Réflexions d’un dimanche comme les autres dimanches

Il est 9h45. J’ai 4 recettes de muffins au four, le veau mijote doucement et la sauce à spag dégage ses arômes.

Excitant, non? C’est tout ce que j’ai à raconter. Enfin, pas tout à fait, mais pour le reste, je me censure.  Pas parce que je vous fais pas confiance, non. Parce que mon petit quotidien, quoique passionnant à certains égards, n’est que mon quotidien. Rien pour écrire à sa mère, et encore moins rien pour prendre de l’espace public sur la toile.

J’en ai un peu marre. Le débat entre pseudo journalistes, pseudo blogueurs, pseudo spécialistes, le bitchage, les procès d’intentions, le « who’s who », la « in crowd », les autres. J’en ai marre. J’ai pas envie de commenter, j’ai plus envie de lire, encore moins de participer aux débats. Mon accrochage de novembre a laissé des traces plus profondes que je ne le croyais.

De la lâcheté? Non, je ne crois pas. Plutôt une prise de conscience que le net, facebook, twitter, etc. c’est n’est qu’une autre facette des relations humaines pas toujours jolies, pas toujours nettes. Je reconnais toutefois la puissance de ce « capteur de rêves » informel et virtuel. Dans mes peines récentes, vous étiez là, j’ai senti votre compassion. Ou ai-je voulu y voir de la compassion, parce que ça me faisait du bien? Vous voyez? Là, c’est moi qui tombe dans le procès d’intention…

De l’envie? Pas plus. Je n’ai jamais été la fille la plus populaire du groupe, je n’aurais pas été couronnée « prom queen », j’aime plutôt mon anonymat et je sais ce que je vaux, au risque d’avoir l’air prétentieuse.

Peut-être ai-je fait le tour de ce jardin qu’est la tenue d’un blogue. En même temps, le but premier est toujours le même: laisser en héritage à merveilleuse merveille mes réflexions, lui donner un aperçu de ce qu’étaient les premières années de sa vie, de l’impact qu’elle a eu sur la mienne.

Le soleil est magnifique. Une belle journée d’hiver, juste un peu froide. Dans quelques jours, nous partirons vers le sud, à la rencontre de Blanche-Neige, Cendrillon et Jack Sparrow…

9 réflexions au sujet de « Réflexions d’un dimanche comme les autres dimanches »

  1. Écrire pour se dire à soi «ce que la vie est belle», sans complaisance, et espérer que la bouteille jetée à la mer puisse parler plus fort que les rides sur le visage, me paraît représenter une très belle cause.

    Ce qui manque le plus sur le Net, c’est le non-verbal de l’autre qui est à l’autre bout et qui pourrait parfois tempérer/encourager, quelque peu 😉

    Ce qui plaît beaucoup sur le Net, c’est ce qu’on peut y trouver, selon ce qu’on y cherche, par l’entremise des efforts de monsieur/madame tout-le-monde qui prennent le temps de nommer, en public, ce qui pourrait s’en aller et s’oublier.

    «On a tous le même âge, mais pas en même temps(*)»…

    (*) Je crois que c’est de Jacqueline Lemay.

    Bon Dimanche, «pationnée».

  2. Allô MJ, tout à fait d’accord avec toi, le quotidien, le mien, moi non plus je ne crois pas qu’il intéresse les inconnus. Par contre, toi je te connais et j’aime toujours lire ce qui t’arrive de bon, ou de moins bon, le bon pour me réjouir, le moins bon pour t’encourager à passer à travers si je peux. Prétention? Non, sympathie et empathie. Par contre, il y a des gens que je n’ai jamais vu et qui ont le tour de me divertir, de m’instruire ou de m’intéresser…
    Tu sais, pour ta fille, il y a de très beaux cahiers, pour elle ton quotidien non censuré sera des perles qu’elle égrènera une à une.
    Vous partez chez Michey? Chanceux…

  3. Je ne sais pas trop ce qui s’est passé en novembre, Marie-jo… mais je sens ta tristesse et ton questionnement, sur le fait de continuer de bloguer. Tu es une de celle que j’ai toujours aimé lire, tu le sais. Tu écris pour ta fille, comme moi j’écris pour les miennes…
    Amusez-vous bien chez Mickey, veinards!!!
    C’est un rêve familial que d’aller en Floride, mais c’est si loin…
    Porte-tou bien. Bisous à vous tous Marie-Jo…
    Véro

  4. Laisse-les faire. C’est toutes des jaloux.

    Et sais-tu quoi? J’aime ça, moi, de savoir que t’as 4 recettes de muffins au four et deux ronds de prix par des chaudrons qui mijotent. Ça t’incarne plus, oserai-je dire.

    Continue! Et donne-moi ta recette de veau!

    😉

  5. J’appuie les écrits de bibco – à 100%

    Et puis, écrire, pour moi c’est pas pour plaire à tout le monde, mais à soi en premier, et pour communiquer quelque chose en second. Quelque chose d’intéressant, une pensée, une idée… c’est clair qu’en ligne il y a un potentiel de plein de mondes qui y a accès, mais c’est comme si tu as une conversation dans le métro. Tu jases avec une personne, tu sais que tout le monde autour t’entends mais on s’en fout pas mal. Lâches pas, MJ, tes écrits éclairent mon quotidien, me font sourire et réfléchir. :-)
    Bonne semaine !

  6. Bloguer… Et si c’était simplement une façon comme une autre de laisser sortir sa créativité. Même si c’est juste ça, c’est déjà beaucoup.

  7. Est-ce que tu tiens mordicus à ton anonymat ou bien te laisserais-tu tenter par une invitation bien spéciale pour le lancement des web émissions de Mère indigne à Radio-Canada. On cherche à vous joindre et nous n’y arrivons pas….si intéressée, écrivez-moi : mmamamiiia@gmail.com

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