Pour clore le temps des fêtes, juste avant de défaire le majestueux sapin aujourd’hui, cinoche en famille hier soir. Après avoir regardé les bandes annonces avec ma merveilleuse merveille, notre choix s’est porté sur le « Petit monde de Charlotte ».
J’ouvre ici une parenthèse pour m’y confesser: depuis la conception de ma merveilleuse merveille, mon rapport au cinéma a changé. Cinéphile dévorant toutes les nouveautés, capable de tripper au Festival des films du monde devant un obscur film japonais sous-titré en serbo-croate, tout a basculé quand je suis devenue enceinte. Questions d’hormones, sans doute. Quand je ne m’endormais pas au premier tiers du film, j’en braillais le reste. Mammouth en était un brin découragé, lui qui se faisait une joie de me faire découvrir le Seigneur des anneaux! Puis, depuis la naissance de ma merveilleuse merveille, curieusement, j’ai vu plus de films pour enfants que de films pour adultes *et je ne parle pas de films pour addddddddultesahouiahouiahoui, on s’entend!* . A quelques rares exceptions, pendant mon congé de maternité, avec ma copine Isa, on s’est tapé un festival de films français pendant que notre progéniture apprenait à socialiser à la garderie. Et à de plus rares exceptions encore avec Mammouth, quand je consentais à faire garder ma merveilleuse merveille. Et encore, le premier film pour nous qu’on a vu était l’excellent, mais pas très joyeux, Hôtel Rwanda… Bref, pour les critiques de film, c’est pas à moi qu’il faut s’adresser. Refermons la parenthèse!
Je disais donc que je ne verrai plus jamais les araignées du même oeil. Les araignées sont nos amies. Y compris celle qui se balade depuis tout à l’heure au-dessus de ma tête… Vous pensez qu’avec beaucoup de patience, je pourrai lui apprendre à tisser la phrase « Votez Rhinoféroce »?