Les chroniques du patio Là où fleurent bon la résine de synthèse et le p'tit rosé estival

12 août 2021

Votre fille a 20 ans…

Filed under: Uncategorized — Marie-Jose @ 18:18

….NON! Pas encore. Juste 19 cette année. Et c’est très bien comme ça. L’année a été, comme depuis plusieurs années, mouvementée. La pandémie qui s’étire, confine-déconfine-reconfine la pas fine, un autre changement de carrière pour moi, des contrats qui demandent une énergie folle à ton père. Une chatte qui s’échappe et qui, après un mois de goguette, revient au début de l’année. Et le temps qui va vite, trop trop vite. Heureusement, le maudit virus ne s’est pas pointé le bout du nez dans la maisonnée, et doubles-vaccinés toute la gang, on respire un peu mieux.

Nous disions donc 19. Le maudit virus t’a privée de vivre ta première année d’adulte en faisant toutes les folies qu’on fait à 18 ans. Tu as été incroyablement sage, raisonnable. Ton et ton inséparable C, café en main et discussions masquées dans la voiture, vous avez réussi à concilier travail et études de main de maître. Tu ne mesures pas bien, ma cocottine, toute la fierté qui nous rempli, ton père et moi, quand on te voit aller, prenant de l’assurance et harnachant ton impatience.

Bon, tout n’est pas parfait. Hier, par exemple, je t’aurais tordu le cou, quand il a fallu vider et nettoyer le frigo parce que tu y avais rangé une bouteille d’un liquide sirupeux mal refermée. Ou avant-hier, quand j’ai ramassé la moitié de ma coutellerie dans ta chambre…pis l’autre avant-hier, quand bougonnant parce que trop fatiguée de tant travailler, tu étais à peine polie.

Mais au final, tu es et seras un grand millésime. Tu as les valeurs à la bonne place, tu es capable de défendre tes droits, et ceux de la veuve et de l’orphelin, mais faut pas pousser mémé dans les câbles. Tu as appris à prendre un pas de recul plutôt que de ruer dans les brancards, et tu as compris que tu dois assumer tes décisions.

L’été prochain, celui de tes 20 ans, tu espères pouvoir passer l’été entre le cégep et l’université en voyage. Tu as travaillé fort pour ramasser les sous, vous faites des plans A, B, C et D au cas où la pandémie en serait à sa douzième vague. Tu nous impressionnes.

Bref, nous disions 19. 19 ans à se rappeler, ce 12 août, les premiers regards échangés, l’attitude de père Lion du Mammouth quand l’infirmière t’a amenée sur la table d’examen, et la berceuse que je t’ai chantée doucement dans le silence de ma chambre d’hôpital. 19 ans à regarder la nuit des Perséides à qui tu ressembles tant, ma belle rebelle. 19 ans à t’aimer.

Pis je t’avertis: tu peux ben avoir 20 ans l’an prochain, moi j’en aurai toujours 39. C’est dit!

 

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