L’Homme, ce grand mystère…

Médames, parlons frinchement: comprenez-vous le mâle? L’Homme, dans toute sa splendeur? Ses secrets, ses pudeurs, ses craintes, ses certitudes, ses assurances, ses doutes, ses bravades? Le celui qui nous émeut, nous enrage, nous fait rire, nous déroute? Le grand ado attardé ou le pépère avant l’âge? Vous avez vous-mêmes expérimenté différents modèles, et vous êtes capables de dégager des lignes directrices, assez pour penser à commencer à rédiger un manuel pratico-pratique de l’utilisation de la chose? Vous avez songé un instant à vous en inspirer pour rédiger votre thèse de doctorat? Ou des textes de cartes de fêtes des pères pour une compagnie que non, nous ne nommerons pas pour protéger la réputation de l’innocente??? Alors vous êtes toute désignée pour répondre à cette question qui me turlupine depuis mon adolescence (et je rappelle que j’ai la mi-quarantaine assumée, là!):

C’est quoi le trip de jouer de la guitare sans guitare????? Même à 50 ans????? De se faire aller les doigts dans le vide sur le bord de la cuisse en tapant furieusement du pied?????
J’arrive pas à comprendre, mais me semble que c’est aussi génétiquement mâle que de ne pas refermer les panneaux d’armoires… m’enfin…

 

mise à jour : Zigounette, une fidèle lectrice (ben quoi, elle est venue une fois, elle reviendra peut-être, faut être optimiste, non!) m’a envoyé un lien absolument horrible, mais qui illustre le propos.Merci Zigounette, merci d’avoir ouvert mes horizons à cette réalité que je n’ose qualifier!

http://www.airguitarquebec.com/

Ne me tirez pas de roches, mais…

C’est rare, rarissime même que je sois sur la même longueur d’ondes que lui. Même que la plupart du temps, quand je tombe sur un article ou sur une entrevue de Richard Martineau, je suis en total désaccord ou avec le propos, ou avec le ton.

Mais il faut bien une exception à la règle, hein! Et ce matin, en lisant l’extrait suivant dans le journal qu’on me met de force ou presque entre les mains sur le quai de la gare de mon train de banlieue, je me suis surprise à penser que pour une fois, nous partagions le même malaise.

« Le p’tit Jeremy va faire deux soirs à la Place des Arts. Pincez-moi, c’est moi qui rêve…
Y a-t-il quelqu’un qui va dire qu’il chante comme un pied, et que si ce n’était de son handicap, le p’tit Jeremy n’aurait PAS de carrière?
On ne va pas applaudir un artiste de talent, quand on va voir le p’tit Jeremy en spectacle. On applaudit notre propre compassion, notre grandeur d’âme. On se fait un standing ovation à nous-mêmes…
C’est dur, comme propos, mais c’est la vérité… » Extrait du blogue de Richard Martineau

Mon but n’est pas de provoquer une discussion sur le talent, ou l’absence de talent du petit Jérémy. J’en ai contre l’utilisation « commerciale » du handicap et du courage de cet enfant. Trop c’est comme pas assez, je trouve. Depuis le début de l’histoire de cet enfant, j’ai un malaise persistant et je m’interroge sur mon incapacité à m’en émouvoir. J’aime la générosité anonyme, le geste gratuit. Là, je n’arrive à voir ni l’un ni l’autre…