Et si elle décide de faire un post-doctorat, ça va faire combien de cérémonies de graduation???

Fête au village, hier. Ma merveilleuse merveille « graduait » de son année de garderie. Oui, graduait! En fait, c’est ce qui était écrit sur le billet, sur le programme, partout! Avec bambins en toge et mortier… Vous ai-je dit que ma merveilleuse n’a que 3 ans et trois quart? S’il faut assister à toutes ses « graduations », on a pas fini de se taper la sortie familiale!

Bon j’avoues… j’ai pleuré! Sous le regard ahuri de mammouth… Ben quoi! Voir ENFIN la chorale de la garderie chanter « Chaque jour » (un grand succès de l’horrible Caillou, semble-t-il), puis le réchauffement de karaté et enfin la scènette de « Au feu, les pompiers », ça vient vous chercher l’émotion dans le tréfonds de la môman, je vous le jure.

Ca fait pas oublier cependant que TOUS les groupes ont fait la même chose, entrecoupés de tirages, en sus des remerciements d’usage envers la direction, les éducatrices (qui font un travail remarquable, je le dis haut et fort), le comité de parents, etc, et j’en oublie, et j’en remets, et je vous dis à l’an prochain: bref, un 3 heures qui en a paru 6… Et je vous raconte pas pour le repas à l’italienne, délicieux mais pas très Weight Watchers. Si, tout de même, pour vous dire que de demander à des parents de vêtir leur tout petit avec un t-shirt blanc quand on mange italien, ça frôle le sadisme, m’enfin…

Tout ça est maintenant en vidéo, gravé sur CD pour la lointaine grand-maman qui n’a pu assister à la mémorable cérémonie. De heures de plaisir en perspective! Et merci au parrain qui s’est tapé non seulement la longue route, mais tout le spectacle, par amour pour sa filleule!

A votre avis, ce serait grave de sauter une année sur deux?

Son premier vol à l’étalage

Je suis l’heureuse maman d’une préadolescente de 3 ans et trois quart…avec tout ce que ça comporte de joies, de bonheurs, d’angoisses et de pétages de coches.

Ce matin, petite sortie mère/fille: l’épicerie et accessoirement, un détour à la banque – faut ben payer les comptes, hein! Après avoir passé une heure à refuser les bonbons, les chips, le gilet de Dora (vive les épiceries où on trouve de tout!), les popsicles vert lime et la slush au nom évocateur de « lipposuccion », je cède pour des crayons feutres. Après tout, les siens sont finis, et comme mère, puis-je refuser à mon enfant de laisser s’épanouir son talent artistique? Nah… Mais non, Choupinette, pas le cahier à colorier, y’en a des tonnes à la maison. Et non, pas de jolis collants non plus, ça aussi, y’en a des tonnes…

En sortant de la banque (ça aussi, vive la joie du mélange fruits »/légumes/guichet…), ma choupinette à moi, cet ange à qui on donnerait le bon dieu sans confession avec ses grands yeux de biches et ses boucles blondes, sors de dessous son imper une carte de collants… « C’est joli, hein maman »

J’ai hésité entre le rire et la nécessité de lui expliquer qu’on ne prenait pas des choses au magasin sans demander la permission et surtout sans les payer. Je l’ai prise par la main, en retenant mon fou rire, l’ai ramenée au magasin où elle a remis l’horreur (parce que c’en était une, croyez-moi) dans le présentoir et l’ai forcée à faire des excuses au gérant du magasin qui avait lui-même du mal à contenir sa bonne humeur. Penaude (c’est qu’elle est orgueilleuse, la Choupinette), elle a juré qu’elle ne le referait plus. N’empêche… vais-je devoir me transformer en douanier de l’aéroport Pearsons et fouiller ma fille à chaque sortie? Nah… je demanderai à son père de s’en charger…:-)

Écrase!

J’ai arrêté. Il y a quatre ans, le jour de la naissance de ma fille. Non, je ne suis pas fière de l’avoir fait tout le long de ma grossesse, mais bon, à part me sentir coupable, j’y peux rien. Et j’ai eu une grâce: aucun craving, aucune arrière pensée, toute prise par les émotions et les hormones de ma nouvelle maternité. Même si mon mammouth a continué et que j’ai mis des règles, que je suis devenue une ex intolérante- et probablement intolérable par bouts…

Alors pourquoi, pourquoi? Ce soir, j’irais sur une terrasse fermée m’en allumer une que je savourerais avec plaisir!!! Par esprit de contradiction, vous croyez?

Je blogue, tu blogues, il/elle blogue…

Je butine, au hasard des références sur quelques blogues choisis, de merveilleuses découvertes culinaires, littéraires, sociologiques, à d’autres carrément bidonnantes ou alors profondément émouvantes. Parfois, aussi, insignifiantes. Mais qu’importe: à chaque fois, j’ai l’impression que la « voyeuse » en moi peut rassassier sa curiosité, en entrouvant la porte de l’intimité des gens « ordinaires »… Un peu comme, lorsqu’on prend sa marche de santé – et vous remarquerez que le « on » cette fois-ci respecte la règle et exclu la personne qui parle!- on en profite subrepticement pour yieutez la décoration des maisons voisines à la faveur d’une lampe allumée et d’un rideau pas trop opaque… Plaisir coupable, que ça s’appelle. Et j’avoues!

