gentiment à jouer au grand-papa et calme la petite en lui prêtant un crayon et un document pour qu’elle dessine pendant son long voyage vers le centre-ville. Et si c’était juste ça, la vie?  

Lancer, chère, lancer!

Qu’il me dit!!! *enfin, je soupçonne que Mammouth a dû faire quelques confidences, mais avant d’accuser l’homme de ma vie, je lance…*

Bon, comme je refuse de prendre toute responsabilité quant à la température de merde qu’a connu le Québec depuis 11 jours, je commence en vous disant que c’est pas ma faute! Et faites-vous à l’idée, c’est MON blogue, alors ce sera jamais MA faute!!!

Vous comprendrez qu’il était difficile, si ce n’est impossible, de sortir les meubles à jardin, de faire le ménage du patio et d’inviter des étrangers à venir partager mes humeurs et mes réflexions sur les psychopathes qui peuplent mon voisinage et le vôtre sûrement. Mais là, y’a comme un petit rayon de soleil qui essait de se frayer un passage entre les nuages, alors je n’hésite plus:

 

 BIENVENUE SUR MON PATIO

Au menu, bitchage à volonté, cocasseries de banlieues et autres apéros à prendre avec ce p’tit rosé qui, ma chère, mérite qu’on lui fasse honneur!

Et puis, flûte pour Météomédia: il fera beau tout l’été ici!