Je suis tristounette. Une après l’autre, mes blogueuses préférées tirent leur révérence. Après Mère indigne, Geneviève Piquette, Caroline à Londres, voilà que la dernière en liste est l’excellentissime blondissime Chroniques blondes.
Ça me questionne sur les attentes face à l’acte d’écrire, d’être toujours pertinente et de vivre avec la pression que la « célébrité » sur la blogosphère amène. J’ai cessé d’écrire depuis quelques semaines, parce que j’avais l’impression de n’avoir rien d’intéressant à raconter. Ou plutôt qu’on s’est dit, Mammouth et moi, qu’on devrait aller voir dans la vraie vie si on y est. Moins de télé pour les enfants, moins d’internet pour nous, plus d’activités en famille. Un programme de remise en forme physique et intellectuelle. Bon, évidemment, on ne change pas des années de routine en deux temps trois mouvements, mais petit à petit, on y arrive.
De plus, pour être tout à fait honnête, la « chienne » m’a pognée quand on m’a citée aux « Coulisses du pouvoir ». Pour des raisons qui m’appartiennent, je n’ai pas particulièrement envie d’avoir le spotlight sur moi, surtout quand j’écris des choses reliées à mon ancienne vie. Déjà que je me censure, je crois que la leçon a porté fruits…
Pourquoi écrit-on? Pour laisser une trace? Le blogue, pour certain(e)s, est l’équivalent d’un journal intime. Pour d’autres, il est probablement une soupape de sécurité. D’autres enfin s’en servent comme cahier d’exercices. Les raisons d’écrire publiquement sont aussi diversifiées que les individus qui peuplent la blogosphère. C’est pourquoi les « palmarès » me laissent perplexe. Dans ma tête, la qualité ne va pas nécessairement de pair avec la popularité.
Devient-on accro aux regards et commentaires des autres? Les papiers qui ne suscitent pas de commentaires sont-ils moins bons, ou est-ce tout simplement que le sujet est trop personnel, pas assez universel? On se retrouve dans des grands thèmes commun, l’amour, la maternité/paternité, le boulot… Mais pour le reste? Peut-on avoir une personnalité multiple sur un blogue? J’ai l’impression d’avoir plusieurs lectorats: celles et ceux qui se reconnaissent dans mes questionnements de mère, celles et ceux qui réagissent à mes questionnements sociaux et politiques et celles et ceux qui arrivent ici par hasard. Quelques uns aiment probablement les deux. D’autres me trouvent profondément insignifiante. Et c’est tout à fait normal. Et puis, au risque d’avoir l’air de justifier ma propre existance de blogueuse, je préfère avoir moins de commentaires que d’être inondées de commentaires plus ou moins pertinents et intéressants. Ici encore, je refuse de confondre la qualité et la quantité.
Tout ça pour dire que mes lectures quotidiennes de mes blogueuses me manqueront. Mais j’y vois également une opportunité extraordinaire de partir à la recherche d’autres univers qui rejoindront les miens, mon côté « voyeur » et mon besoin de comprendre le monde.
*****
Changement de propos: parlant remise en forme physique, je me dois de remercier S@hée (Sarah-Émilie) de m’avoir invitée à une séance d’entraînement chez Swann. Bien que j’aies eu des réserves sur l’efficacité de la chose, mes millions de muscles endoloris ce matin me disent que oui, mon corps a travaillé et bien travaillé. Et suer en compagnie, c’est toujours plus agréable que seule, non? Alors Sahée, c’est une « date » pour une session de torture la semaine prochaine! D’autant plus que la conversation qui a suivi a été fort agréable *et elle a raison, Chéri est mignon comme tout!