Apprécier, les petites choses comme les grandes

Hier soir, par hasard (… genre!) , nous étions chez quelqu’un qui célébrait son 40e anniversaire. Belle foule, bonne bouffe, bons vins. Une soirée agréable, une soirée d’adultes, des conversations légères ou plus profondes, des rires. Un discours du fêté, qui soulignait qu’il se sentait choyé, non seulement matériellement, mais surtout d’être entouré d’amis et de gens qu’il aime et qui l’aime en retour. Une belle soirée.

Aujourd’hui, il fait froid. Je suis aussi choyée: une maison chaude, des enfants qui vont bien, une merveilleuse merveille qui a joué dehors toute la soirée hier et toute la matinée ce matin et qui en a rapporté de belles joues rouges, un chum aimant, un gros chien idiot. De la bouffe en masse dans le frigo. Et j’apprécie. Moi aussi je me sens privilégiée.

Bien sûr, il y a parfois l’angoisse. Les prochains mois seront rock & roll au travail, et j’ignore si je ne serai pas moi-même à la recherche d’un emploi quand l’automne arrivera. Mais je refuse que cela me gâche le moment présent. On verra, dirait Legault. C’est en plein ça, on verra et on traversera le pont en arrivant à la rivière. Et s’il n’y a pas de pont, on nagera! Pour l’instant, je savoure mes bonheurs, les petits comme les grands.

Parmi ceux-ci, mon cadeau de Noël. « L’art de vivre, selon Joe Beef« .  J’aime les livres de recettes, même si je ne les suis pas. Mais depuis Les Pinardises, je n’avais pas eu autant de plaisir à lire un livre de cuisine, et à rire au fur et à mesure de ma lecture. Un extrait:

« Un jour, un cuisinier préposé aux légume en plein lendemain de veille a concocté une assiette de polenta grumeleuse de piètre qualité. C’était un plat au menu, alors il nous était impossible de la remplacer par des carottes et un mot d’excuse. Nous l’avons donc simplement passée dans le presse-purée. Quand elle en est ressortie, elle frisait la perfection, sans grumeaux et semblable à du riz, fondant doucement dans le beurre. Nous étions quatre adultes à observe ce phénomène, toujours aussi fascinés par le presse-purée et par les gros seins » .  De la poésie, j’vous dis!

Écouter France Beaudoin le samedi soir, ça aussi c’est un petit bonheur. Une belle heure d’émotions, de chansons qu’on aime, une belle heure de télévision intelligente. Tout comme la nouvelle série Apparences, dont je suis devenue accro en 15 minutes.

J’ai quasiment l’air de radoter, à parler encore une fois de gratitude. Mais parfois, quand on remet à plus tard, il est trop tard. Merci donc, pour les petites comme pour les grandes choses de ma vie.

 

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