Respirer par le nez

Sinon, la boucanne me sors par les oreilles!

Contexte: merveilleuse merveille fait de la danse. Depuis 2 ans. Dans une école ni pire ni mieux que les autres, avec des profs compétents et des tarifs raisonnables. On s’entend que ce ne sont pas les Grands ballets canadiens, et que d’autres loisirs coûtent pas mal plus cher, que je n’ai pas à me geler les genoux à l’aréna à 5 heures du matin.

En début d’année, on nous informe que les filles auront la chance, moyennant certains frais, de participer au spectacle de l’école de danse. Évidemment, je ne veux pas priver Merveille de l’expérience. Commence donc la ronde des « certains frais »… 30$ pour des costumes qu’elle ne gardera pas – mais au fond, que ferais-je de ça, hein?. 30$ pour les frais associés aux répétions, au maquillage, à la coiffure, etc… Deux rondes de financement (le simonac de chocolat).

Le spectacle a lieu le soir de la fête des mères. On doit y amener nos filles à 16h00… on se passera d’un souper en famille ce soir là….Le spectacle a lieu dans une vraie grande salle de spectacle. Les billets étaient en vente à partir d’hier.  « On s’entend » que c’est un spectacle de danse, que je verrai ma fille sur scène 8 minutes en tout et partout, qu’on partira de là tard le soir puisque le spectacle finit vers 21h00, qu’elle manquera l’école le lendemain.

Ce matin en arrivant, je réalise que je suis une des rares mamans à ne pas m’être précipité hier pour acheter les billets. Une d’entre elle a même fait la queue à partir de 8h45 alors que la billeterie ouvrait à midi. Une autre raconte qu’elle est passé hier soir, et qu’elle a eu des billets à la rangée Q. Une troisième raconte enfin que la dame devant elle a acheté 17 billets, et sa copine 15, è l’ouverture de la billeterie.

Ca fait 20 minutes que je suis en ligne avec la billeterie pour voir s’il reste des billets. Cibole, on parle pas d’un show de CÉLINE DION!!!! On parle d’un show de danse d’une école de petite ville!!!!! Je suis en beau calvinasse!!! Et j’ose même pas vous raconter la réaction de Mammouth qui peste depuis le début contre ce « racket »….Je pourrais dire « de la shnoutte ». Mais Merveille a tellement hâte à son spectacle.

J’ai l’impression de m’être fait avoir au cube. J’hais ça. Et j’ai découvert que les mamans de « ballerines », ça peut avoir autant de classe que les mamans de joueurs de hockey… me faire dire que si je croyais au talent de ma fille, j’aurais sacrifier une journée de travail à mes frais, mettons que je trouve ça plus qu’ordinaire.

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Soir de « plogues »

Mise à jour: c’est ça quand on se relit pas. On réalise après coup qu’il manquait des grands bouts de texte!

Ben quoi! Après les soirs de scotch qui enchantent, voilà un soir de « plogues ». C’est pas ma tasse de thé, comme disent mes amis les chinois, mais ce soir, j’ai envie de vous faire connaître, découvrir ou juste vous rappeler qu’il y des choses vachement sympa sur le web.

Commençons par la fête de l’Intellex qui célèbre ses deux ans de blogosphère en offrant des cadeaux. Original, généreux et comme elle, complètement, totalement toute là. Allez donc lui faire un petit coucou! Ses textes, de petits bijoux d’émotions, ne laissent jamais indifférents.

Continons sur ma découverte de ce soir, le « pool des filles » de La Presse. Pour parler des vraies affaires, comme le sex-appeal de Carbo, les meilleures adresses pour se procurer le babydoll à l’effigie de nos Glorieux ou comment postuler pour chanter l’hymne national au prochain match. Ben quoi, c’est pas parce qu’on a un point de vue féminin sur le hockey qu’on dit pas des choses intéressantes. Enchaînons sur l’off mère indigne. La « snoroune », comme disait un de mes amis, se paye des plaisirs coupables, en bloguant quasi incognito… Mais qu’à cela ne tienne, les vrais fans finissent toujours par la débusquer!

Finissons en beauté avec notre journal bloguesque, chez La Fêlée. En duo avec son amoureux, l’Alcolo, on a droit à chaque semaine à une revue améliorée de la blogosphère. Drôles, percutants, et internationaux grâce à la participation de Véro, Jeanfi et Diane-Eve.

Bonne lecture!

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Ça sent la Coupe

Parfois, je prends mon train à la gare. La gare Lucien-L’allier. Pour les gens qui ne sont pas de Montréal, ou qui ne connaissent pas le circuit des transports en commun, la gare Lucien-L’allier, c’est situé au Centre Bell. Centre Bell comme dans « Go Habs Go »!