Parfois aussi, je m’étonne de la méchanceté gratuite qu’on retrouve dans les commentaires. Bloguer et ouvrir son intimité, c’est s’exposer, j’en conviens. Mais que les commentaires servent d’exécutoire à des frustrations, et tout ça sous le couvert de l’anonymat (bravo pour le courage, hein!), ca me dépasse. Tout comme les discussions qui dérapent dans les forums… ça me dépasse. Je dois avoir un petit côté naïf …et pourtant, à mon âge, je devrais avoir appris, hein!

Il doit bien y avoir quelques étudiants en psycho qui sont en train de plancher sur une très sérieuse étude là-dessus…

Alors mise en garde: tout commentaire méchant, gratuit et/ou déplacé sera d’office éliminé de mon blogue. Je vous avais averti: c’est MON blogue, donc c’est pas de MA faute! :-)

Le « wézin » psychopate

Petite vie de banlieue, voisins psychopates. Le mien l’est particulièrement. Je l’appelle affectueusement, dans son dos bien entendu, le psychopate de la souffleuse à feuilles. Tous les jours, TOUS les jours, il sort son infernale machine et souffle les quelques malheureuses feuilles qui ont osé aller choir sur son terrain. Vous imaginez l’orgasme quotidien qu’il se paie l’automne, quand mes 22 érables décident de se dénuder?

Et je vous cause pas de l’hiver: à la moindre chute de neige, il sort son balai (l’infernale machine se reposant après un automne chargé!) pour épousseter le haut de la haie de cèdres… Oui, vous avez bien lu! Et non, ce n’est pas une bonne blague digne du Capitaine Bonhomme!

Et vous, vos wézins?  Parlez-moi d’eux, j’ai besoin de savoir que je ne suis pas tombée sur l’unique spécimen rare au Québec…

P’tite vie, hein!

Ça m’amuse de prendre le train de banlieue tous les matins. Outre le fait que ça me donne bonne conscience – si, si, Mme Ambrose, je fais ma part, mouâ, pour réduire les gaz à effets de serre ! -, prendre le train s’avère être une activité d’observation fort amusante, presqu’autant qu’aller s’asseoir au Carrefour Laval pour regarder passer les gens… On y retrouve de tout pour tous, dans le train de banlieue: de la poupoune qui, malgré ses livres en trop, trouve esthétique de porter un jeans taille basse laissant déborder le gracieux bourrelet, du monsieur manifestement délaissé par sa tendre moitié qui n’a pas assorti ses bas, de la tendre moitié dudit monsieur qui dort en ronflant légèrement, du vieux grincheux qui bougonne tout seul dans son coin en lisant « The Gazette », des amis qui se retrouvent et reprennent la conversation là où ils l’ont laissé la veille, sur le quai de la gare, des ados à moitié réveillés qui essaient d’étudier pour l’examen de ce matin… Fasçinant, je vous dis… Le train matinal est un microcosme de la société: chacun pour soi, quitte à bousculer un peu pour avoir une place assise. Et parfois, parfois, comme ce matin, un geste touchant: à une maman manifestement débordée par une « terrible two » terrifiante, un monsieur cravate/veston/attaché-case qui s’offre gentiment à jouer au grand-papa et calme la petite en lui prêtant un crayon et un document pour qu’elle dessine pendant son long voyage vers le centre-ville. Et si c’était juste ça, la vie?  

Lancer, chère, lancer!

Qu’il me dit!!! *enfin, je soupçonne que Mammouth a dû faire quelques confidences, mais avant d’accuser l’homme de ma vie, je lance…*

Bon, comme je refuse de prendre toute responsabilité quant à la température de merde qu’a connu le Québec depuis 11 jours, je commence en vous disant que c’est pas ma faute! Et faites-vous à l’idée, c’est MON blogue, alors ce sera jamais MA faute!!!

Vous comprendrez qu’il était difficile, si ce n’est impossible, de sortir les meubles à jardin, de faire le ménage du patio et d’inviter des étrangers à venir partager mes humeurs et mes réflexions sur les psychopathes qui peuplent mon voisinage et le vôtre sûrement. Mais là, y’a comme un petit rayon de soleil qui essait de se frayer un passage entre les nuages, alors je n’hésite plus:

 

 BIENVENUE SUR MON PATIO

Au menu, bitchage à volonté, cocasseries de banlieues et autres apéros à prendre avec ce p’tit rosé qui, ma chère, mérite qu’on lui fasse honneur!

Et puis, flûte pour Météomédia: il fera beau tout l’été ici!