Merci!

Pourtant aguerrie professionnellement, je suis, dans ma vie personnelle, d’une candeur sans bornes. On peut facilement me faire avaler n’importe quoi… ou presque.

Hier, nous devions souper tranquillement, en compagnie de tonton Marc, qui s’était offert à préparer le souper. J’avais fait jurer à Mammouth que cette gentillesse ne cachait rien. Pas que Marc ne soit pas gentil naturellement: Marc est l’homme le plus gentil du monde. Mais comme ça, à la veille de mon anniversaire, un samedi… et connaissant le goût de Mammouth pour les surprises… En fait, je soupçonnais que Marc arriverait ici en disant qu’il venait garder Merveille pour nous permettre un souper au resto.

Nope… il est arrivé avec le souper.

Et on suivit Chantale et Alain, Gilles et Loulou, mon plus vieux chum Luc, Denis et Lucie, Doussa et Houssein (sans oublier la craquante Inès!), Huguette, Jean-Guy et Yvon. Un « surprise » pour mes 46 ans! Une bien belle soirée, de bonnes conversations, de la bouffe délirante, de bons vins, des rires en masse. Et surtout, surtout, de la fierté dans les yeux de Mammouth, d’avoir si bien camouflé la surprise. Et de la chaleur humaine à faire fondre mon mur de neige derrière.

A vous tous, mes amis, merci. Je vous l’ai dit hier, mais je vous le redis: ça m’a fait chaud au coeur que vous soyiez là, pour moi. C’est comme si vous m’aviez injecté une immense dose d’amour en ce printemps qui se fait attendre. Merci d’avoir été là, merci pour vos délicates attentions, merci de partager votre amitié.

Merci aussi à ceux qui n’ont pu se joindre à nous: n’ayez crainte, Mammouth m’a transmis vos regrets de ne pouvoir y être et votre amitié. Elle m’est également précieuse.

Maintenant, ne me reste qu’à imaginer comment je repayerai Mammouth… gnac gnac gnac…

Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhh!

Combiner 2 amours secrets en une soirée magique? Oui, oui, oui!!!!

La programmation de la 75e saison de l’OSM a été rendue publique aujourd’hui. Confession: je n’aime pas la musique classique. Je trouve ça ennuyant, je n’y comprend rien, je n’ai pas d’oreille. Mais quand le cheveu symphonique de Kent Nagano rencontre le front dégarni et intelligent de René Homier-Roy, pensez-vous que je vais rester assise ici? No way!

« C’est bien meilleur avec orchestre »…. Ahhhhhhhhhh! j’ai hâte!

Visions

Ce matin, j’ai vu plusieurs choses.

D’abord, un bout de pelouse. Si si, je vous le jure. Pas beaucoup, l’équivalent de 4 pieds carrés. Mais c’était, au milieu des montagnes de neige, comme une promesse de printemps. Enfin.

Puis, dans la vitre du métro, j’ai vu mon reflet. En fait, j’ai vu le reflet d’une dame plus très jeune, et en superposition, j’ai vu le visage de mon grand-père paternel. Les mêmes bajoues, le même pli creux qui part de l’aile du nez jusqu’au menton et qui fait que dans quelques années, je ressemblerai à une marionnette des sentinelles de l’air. Et pourtant, j’ai ressenti une immense tendresse pour ces traits de famille. Ils sont mon ancrage dans ma réalité de clan.

Et puis j’ai vu des gens le nez en l’air, entre les buildings du centre-ville, cherchant un rayon de soleil qui tarde à se pointer.

Pas mal pour un jeudi tristounet, non?

Crache en l’air, r’tombe sur le nez

J’aurais pas dû. Non, j’aurais pas dû. C’est comme inviter la poisse ET le mauvais sort à venir vous narguer, juste pour vous montrer que même en voulant tout contrôler, vous contrôlez rien pantoute…

Aujourd’hui c’est Pâques. En principe, je recevais ma belle-famille à souper. Le traditionnel jambon à l’ananas, cerises comprises et petits légumes printaniers, dont de tendres asperges fines comme un petit doigt. Avec à la clé la tarte au citron maison de belle-maman. Évidemment, je parle même pas du chocolat, celui qui était caché dans les cocos et celui que le Lapin de Pâques a laissé cette nuit. Et du méga plateau de fruits pour accompagner la fondue au chocolat…

Pourquoi, pourquoi me suis-je vantée, hier, d’avoir une fille sur laquelle AUCUN microbe ne colle? Pourquoi? Idiote, triple idiote!!!! Cette nuit, on a passé la nuit entre la salle de bain, le lit de maman, le lit de la chambre d’invités et retour avec papa. Et juste pour être sûre que la leçon a porté, rupture de canalisation à la ville. Plus d’eau. Peut-être demain, si tout va bien. Z’avez essayé ça, une gastro, 5 personnes, 2 salles de bain et PLUS D’EAU? G-é-n-i-a-l!

Je fais de mauvaises blagues, mais au fond, je suis terriblement désemparée. C’est vrai que merveilleuse merveille n’est jamais malade, alors je me sens terriblement incompétente. J’ai appelé Info-Santé, la pharmacienne, je la regarde dormir les joues rougies de fièvre en me demandant comment font les parents dont les enfants sont vraiment malades. Et pas hypocondriaque pour deux sous, je m’écoute gargouiller le ventre en me disant que je n’y échapperai pas.

