Lunchs avec des copines

Ce qu’il y a de bien, en juillet, c’est que normalement, j’ai un peu plus de temps pour me permettre d’aller luncher avec des gens que je n’ai jamais le temps de voir. Cette semaine, par deux fois, je me suis permis des lunchs étirés à l’extrême limite de la décence. Et je n’ai aucun regret. Non, rien de rien, je ne regrette rien!

Hier, c’était avec une copine qui travaille dans le milieu du spectacle. Son job ressemble un peu au mien: autonomie, bien-être de « l’organisation », stress. Des vies perso semblables aussi, sauf que son désir d’enfant ne s’est jamais matérialisé. On se voit rarement, une fois par été, mais notre amitié reprend toujours le fil de la conversation précédente, comme si nous nous étions parlé la veille. On a fait le point hier sur notre « vieillesse » – nous sommes toutes les deux à la mi-quarantaine, et sur le fait que nous étions moins « souples », moins prêtes au compromis, plus affirmées dans notre volonté de protéger notre vie personnelle au détriment, parfois, de notre vie professionnelle. Tout ça entrecoupé de fous rires et du simple plaisir de se retrouver. J’ai longtemps envié son job: c’est un milieu qui m’a toujours attiré (je suis groupie et je m’assume), mais à l’écouter, hier, je pense que je n’aurais plus l’énergie pour materner tout son monde d’insécures. Même chose de son côté: le « glamour » de mon ancienne vie la fascinait, mais elle a vite réaliser que le maternage et l’insécurité n’étaient pas exclusifs à son milieu à elle. Bref, une bien belle heure de lunch.

Ce midi, grandes retrouvailles avec ma copine Bibco. On remonte à loin, elle et moi, et c’est grâce aux chroniques que nous avons repris contact. Là aussi, tout coulait de source. On s’est parlé de nos vies, de l’angoisse qui diminue en vieillissant et de la sagesse acquise, parfois à la dure. Bibco est la plus belle femme que je connaisse. Pas un modèle de pitoune, pas une de ces femmes à l’esthétique parfaite. Une vraie beauté Dove, la mi-quarantaine parfaitement assumée. Belle au dehors et pacifiée en dedans. On a aussi parlé de l’importance de léguer à nos filles qui nous sommes (bon, on va se garder une petite gêne, y’a des choses que nos filles n’ont pas besoin de savoir quand même!), et comment l’écriture des blogues nous aident à témoigner et à partager autrement. Deux heures à placotter, deux vraies pies. Et le goût certain de recommencer!

J’aime ces rencontres. Elles me permettent de mesurer, à travers mes copines, le chemin parcouru. Et je suis fière de pouvoir garder mes amitiés intactes. Même si, pour reprendre l’expression de Bibcoquette, on se doit parfois de « socialiser à la carte » à cause de nos vies de fous. Mais tant qu’il nous restera l’écriture, le téléphone et quelques heures partagées par année, ces amitiés survivront.

Copines de ma vie, vous m’êtes précieuses! Et permettez-moi d’avoir une pensée toute spéciale pour ma copine Johanne. Des tonnes d’ondes pour elle, elle en a un peu besoin. Johanne, je suis là. Tu fais signe quand tu veux.

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2 réponses à Lunchs avec des copines

  1. bibco dit :

    Ah l’amour! Ça Embellit tout! Moi aussi je t’aigne :-)

  2. Véro dit :

    Ah! oui! les grandes amitiés que le temps n’arrivent pas à tuer, malgré la distance. Quelle belle manière de garder un pied dans notre univers personnel qui est souvent relégué aux oubliettes dans le brouhaha du quotidien.

    Hum.. je serais dû pour de bons lunchs amicaux moi aussi :-)

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