Journée de filles

Je sais, la semaine de relâche c’était la semaine dernière. Mais moi, c’est cette semaine que je me pousse 3 jours du bureau. Et j’ai commencé mon petit congé en décrétant une « journée de filles » avec la plus vieille, qui était en pédago (un jour, faudra m’expliquer pourquoi le retour de la semaine de relâche commence avec une journée pédagogique!) et ma merveilleuse merveille, qui a « foxé » la gardo. Yup! Rien de moins.

Et ça fait quoi, des filles? Ca magasine, ça bouffe, ça va au cinoche. Ça papote, ça rigole, ça se moque gentiment de papa *on lui dit pas, hein! Ca reste entre vous et moi, ok?* 

Assises toutes les trois sur un banc, en ce bel après-midi ensoleillé, mangeant une chocolatine le nez au vent, je regardais mes filles. Dieu qu’elles sont belles. Elles sont toutes les deux sur le point de basculer dans un autre univers: l’une, pré-adolescente, commencera le secondaire en septembre, l’autre entrera d’un pas décidé à la maternelle. Toutes les deux, complices malgré la différence d’âge. Bien sûr, elles auront des chicanes. Bien sûr, la plus vieille trouvera la plus jeune tannante quand viendra le temps d’amener le premier « vrai » chum à la maison. Bien sûr, la petite ne comprendra pas pourquoi la plus vieille n’a plus envie de jouer à la poupée. Et pourtant, elles seront toujours soeurs. Je leur souhaite de conserver cette complicité qui fait qu’elles ont le même rire haut et fort, le même humour un peu tordu, et la même larme au même endroit du film. J’aurais aimé avoir une soeur, alors peut-être que je me projette un peu dans ce désir. Mais il me semble qu’équipée d’une complice, on a parfois moins peur.

Quant à moi, c’est une occasion de plus de dire merci à la vie qui me permet de savourer ces petits bonheurs tout simples mais si précieux.

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6 réponses à Journée de filles

  1. Bibco dit :

    Pour la journée pédago c’est probablement parce qu’il est temps d’entrer les notes aux bulletins et préparer la nouvelle étape, se réunir entre collègues du même cycle pour savoir où en s’en va, etc.. nécessaire crois-moi!
    Ce qui est merveilleux avec nos enfants c’est cette absence d’ennui ou de distance que l’on ressent parfois même avec le meilleur des amis. Par contre la réciproque n’est pas toujours vraie pour notre plus grand malheur et le moment où ils nous regardent droit dans les yeux en nous disant sur un ton ennuyé :  » m’man , tu gosses… » vient trop vite. Alors, des journées comme ça, tu fais bien de les savourer!

  2. Bibco dit :

    En passant, merci pour le coquette, ça fait doux au coeur!

  3. Symbiose1 dit :

    WoW! La complicité entre soeur est merveilleusement bien présentée! J’en ai les larmes au yeux, c’est pas peu dire. Je vois très bien mes deux poulettes dans ce que tu racontes.

  4. Pierre-Léon dit :

    Tout à fait charmant ton billet.
    Presqu’aussi doux que la tendresse d’une mère.
    Bonne semaine de relâche… 😉

  5. MHH dit :

    Bonjour,

    Je viens de découvrir ton site par hazard et j’en ai lu plusieurs articles.

    On semble se ressembler sur notre façon d’aimer et de chérir le bonheur dans sa plus simple expression.

    Je vais assurément revenir te lire.

    Vivement les journées de filles!

  6. Ninie dit :

    Ma mère aurait bien aimé que ma soeur et moi ayont une telle entente. Mais nous étions tout le temps en train de nous chamailler. J’étais une enfant très calme, ma soeur beaucoup plus délurée. Peut être est-ce du à notre différence d’âge (6 ans). Mais depuis que nous ne vivons plus sous le même toit, nous sommes beaucoup plus proches. Enfin, on a vieilli aussi ….

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