Ce soir, j’ai marché sur Ste-Catherine, en direction de la gare. Le beau temps des derniers jours y est sans doute pour beaucoup, mais il y régnait une atmosphère de party incroyable. Les gens souriants, énervés, les fanions à l’effigie de nos Glorieux, tout y était. Et, dans la cour menant à la gare, sous un chapiteau, Ron lui-même-en-personne, m’a te l’dire comme j’le pense, micro à la main, donnant dès 16h30 ses commentaires avant match, en table ronde avec d’autres « amateurs de sport bonsoir ». On m’a même sollicitée pour une entrevue en direct. En anglais, pour un réseau inconnu.

Au début, ça m’a irritée. Ce soir, je ne pouvais pas manquer mon train. Et comme j’étais juste, j’avais envie de pester. Puis, à mon corps défendant, je me suis laissée gagner par la magie du moment. Dans une ville qui a souffert de ce trop long hiver, qui a le printemps sale et difficile, qui lit à chaque jour dans ses quotidiens que tous les malheurs du monde s’abattent sur elle, le sentiment incroyable de solidarité autour de NOS canadiens, c’est comme du beaume sur nos plaies vives. OK, j’exagère. Mais si peu.

En chemin, je me suis rappelé ces soirées printanières qui sont intimement liées, pour le meilleur ou pour le pire, à l’histoire du hockey. Comme cette soirée, en 71, un match de série Montréal-Boston: le glissement de terrain de St-Jean-Vianney, ou 41 personnes ont péri. Ou ce vendredi saint, Montréal-Québec, ce match saignant et sanglant qui n’en finissait plus pendant que ma grande amie accouchait, ou essayait d’accoucher, son médecin « schotché » à la télé. Des soirées de bbq sous le « carport » des parents d’un ami, la radio au fond mon léon sur la finale Montréal-Calgary. Des soirées entrecoupées d’appels longue distance à mon père, à commenter le dernier arrêt de Casseau, et à se dire que dans le temps ou il n’y avait que 6 équipes dans la Ligue, la qualité du jeu était meilleure. A se challenger mutuellement sur les statistiques d’Yvon Lambert et de Cournoyer, sans oser avouer que mon « amour » pour Larry Robinson n’avait rien à voir avec ses qualités de patineur, mais tout avec son air viril de vrâ gars de hockey: après tout, ses premiers émois, c’est pas à son père qu’on les raconte!

Ce soir, je suis assise avec Mammouth. C’est 3 à 1 pour Montréal. Je m’ennuies de René Lecavalier. Et de mon père.

Mais Montréal a, depuis cet après-midi, retrouvé une grande partie de son âme. Parce que ça sent la Coupe!

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Voir un ami pleurer

C’est une magnifique chanson de Brel, reprise par Dan Bigras. Ce soir, après une longue discussion avec un ami, c’est cette chanson qui m’est venue en tête. Malgré toute la compassion, malgré les paroles de réconfort qu’on esquisse pour calmer l’angoisse et la peur, au final, on se sent bien impuissant à aider un ami dans la tourmente. On ne peut qu’espérer que pendant quelques minutes, voire quelques secondes, on aura permis à cet ami d’évacuer le trop plein. À cet ami, je ne peux que répéter que tout passe, même les tempêtes, et que dans quelques semaines, une fois la poussière retombée, la lumière fera de nouveau surface. Mais qu’en même temps, je sais que la perte des illusions et du rêve auquel on a tant cru, c’est une blessure de guerre qui laisse des cicatrices au coeur et au corps…

Bien sûr nos miroirs sont intègres
Ni le courage d’être juifs
Ni l’élégance d’être nègres
On se croit mèche on n’est que suif
Et tous ces hommes qui sont nos frères
Tellement qu’on n’est plus étonnés
Que par amour ils nous lacèrent
Mais voir un ami pleurer…

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Une petite envie de changement

Avec la fonte des neige *si si, bibcocotte, mon château de glace fond, te le jure!*, j’ai comme une petite envie de changement. Donc, si dans les prochains jours, vous ne vous reconnaissez plus sur le patio, dites-vous que c’est qu’on magasine une nouvelle essence de bois et de nouveaux meubles! Après tout, printemps rime avec grand ménage, du moins quand on a le gène saguenéen de la guénille…

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Pas fine pantoute

Au risque de me faire pitcher des roches, d’attirer les trolls, de me faire écrire une poignée de bêtises, faut que je l’écrive: Jean Lemire et Tricot Machine, pour moi, c’est du pareil au même: gentil, mignon, mais trop c’est comme pas assez, ça tombe sur le coeur.

