Karma, karma, quand tu nous tiens

À la suite d’un statut FB, ma copine Toune commente en disant: « encore une des aventures de MJ ». Et elle a raison. Ma vie en cinémascope. Les malheurs de MJ. L’Auberge Espagnole. Name it, ces jours-ci, ça ressemble à ça. Mais faut en rire.

Depuis l’achat de la maison, chaque année nous avons fait des améliorations, des remplacements ou des mises à jour. Rien de majeur, mais une maison de plus de 30 ans a des besoins. L’extérieur nous a beaucoup occupé: changer la clôture, installer une nouvelle toile de piscine, changer le filtreur et débloquer des tuyaux usés, etc… Cet été, refaire la terrasse s’imposait: vermoulue, planches glissantes, Mammouth y a même passé une jambe au complet. Faire du BBQ relevait quasi de l’exploit et plus question d’inviter des amis avec des enfants, par peur que quelqu’un se fasse sérieusement mal. Nous qui adorons vivre dehors et recevoir nos amis pour des baignades rafraîchissantes, des apéros rigolos et de longs soupers, c’était définitivement un must.

Notre homme à tout faire, le bon monsieur H, a commencé les travaux jeudi dernier. Même si les planches étaient pourries, les clous et les innombrables vis, elles, étaient comme neuves! Il en a arraché, au sens propre comme au figuré!

Vendredi, le plancher de la terrasse a pris forme: faut dire que c’est une grande terrasse, 20 pieds par 12. Samedi et dimanche, il s’est attaqué à la finition:  des banquettes, qui nous serviront à la fois de siège de lecture, de bancs pour la table, ou de lit pour MM, une boîte à fleurs sur mesure, une avancée pour rejoindre ma toujours illégale corde à linge. C’est magnifique. Bon, ce n’est qu’une terrasse, ça n’a rien à voir avec celle qu’on voit dans les Decormag ou les annonces de maisons hors de prix, mais elle est comme nous: rustique et chaleureuse. Et hier, nous sommes allés aux puces voir le gentil monsieur qui fabrique de si jolis meubles en bois pour meubler notre nouvel espace de vie: pas question de remettre la table laide en plastique vert déteint, même recouverte d’une jolie nappe de chez Dollo… Nanon, du beau, bon et pas cher! Pourquoi se priver, la vie est si courte! Et pour faire bonne mesure, rajoutons cette chaise longue dans laquelle il fera si bon s’étendre et lire près de la piscine.

Mais, canicule aidant, depuis 3 jours, je fais dans la redondance du conseil maternel : regardez ou vous marchez! Faites attention aux clous! J’ai pas envie de passer la journée à l’urgence quand il fait si beau sur le bord de la piscine! Je voyais MM et ses amies, et les deux grands, passer à côté de la scie ronde de monsieur H, en essayant de ne pas imaginer dans ma tête les pires scénarios catastrophes, dignes de « Freddy » ou de « Massacre à la tronçonneuse ».

Les enfants m’ont écouté. Pas un seul incident. Ouais. La seule qui s’est ramassée à l’urgence de la clinique du CLSC… c’est moi. Oui. Moi. Comme une idiote, alors que je ramassais les dernières planches laissées sur le terrain, j’ai marché sur une planche sans voir l’énorme clou qui dépassait. Une chance, j’avais mes espadrilles. Mais la sensation du clou qui s’enfonce dans votre pied, c’est pas agréable. J’ai eu une tite pensée pour les gens qui, dans un élan de fanatisme, se font crucifier à Pâques….C’est définitivement pas mon truc. Faire un mauvais jeu de mots, je dirais que j’y prendrais pas mon pied. M’enfin…

J’ai donc ramassé mes clés, mon cellulaire et pris la direction de la clinique, en espérant que je n’y passerais pas la soirée. 45 minutes plus tard, j’étais sortie, vaccinée contre le tétanos et munie d’instructions pour me faire tremper le peton 4 fois par jour… Je me disais, alors que Santana hurlait dans la radio, qu’il devait y avoir un bon dieu de service pour les MJ de ce monde.

Ben le bon dieu de service, son chiffre finissait à 16h00, faut croire. À moins de 2 kilomètres de la maison, la voiture a soudainement décidé d’arrêter. Yup. Net, fret, sec. Sur l’autoroute. Sans avertissement, sans petite lumière qui clignote. Rien. Nada. Appel à Mammouth, qui me dit d’appeler le service d’assistance routière de notre concessionnaire. Qui me demande à combien de kilomètre est rendu la voiture. 104 000 que je lui réponds. Idiote. I-D-I-O-T-E. L’assurance prend fin à 100 000 km. J’aurais pu mentir et faire la nounoune quand le monsieur serait arrivé, non? Pantoute. Je me suis fait répondre que je n’étais plus couverte, d’appeler le CAA ou la police.

Bon, le bon dieu du chiffre de soir devait avoir pris son chiffre plus tôt, la dépanneuse est arrivée en moins de 15 minutes et 149,05$ après, j’étais à la maison. Avec une voiture qui, mystérieusement, a démarré comme une neuve ce matin. Même le garage n’y comprend rien.

Alors depuis 10h00 ce matin, je suis membre du CAA. Qu’on se le dise, c’est la dernière fois que je me fie au bon dieu du dimanche!

2 réflexions au sujet de « Karma, karma, quand tu nous tiens »

  1. Ah! MJ!, comme c’est bon te connaître et pouvoir pratiquer en ta présence ce charmant dicton qu’est  »Quand on se compare on se console… ».
    Non mais sérieux, les mexicains ont quelque chose contre ça ils appellent une  »limpieza », ça veut dire, nettoyage c’est comme un genre de cérémonie mi-religieuse, mi-païenne. Me semble que ça te prendre quelque chose dans le genre, parce que côté karma, vraiment ma chère t’as pas dû être ben, ben fine dans ta dernière vie, parce qu’on dirait que tu payes en tabarouette dans celle-ci.
    Oh et puis, peut-être que c’était juste le prix à payer pour la merveilleuse terasse…

  2. oh là là – très honorée d’être citée !!
    😉

    Je trouve ça vraiment encourageant de te lire. On a tous des moments pas facile, des aventures, des rebondissements saugrenus… toi, tu viens nous rappeler qu’il faut en rire, avec un p’tit de rosé de préférence. Merci encore – et chin !

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