Engagez-vous qu’ils disaient

Lorsque je suis arrivée au Québec, je me suis rendue compte de la ferveur de ses habitants envers le bénévolat. À mon tour, j’ai choisi mes causes mais depuis 8 ans déjà, j’ai aussi décidé d’aider Bonhomme et son carnaval.

Ce soir, fatiguée de ma longue semaine de mère de famille, éreintée de mes 22 dossiers à mener de front dans mon travail et après toutes mes soirées consacrées à Bonhomme jusqu’à 1 heure du matin, je me demande si je ne suis pas née sous l’étoile de la folie.

Mais quelle belle folie! C’est au sein de la merveilleuse exposition à ciel ouvert réalisée par quelque 138 sculpteurs et grâce à une centaine de bénévoles que j’ai le bonheur de « bénévoler ».

Rappelez-vous votre premier bonhomme de neige. Voir naître une sculpture, la découvrir, la regarder prendre vie est un pur émerveillement. L’International de sculpture sur neige respire la passion : la passion des façonneurs de neige qui nous font vibrer chaque jour davantage jusqu’à l’apogée de leur création; la passion des bénévoles dont l’énergie, l’ingéniosité et le dévouement sont sans limites et la passion des visiteurs qui, amateurs ou connaisseurs, viennent chaque année admirer ces chefs d’oeuvre gigantesques aussi uniques qu’éphémères.

Tous ensemble, ils oeuvrent avec enthousiasme à ériger une culture sans frontières et à faire de cet événement celui de l’art du Carnaval de Québec.

La fatigue est là c’est vrai mais dans quelques jours lorsque les sculpteurs arriveront de partout dans le monde, Bonhomme pourra être fier de ses bénévoles car de leur temps naîtra l’événement.

Venez nous rencontrer du 26 janvier au 4 février. Je serai là sur le site de Place Desjardins et si une visite vous intéresse, écrivez car on ne sait jamais, je pourrais avoir le temps de vous guider !

Je sors du placard

Voui. Drette là.

J’aime René Homier-Roy. D’un amour pur. Depuis longtemps. Je ne suis pas jeune, alors je l’aime depuis longtemps. Je l’écoutais à la télé dans la « Bande des six » et lorsqu’il coanimait, avec Chantal Joly, une émission sur le cinéma. Je le lisais dans « Nous ». Mon plus grand bonheur, en venant vivre dans la région montréalaise, était d’enfin pouvoir l’écouter tous les matins. J’aime son intelligence, sa vivacité, le fait qu’il n’est jamais « gnangnan », ni complaisant (enfin presque, mais bon… quand on aime, on voit rien, hein!). Je ne suis pas dupe: il doit être détestable, vieux garçon, à la limite du supportable dans la vraie vie. Pas grave: je caresse secrètement le rêve de l’avoir comme convive à souper, même si j’en perdrais probablement tous mes moyens.

Un de mes petits plaisirs, c’est d’écouter « Viens voir les comédiens » sur ARTV. De quoi me donner envie (brièvement, on s’entend) d’être comédienne, juste pour pouvoir lui raconter ma vie…

Un autre de mes petits plaisirs, c’est depuis peu, grâce à mon Mammouth, pouvoir continuer d’écouter l’amour platonique de ma vie tout le long du trajet jusqu’à Mourial. Et ce matin, à la gare en attendant le train, j’ai dû avoir l’air, encore une fois, d’une folle finie. Écouteurs aux oreilles, j’ai éclaté de rire. Si vous avez manqué, cette semaine, la série « des bêtes histoires des pays d’en haut », co-écrite par Pierre Légaré et sa fille Catherine et jouée par l’équipe de « C’est bien meilleur le matin », à laquelle se sont greffés quelques animateurs de Radio-Tralala, je vous plains. Sincèrement. Juste pour la réplique, ce matin de « Curé Lebeau, curé Labelle »… Même RBO n’accote pas ça…

Fiou! On se sent mieux une fois confessée, non? Je l’aime. C’est tout.