Inspirée par la Fêlée et par la banlieusarde

Elle ne le sait pas, mais elle a partie une mode: le « je prends soin de mon body ». Inspirée par elle, hier, je me suis fais une manucure, j’ai sablé et attendri le talon et j’ai pris rendez-vous chez la coiffeuse qui m’a délestée de la crinière que je traîne depuis la naissance de merveilleuse merveille. À moi le cheveu court et coquin! J’avoues, j’anticipais la réaction de Mammouth, qui a toujours aimé ma longue chevelure bouclée. Mais en entrant à la maison, sous les « wow maman » « ho! MJ, t’es tellement belle! », j’ai vu dans les yeux de mon homme une lueur de… de… ben vous savez tsé! Fêlée, tu peux être fière: grâce à ton texte, j’ai retrouvé le goût de me poupouner d’abord pour moi, mais aussi pour mon amour.

Faut dire que depuis quelques jours, la maisonnée revit. Mammouth traine depuis la mi-juin un horrible zona qui l’a fait souffrir le martyr. Il a enfin trouvé cette semaine le médecin qu’il lui fallait et la bonne combinaison de médicaments pour le guérir et le soulager. Il était temps.

Nous avons l’habitude de beaucoup recevoir: la maison est toujours pleine d’amis, les nôtres, ceux des enfants. On pourrait mettre sur le compte de la température de shnoutte le fait que nous n’avions, jusqu’à hier, reçu personne, mais la vraie raison, c’était la santé de Mammouth.

Hier soir, nous avons renoué avec la tradition de la grande tablée familiale, incorporant les amis. Discussion sur l’importance de ces traditions: chaque fin d’été, belle-maman prépare son bouilli de légumes. Tout comme elle prépare, aux temps des fêtes, son traditionnel ragoût de boulettes. Pour moi, pour les enfants, ce sont des marqueurs de temps. Chaque famille a ses marqueurs, je présume: chez-moi, c’était la dinde de Noël découpée par mon père et le gâteau en forme de lapin à Pâques décorée par maman. Chez Mammouth, le ragoût. Nous avons jumelé ces « must » et avons créé nos propres marqueurs. Est-ce vivre rattaché au passé, le regard dans le rétroviseur? Peut-être, mais pour moi, ces marqueurs sont importants. Ils me rappellent d’ou je viens et j’espère qu’ils seront, pour les enfants, une part importante de leur héritage affectif, comme ils l’ont été pour moi.

Mais les traditions sont faites pour évoluer. Et hier, grâce à la banlieusarde, j’ai fait un méga hit avec mes entrées, en particulier avec mon son ceviche de petoncles à la lime. Servi dans de petites cuillères, avec un brin de basilic thaï et un cube de tomate, on en redemandait! J’en referai, c’est trop bon. Et pas juste pour la visite!

Bref, le cheveu allégé, l’esprit tranquillisé pour la santé de Mammouth, le talon lisse et l’ongle impeccable, je suis d’attaque pour entreprendre le dernier droit avant les vacances! Et laissez-moi faire une madame Minou de moi-même: à compter de vendredi prochain, l’été y sera et il fera TRÈS TRÈS BEAU !

4 réflexions au sujet de « Inspirée par la Fêlée et par la banlieusarde »

  1. Quel beau billet dynamisant, plein de saveurs, d’images…. merci!!!!
    Je retrouve là le confort de ton chez toi, celui que j’aime lire depuis chez moi, tard le soir, à la lueur d’une bougie parfumée… cela me donne l’impression d’être tout près de toi…
    Bonnes vacances!!!
    bisous et bon rétablissement à Mammouth!!!!

  2. Oh que je suis fière de la MJ, pour le cheveu, le talon, l’ongle et la grande tablée !!!

    C’est pas vivre rattaché au passé ça, c’est perpétuer ( adapter, moderniser, mais quand même, perpétuer) les trucs qui nous font nous sentir une famille, sans lesquels les raisons de vivre ensemble les autres moments deviennent parfois un peu plus difficiles à cerner.

  3. Pendant que tu prépares tes vacances, je terminais les miennes aujourd’hui… et mes talons de 46 ans ont douloureusement retrouvé la friction du derrière de l’escarpin qu’ils n’avaient pas côtoyé depuis deux semaines… Ayoye !!! L’idée du pédicure me fait rêver…

  4. Ouf, quand j’ai vu mon sobriquet associé à « prends soin de mon body », j’ai vraiment eu peur de connaître la suite. C’est que depuis mon dernier accouchement, on compte sur les doigts d’une main le nombre de fois où je me suis poupounée, dorlotée… même le rasage des jambes, je le fais juste quand ça devient si long qu’il faudrait les peigner… 😉

    Mais ouf, il n’est question que de mon ceviche. C’est bon. Cuisiner, c’est resté dans mes priorités!

    Sur ce, je vais aller lire le texte de la Fêlée, ça ne peut être que bénéfique!

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