32 morts. 32 morts inutiles. 31 vies fauchées par un fou furieux armé. Peu importe les raisons, peu importe la psychologie du tueur, peu importe. La facilité avec laquelle on peut se procurer des armes me tue. Et que la première réflexion du président américain soit qu’un tel drame ne remette pas en cause la liberté de posséder des armes à feu me tue encore plus. Faut dire que quand on est prêt à sacrifier plusieurs milliers de soldats au nom dont ne sais trop quoi, on doit pas être très ému par 31 innocentes victimes. Comment on fait pour se regarder dans le miroir le matin, quand on met la liberté de posséder des armes à feu en priorité devant la vie humaine? Comment on se sent? Puissant? On top of the world?
Je sais, vous me direz que le registre canadien des armes à feu n’a pas empêché Dawson. Mais peut-être que si le registre n’existait pas, ce n’est pas qu’un seul événement comme celui-là que nous regretterions. Ou peut-être que dans les faits, ça ne changerait rien. Mais quand des événements comme celui d’aujourd’hui arrivent, j’ai besoin de croire que nous sommes différents des américains. J’ai besoin de croire que nous avons une petite, toute petite protection contre la folie humaine. Pour l’instant, nous sommes différents. Mais pour combien de temps?
Comme dit le gars du 450, « c’est bien difficile de tuer 31 personnes avec un tire-pois ».
Ce soir, je chanterai une chanson de plus à ma merveilleuse merveille. Parce qu’un jour, une mère a chanté une chanson à son enfant, et que ce soir, cette mère ne comprend pas pourquoi son monde a éclaté en milliards de morceaux ce matin…