Félicité: bonheur suprême, bien-être, béatitude.
Contentement: état de joie, satisfaction
Plénitude: Intégralité, bonheur
Ça vous arrive de vous sentir dans ces états? Et faites-vous une différence entre ses états d’esprit? Êtes-vous capable de les coller à des moments précis de votre vie, des circonstances particulières?
Moi, oui. La félicité, par exemple, c’est ce que je ressens quand je vais au marché public. Me promener entre les étalages de fruits et de légumes invitants, jaser avec des marchands pleins de bonne humeur, humer à pleines narines toutes ces odeurs, ça me met dans un état de félicité.
Le contentement, je le ressens parfois quand j’ai fini ma journée et que je sais que j’ai fait une différence dans la vie de quelqu’un. Ce n’est pas de l’orgeuil, parce qu’il n’y a souvent que moi qui le sache. C’est vraiment ce sentiment de me regarder dans le miroir et de me dire que j’ai fait ma job, avec un petit supplément d’âme comme dans la chanson Ella elle l’a.
La plénitude? Il m’a fallu connaître l’allaitement pour vraiment saisir dans ma chair ce qu’est la plénitude. Tenir Merveilleuse merveille contre moi, la voir si abandonnée, si confiante, savoir que j’étais capable, moi, de lui donner tout ça, m’a fait sentir pleine, intégrale. Animale.
Pourquoi je vous parle de tout ça? Renouer avec le cou d’un bébé tout neuf, jouer avec un petit bout d’homme qui, à 15 mois, a déjà son caractère, voir ma fille devenir une belle ado – un brin rebelle, mais le contraire m’inquiéterait! – faire le bilan de la dernière année professionnelle et en être satisfaite, me coller, malgré la chaleur, contre mon Mammouth et le regarder dormir après être passée si proche de le perdre. Autant de raisons pour être reconnaissante, surtout d’être capable de ressentir ces états de bonheur, petit ou grand.