Une réflexion profonde et vachement intéressante en cette journée de la femme, un texte de Marie-Claude Lortie dans La Presse.
En gros, madame Lortie se demande pourquoi on ne remercie jamais la gardienne, ni aux Oscars, ni dans les nombreux galas qui récompensent les femmes entrepreneurs et les femmes d’affaires, et j’ajouterais même quand les politiciennes font leur discours d’adieu. Et c’est pourtant vrai: si de nos jours des femmes peuvent se hisser jusqu’aux plus hauts échelons du pouvoir, qu’il soit politique ou économique, ou même seulement avoir une carrière intéressante et valorisante, c’est que des milliers d’autres femmes prennent soin de ce qui nous est le plus précieux, notre progéniture. Elle conclue, et je la cite librement, que si derrière chaque grand homme il y a une femme, derrière chaque grande femme il y a une gardienne.
Je dois être une des rares privilégiées qui n’a pas à remercier sa gardienne, ou alors si peu. J’ai la chance d’avoir un mammouth qui a pris le relais, me permettant ainsi de poursuivre ma carrière. Chez-nous, papa c’est maman. Ou est-ce l’inverse? Peu importe!
Est-ce le modèle parfait? Non. Pas toujours. Je suis consciente qu’il a sacrifié bien des choses pour cela, et j’imagine que d’être travailleur autonome/papa à la maison n’est pas toujours ce qu’il aurait souhaité. Mais il le fait de manière admirable, et je ne l’en aime que plus. C’est un choix que nous avons fait, et que nous assumons bien imparfaitement, mais que nous assumons tout de même. Nous ne sommes qu’un autre modèle de couple et de famille, et je crois que c’est de cette multiplication des modèles que naîtra une société plus égalitaire entre les hommes et les femmes.