Joyeuses Pâques! Et si, comme la fêlée, vous avez des idées pour apprêter un gros jambon, gênez-vous pas…

Mea culpa, mea maxima culpa

Certains sont radio (Mammouth et Alcolo entre autres), je suis télé. Définitivement télé. J’ai besoin de voir. Je veux pas le savoir, je veux le voir, comme disait Deschamps. J’aime les émissions d’informations, j’aime les téléromans bien écrits et intelligents, j’aime les émissions de « pitounes ». J’ai parfois la nostalgie de Format 60 et de Rue des Pignons, j’essaies de comprendre pourquoi on peut aimer Vrak-tv ou télétoon.

Mais jamais, ô grand jamais, je ne m’étais intéressée aux gens « derrière ». En particulier, aux scénaristes. Jusqu’à ce que ma route croise celle de la géniale Geneviève Lefebvre, alias Chroniques blondes. Une fille brillante, qui a écrit de nombreux trucs que j’avais apprécié, bien longtemps avant de la connaître. Et dès cette semaine, on pourra voir à la télé la suite de la géniale série sur René Lévesque, qu’elle a co-scénarisée.

Ce matin, je suis en maudit. Partout, à la radio, on entend Houle, le réalisateur de la série, et Jacques Savoie, qui a co-écrit avec Geneviève. Pas un mot sur elle. Non mais!!!!!!Bon, on respire. On va relire ses textes sur Chroniques blondes.

Et surtout, surtout, on attend avec impatience sa websérie Chez Jules. Donnez-vous un avant-goût en écoutant le reportage de Dominic Arpin.

Et en ce vendredi saint, faites acte d’humilité et admettez que vous aussi, avant, vous n’aviez jamais songé que sans de bons auteurs et de bons scénaristes, il n’y a pas de bonne télé! Et que je vous vois manger les oreilles de votre lapin de Pâques avant dimanche!!! Allez, bon weekend!

On a ce qu’on mérite

Intéressante discussion tout à l’heure avec ma « gang » du matin: les parents d’enfants qui fréquentent la même école que merveilleuse merveille. On jase bien sûr d’éducation, mais aussi des grands problèmes de l’heure: la neige, le salaire du premier ministre, la neige, la panique créée par la CSDM, la neige, les collations santé, la neige, les camps de vacance de cette été, la neige, la taxe d’eau qui augmente… Ai-je oublié la neige?

L’une est médecin, l’autre travailleur autonome, l’autre a sa propre garderie en milieu familial. Nous venons d’horizons différents, je suis définitivement la plus vieille de la gang, mais nous partageons toutes et tous la même préoccupation pour le bien-être de nos enfants. Et curieusement, nous avons souvent des vues semblables sur une foule de sujets. Évidemment, ce n’est pas en 14 minutes de conversations matinales au froid qu’on peut conclure que nous sommes tous du même avis, mais ces conversations sont souvent pour moi l’amorçe d’une réflexion que je poursuis dans le train de banlieue.

Ce matin, quelqu’un a mentionné le « scandale Rabinovitch » Savez, ce méchant ex-pdg de Radio-Canada qui a DILAPIDÉ nos taxes en chambres d’hôtel à 800$ la nuit? Quelle horreur! Tout le monde sait que même à ce niveau de responsabilités, on devrait se garder la décence de coucher dans des motels cheaps, ou mieux encore, de payer de sa poche ses dépenses de fonction! Je me suis gardé une petite gêne avant de commenter, mais l’opinion générale était de dire que ce genre de nouvelles fait en sorte que les gens qui ont les compétences pour occuper ce type d’emploi n’iront pas risquer de salir leur nom et leur réputation. Ils vont rester chez-eux.

Quand on a sorti le moindrement, on se rend vite compte que des chambres d’hôtel à 800$ la nuit, ce n’est pas exactement une dépense excessive dans certaines capitales du monde. J’ai déjà couché, aux frais des contribuables, dans un hôtel parisien, et pas nécessairement dans le grand luxe (un lit SIMPLE – 39 pouces, une salle de bain plus qu’ordinaire, pas de cadran et pas de téléviseur!) pour 575$ la nuit. J’étais en mission, pas en voyage d’agrément, nous avions des rencontres et des réunions de 8h00 le matin à 21h00 le soir, et ce n’était pas exactement des vacances! Devrais-je m’autoflageller sur la place publique?

Je ne nies pas que des abus aient eu lieu. Mais ils sont beaucoup moindres que ce que certains médias se plaisent à « dénoncer ». On a créé, depuis le scandale des commandites, une culture de la « dépense injustifiée ». D’abord chez les politiciens, et puis chez tous ceux qui ont une charge publique. Et ça commence à m’inquiéter sérieusement qu’on puisse ruiner des réputations et des carrières comme cela. Je le répète: ceux qui commettent des abus méritent d’être dénoncés et d’en payer les conséquences. Mais il va falloir s’interroger sur ce que nous considérons être des « abus ». Pour paraphraser un collègue de travail, le Québec tout entier est atteint du syndrome de la haie de cèdres: dès que la tienne dépasse, je la coupe!

Bref, tant qu’on aura cette petite mentalité de voir des abus partout, on aura les politiciens et les titulaires de charge publique qu’on mérite! Et nous aurons des gouvernements et des entreprises publiques de moins en moins compétents.

L’amour en tranches

Comment on mesure l’amour d’un père? Au fait que malgré une migraine tenace, il a pris la peine de faire du pain aux raisins pour sa merveilleuse merveille qui a une journée « produits céréaliers » demain à l’école. Comme il avait pris la peine hier de faire un détour pour aller chercher une carambole pour la journée « fruits ». De tous petits gestes, pleins d’amour.