Petit train va loin

Demain, ma merveilleuse merveille et moi entamerons ce qui est en voie de devenir un pélerinage annuel chez grand-maman, au Saguenay. Et en train, à part ça.

10 heures de train. À condition qu’il fasse beau. Qu’il n’y ait aucun pépin. Que le train ne déraille pas. Qu’un groupe scout n’ait pas envie de « crisser là » l’expédition en portage en plein milieu de la forêt mauricienne et fasse arrêter la grosse machine à la dernière minute (non, je n’invente rien! C’est du vécu, les zamis!) Autrement, on sait quand on part, mais on ne sait pas quand on arrive! Et puis quoi, vacances doit rimer avec aventure! (tout confort, on s’entend. Des toilettes. Un wagon-restaurant. Des sièges confortables et du personnel stylé.)hourglass.png

Et puis le train, c’est merveilleux pour voir du paysage. Un arbre. Deux arbres. « oh! t’as vu, ma chérie, un bouleau! » s’exclame-t-on joyeusement dans la première heure, une fois sortis de Mourial. Après 10 heures, 4 zillions d’arbres, quelques milliers de lacs, ça sonne plus comme « je sais, je sais! Encore un arbre, taboire! Môman veut voir une tour à bureau, elle! Elle veut sa dose de smog! »

Et on rencontre plein de gens sympatiques, dans le train. Tiens, l’an dernier, ma merveilleuse merveille de 3 ans s’est fait plein de grands-mamans et de grands-papas dans le train. Tout le monde voulait l’adopter. 5 minutes. Et c’est fou comme de provoquer une file à la toilette parce que merveilleuse merveille est fascinée par le mécanisme qui permet d’évacuer le contenu du gros bol en stainless steel (pas de toilette en porcelaine, chez Via! Nennon: du stainless steel. A quoi servent vos taxes, chers contribuables, hein???) fait de vous une personne à qui tout le monde veut parler…

Pourquoi est-ce que je m’inflige cette torture? Parce que j’adore! Et parce que j’ai besoin de créer des traditions, des souvenirs avec ma fille qui seront autant de points d’ancrage lorsque les tempêtes arriveront. Elle est bien petite, mais elle se souvient avec précision du voyage de l’an dernier. Alors ça vaut le coup. Ce soir, elle est excitée comme une punaise. Et moi aussi.

Bon, c’est pas tout, ça! Faut finir les bagages et se coucher à une heure raisonnable, si on veut avoir l’énergie pour affronter l’aventure!

Je vous laisse mammouth. Prenez-en soin. On sait jamais, un mammouth tout seul, peut-être que ça s’ennuie…

Pour ceux et celles qui s’inquièteraient

Deuxième jour de vacances. On fait des progrès: me suis levée à 7h10! (bon, j’ai fait de la pitourne de 2 à 4 cette nuit pendant que mammouth repeignait le patio et faisait un « miracle grow » dans les plantes (me suis couchée, il y avait un joli brin d’herbe, je me réveille au jardin botanique! Après ça, on me dira que la technologie ne fait pas de miracle!!!)

Bon, il est 9h00, les lits des enfants sont changés, la deuxième brassée vient de partir, et je m’apprête à passer la balayeuse.

Je m’améliore, non, dans la relaxation? :-)