J’envie les français

Vous le savez, je ne parle jamais politique. Ou si peu. Mais ce matin, je ne peux pas m’empêcher. Tant pis, je réciterai deux « Je vous salue la Fêlée » et un « Notre Alcolo qui est aux cieux » et on passera l’éponge.

Je suis allée lire ma copine Véro de Bordeaux.  Allez lire son texte.

J’en suis jalouse. Nos politiciens sont d’un drabe effrayant comparés aux politiciens français. L’imagination me manque peut-être, mais je ne vois pas du tout Harpeur dans une scène de ménage, avec réconciliation à la clé. Stéphane Dion encore moins. Même au niveau provincial, impossible de « pipoliser » nos hommes et nos femmes politiques, à l’exception de la brève carrière de chef de Boisclair.

Bon, c’est tout à notre honneur, j’en conviens. On se garde encore une petite distance entre la fonction et l’homme ou la femme politique, et c’est très bien comme ça. Au fond, je ne veux pas sawoir si Jean a une maitresse, si Mario fait du fétichisme du pied ou si Pauline a une salle sado-maso dans son p’tit shack dans Charlevoix. Y’a des images comme ça qu’on refuse d’imprimer dans son cerveau.

Mais ce matin, j’avoue: j’envie les français. Du grand déchirement sentimental, me semble que ça nous sortirait de notre torpeur politique. Quand l’événement du jour est le premier ministre qui se promène avec le Bonhomme Carnaval, sans son chapeau de cowboy, c’est d’un triste, vous trouvez pas?