Prélude à l’adolescence

Merveilleuse merveille n’est jamais malade. Ou si peu: quelques rhumes, quelques maladies infantiles communes. Tous les jours, je remercie le ciel pour cette chance, parce que c’en est une.

Ce midi, le téléphone sonne: Mammouth, que l’école a appelé, parce que Merveilleuse merveille fait une réaction allergique. Et l’école, ne sachant que faire, aimerait bien qu’on récupère notre fille. Il ira la chercher, mais pourrais-je revenir plus tôt? J’appelle donc à l’école, question de vérifier le niveau d’urgence de cette réaction allergique. La secrétaire, celle qui remplace notre fidèle madame F. partie en congé prolongé, me dit que merveilleuse merveille a des boutons, que ça lui pique et qu’ils ne peuvent rien lui donner. Tout ça dans la même respiration. Calmement, je lui demande si merveilleuse merveille fait de la fièvre, si elle a de la difficulté à respirer…. « Non, non. Mais on ne peut pas la garder, ça lui pique ». Je veux bien, que ça lui pique, mais on parle de quoi, au juste? Doit-on viser l’urgence, semble-t-elle souffrir? « Non. Mais elle dit que ça lui pique et on ne peut pas la garder »… *soupir*. Avant qu’ils ne mettent ma fille en quarantaine, pour cause de démangeaison, je rappelle Mammouth pour lui dire que je m’en viens et qu’entre-temps, il devra passer récupérer notre gratouille.

Si ça se trouve, merveilleuse merveille a la varicelle. Elle a quelques boutons, plus que cet après-midi, sur lesquels nous avons étendu consciencieusement de la calamine, et elle a avalé quelques cuillères à thé du liquide qui empêche de piquer. Demain, si les boutons sont toujours présents, nous irons valider à la clinique si c’est bel et bien une maladie contagieuse, puisque l’école préfèrerait que nous la gardions ici si c’est le cas.

En se regardant dans la glace, ce soir, elle a vu un bouton sur son joli visage. UN. Un peu effrayée, elle m’a demandé si ça la dévisageait. « Meunon, ma poussinette, mais gratte pas, sinon tu resteras avec une cicatrice », que je lui ai répondu en souriant.

Me reste juste à prier pour que Merveilleuse merveille ne fasse pas d’acné quand elle sera ado. Sinon, j’ai pas fini de la rassurer sur sa beauté intérieure et extérieure…

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3 réponses à Prélude à l’adolescence

  1. Jean Bouchard dit :

    Je me mets en rapport avec vous afin de vous signaler, dans un but simplement didactique, croyez-le bien, quelques erreurs orthographiques dans le texte que vous avez intitulé «Prélude à l’adolescence».
    D’abord, vous terminez le premier paragraphe par «… parce que s’en (sic) est une.» Il aurait plutôt fallu écrire «… parce que c’en est une» puisque c’est comme si vous écriviez «cela en est une». Vous voyez?
    Un peu plus bas, soit à la toute fin du deuxième paragraphe, on trouve «… je m’en viens et qu’entretemps (sic)…». Simplement, il faut un trait d’union entre «entre» et «temps».
    Puissiez-vous considérer mon intervention sur votre blogue comme un petit service destiné à corriger ces petites lacunes linguistiques.
    Voilà.
    A revoir.

  2. Marie-José dit :

    Monsieur Bouchard: voilà, c’est fait. J’avoue que j’ai publié sans me relire, et j’avoue également que parfois, même après relecture, je découvre avec honte et horreur que j’ai laissé passer de grosses « fôtes »… merci de me les avoir signalées. Ceci dit, j’espère que mes horreurs orthographiques n’ont pas gâché votre lecture!

  3. Johanne dit :

    Plus important encore, comme se porte maintenant notre merveilleuse merveille ? Je crois comprendre d’une lecture sur un autre forum qu’il ne s’agissait pas de la varicelle.

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