Meunon, je ne parle pas de la vraie, là! Je n’ai ni son talent, ni son lectorat. Et c’est très bien comme ça. Mais dans l’indignité, je m’en viens très très bien.
Picture this, comme disait Sofia: heure du lunch. Nous sommes allés souper chez des copains, hier, nous sommes rentrés tard et la panse pleine *des cailles farcies au foie gras, accompagnées d’excellents vins – le copain est un connaisseur…*. Ce soir, souper de fête pour la plus grande, qui a demandé expressément l’extraordinaire lasagne de Dr. Papillon *merci encore pour la recette*. Donc, pas question de gastronomie ce midi. Des sandwiches jambon/fromage et, oh! indigne, des frites… Sans aucune once de culpabilité.
Soudain, la plus grande demande: « Dis, y’a encore de la sauce andalouse? »… Horreur! Mon petit hamster perso s’agite dans ce qui me reste de fonctionnel dans le cerveau. Dire la vérité? Mentir? Faire comme si je n’avais pas entendu? Feindre l’évanouissement? Crier au feu?
Ce que vous ignorez, lectorat peu nombreux mais fidèle, c’est que la sauce Andalouse, on en trouve pas au Canada, et que c’est Mère indigne elle-même, ou plutôt Père indigne, qui sacrifie sa réserve perso de cette sauce merveilleuse, faite tout exprès pour les frites, en échange de mon silence. Yup! De mon silence! Ou serait-ce plutôt en échange de mon abandon des droits d’auteur? Mauzus de mémoire, hein! Anyway…
Donc, comme ma capacité de faire chanter Père et Mère indigne est plutôt limitée, c’est avec parcimonie que je distribue MA sauce. J’en suis à mon dernier pot et oui, j’avoues: j’ai failli mentir pour me le réserver. Si c’est pas totalement indigne, ça, je sais pas ce que c’est!