On peut pas être contre la vertu, ni contre la tarte aux pommes. Mais on peut avoir envie d’un big mac et même pas se sentir coupable!

Publié dans tranches de vie | 7 commentaires

Un signe?

Que le printemps est arrivé?

Bien que la maison ait de moins en moins l’air de la version rive-nord-mourialaise du Palais de glace de Québec, ce n’est pas ça.

Bien qu’en 3 jours, le banc de neige de l’entrée a diminué de moitié, ce n’est pas ça.

Bien qu’après 3 jours à l’extérieur, je revienne et que merveilleuse merveille porte un t-shirt d’été, ce n’est pas ça.

Non. Rien de ça.

Le vrai signe? Les enfants jouent au hockey dehors, en « chouclaque » après le souper et il fait clair! Yup, le printemps est ENFIN arrivé! 🙂

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Merci!

Pourtant aguerrie professionnellement, je suis, dans ma vie personnelle, d’une candeur sans bornes. On peut facilement me faire avaler n’importe quoi… ou presque.

Hier, nous devions souper tranquillement, en compagnie de tonton Marc, qui s’était offert à préparer le souper. J’avais fait jurer à Mammouth que cette gentillesse ne cachait rien. Pas que Marc ne soit pas gentil naturellement: Marc est l’homme le plus gentil du monde. Mais comme ça, à la veille de mon anniversaire, un samedi… et connaissant le goût de Mammouth pour les surprises… En fait, je soupçonnais que Marc arriverait ici en disant qu’il venait garder Merveille pour nous permettre un souper au resto.

Nope… il est arrivé avec le souper.

Et on suivit Chantale et Alain, Gilles et Loulou, mon plus vieux chum Luc, Denis et Lucie, Doussa et Houssein (sans oublier la craquante Inès!), Huguette, Jean-Guy et Yvon. Un « surprise » pour mes 46 ans! Une bien belle soirée, de bonnes conversations, de la bouffe délirante, de bons vins, des rires en masse. Et surtout, surtout, de la fierté dans les yeux de Mammouth, d’avoir si bien camouflé la surprise. Et de la chaleur humaine à faire fondre mon mur de neige derrière.

A vous tous, mes amis, merci. Je vous l’ai dit hier, mais je vous le redis: ça m’a fait chaud au coeur que vous soyiez là, pour moi. C’est comme si vous m’aviez injecté une immense dose d’amour en ce printemps qui se fait attendre. Merci d’avoir été là, merci pour vos délicates attentions, merci de partager votre amitié.

Merci aussi à ceux qui n’ont pu se joindre à nous: n’ayez crainte, Mammouth m’a transmis vos regrets de ne pouvoir y être et votre amitié. Elle m’est également précieuse.

Maintenant, ne me reste qu’à imaginer comment je repayerai Mammouth… gnac gnac gnac…

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Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhh!

Combiner 2 amours secrets en une soirée magique? Oui, oui, oui!!!!

La programmation de la 75e saison de l’OSM a été rendue publique aujourd’hui. Confession: je n’aime pas la musique classique. Je trouve ça ennuyant, je n’y comprend rien, je n’ai pas d’oreille. Mais quand le cheveu symphonique de Kent Nagano rencontre le front dégarni et intelligent de René Homier-Roy, pensez-vous que je vais rester assise ici? No way!

« C’est bien meilleur avec orchestre »…. Ahhhhhhhhhh! j’ai hâte!

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Visions

Ce matin, j’ai vu plusieurs choses.

D’abord, un bout de pelouse. Si si, je vous le jure. Pas beaucoup, l’équivalent de 4 pieds carrés. Mais c’était, au milieu des montagnes de neige, comme une promesse de printemps. Enfin.

Puis, dans la vitre du métro, j’ai vu mon reflet. En fait, j’ai vu le reflet d’une dame plus très jeune, et en superposition, j’ai vu le visage de mon grand-père paternel. Les mêmes bajoues, le même pli creux qui part de l’aile du nez jusqu’au menton et qui fait que dans quelques années, je ressemblerai à une marionnette des sentinelles de l’air. Et pourtant, j’ai ressenti une immense tendresse pour ces traits de famille. Ils sont mon ancrage dans ma réalité de clan.

Et puis j’ai vu des gens le nez en l’air, entre les buildings du centre-ville, cherchant un rayon de soleil qui tarde à se pointer.

Pas mal pour un jeudi tristounet, non?

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