Aimes-tu la vie comme moi…

Boule noire n’est plus. Avec le départ également de Tony Roman, la semaine dernière, c’est un peu beaucoup ma jeunesse qui fout le camp.

Le départ précipité de René Lapalme aussi m’a remuée. Mourir du cancer à 42 ans, c’est d’une telle injustice! Mourir du cancer, peu importe l’âge, c’est comme avoir tiré le mauvais numéro à la loterie de la vie. Je me rappelle la rage qui m’a habitée quand on m’a annoncé que mon père en était atteint. Il n’y a pas de bonne façon de mourir, la mort reste la mort même quand on pense l’avoir apprivoisée. Surtout quand on pense l’avoir apprivoisée.

Avoir un enfant vous rapproche de l’immortalité, et en même temps, jamais je n’ai eu aussi peur de mourir. Peur de ne pas avoir le temps de lui donner tout ce que j’ai à lui donner. Peur de l’abandonner.

La plupart du temps, on vit sans s’inquiéter de la mort, et il est sain qu’il en soit ainsi. Parfois, un malaise vient nous rappeler notre condition de « mortel », et si la peur est assez forte, elle nous oblige à se prendre en mains. Puis on oublie, jusqu’à la prochaine alerte.

J’ai pas envie de m’inquiéter. J’ai plutôt une furieuse envie de vivre et de profiter pleinement de ce que la vie m’a donnée: une excellente santé, Mammouth et ma merveilleuse merveille, les grands, un coin agréable où poser mes fesses le soir venu.

« Aimes-tu la vie » doit devenir un hymne à l’urgence de vivre sa vie. Alors, comme chantait Sacha Distel « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux??? »

Une réponse sur “Aimes-tu la vie comme moi…”

  1. Il donnait tellement l’impression d’être capable de surmonter l’insurmontable et de vivre eternellement. J’ai été vraiment surprise qu’il soit mort. Ça se peut pas…

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