Confession honteuse

Est-ce l’âge? La maternité? La difficile conciliation travail/famille? Le fait que la radio de la voiture est morte depuis plusieurs mois et qu’on ne trouve jamais le temps de la faire réparer? Que j’écoute Rédio-Tralala pour le contenu informatif, comme d’autres lisent Playboy pour les textes? Toutes ces réponses? Aucune de ces réponses?

Toujours est-il qu’à défaut de l’écouter, j’ai beaucoup lu sur le Gala de l’Adisq dans les journaux d’hier. A part Ariane Moffat ou Simple Plan (difficile de passer à côté), je ne connaissais aucun des groupes ou des individus gagnants… Malaquoi? Karqui? DGchépuki pis ses p’tites culottes? Bon, c’est sûr que lorsqu’on écoute en boucle Dalida et Nicole Croisille, qu’on sent presque l’odeur du pot chatouiller nos narines en réécoutant l’Heptade, et qu’on adore préparer le souper accompagnée par Dean Martin, on est peut-être loin un brin de la musique actuelle au Québec.

Vivement que ma merveilleuse merveille délaisse Mozart et Shilvi et qu’elle me fasse découvrir la musique IN….

Retenez cette date: le 9 novembre!

Nah, c’est pas une élection. Ni municipale. Ni provinciale. Ni fédérale.

C’est pas ma fête non plus. Mais c’est le début de ce qui pourrait devenir une belle histoire. Une histoire d’amitié. Une histoire d’amour. Une histoire de passion. Une histoire de c** NAH! Mais là, j’ai toute votre attention, non????? :-)

Bon, alors, officiellement, après consultations de sa quintessence bloguesse de banlieue, j’ai l’insigne honneur de vous inviter au premier YMXbanlieue450nordblog! (ok, on lui trouvera un p’tit nom en temps et lieu), au Irish Pub de Rosemère. Jeudi, le 9 novembre 2006, à compter de 19h30 (on peut manger, alors les ceusses qui comme nous arriveront du centreville pourront se sustenter un brin avant de tomber dans l’alcool, le sturpe et la luxure).

J’ai l’intention d’avertir les propriétaires que nous arriverons en gang. J’apprécierais donc, lundi prochain, avoir une idée du nombre de personnes qui risquent d’envahir cet endroit plein de collégiens en goguette. Ce serait donc gentil que vous me confirmiez, ou auprès de Martine d’ici dimanche prochain, vos intentions…

Moi, j’ai très très hâte. Et vous?

Mise à jour: Dylam (dont je salue la présence sur ce patio!), me faisait remarquer à juste titre que je devrais donner les coordonnées du Pub. Alors voilà:

 

283, Grande-Côte
Rosemère, Quebec Canada [map]
(450) 420-0805
http://www.oneills.ca

La journée la plus longue

Connaissez-vous un parent qui aime les jours de changement d’heure? Peu importe qu’on ajoute ou qu’on retranche, on en a pour des jours, voire des semaines à s’en remettre!

J’ai eu une pensée, ce matin, pour ma copine Martine. Déjà qu’elle et sa choupinette sont plutôt matinales…

Ici, ma merveilleuse merveille s’est réveillée à 7h00 6h00. Quant à moi, mon cadran intérieur a sonné, comme à son habitude, à 6h00 5h00. Là, il est 9h03 8h03, et je n’ai qu’une hâte, qu’il soit 10h00 9h00 et que les magasins ouvrent. Tant qu’à passer la journée à l’intérieur, aussi bien faire de l’exercice, non?

Le changement d’heure, c’est aussi le début de novembre. Je déteste novembre. Les décos d’Halloween en spécial (petit truc, achetez dès mercredi le costume de l’an prochain!) côtoient les décos nouvelle tendance de Nowel (chéri, les p’tites lumières bleues dont tout le monde parlait, l’an passé, c’est out! On jette tout à la poubelle et on attend de voir ce que la voisine installe. Après tout, on ne veut pas dépareiller le quartier, hein!)

J’hais novembre. Il fait sombre. Il fait moche. Il fait un temps de rien. Les gens sont d’humeur massacrante. D’ici quelques jours, vous verrez, on ne pourra plus se promener ou prendre un ascenseur sans entendre Celine (sans accent) ou Ginette nous chanter Nowel. Et cette année, j’aurai une petite pointe de nostalgie en entendant Fernand chanter Bonhomme hiver.

Heureusement, la résistance s’organise. En fait, la résistance sous forme de 450YMXbanlieu blog. Alors, on se décide pour une date?

Est-ce que je suis sexuelle?

Cette question fort intéressante, je pourrais me la poser moi-même. Et bien oui la quarantaine, célibataire une semaine sur deux, ni trop grosse ni trop mince, bref dans la moyenne. Oui mais voilà est-ce que je peux encore plaire? En fait la question fondamentale est : « Est-ce que je crois encore assez en l’amour pour me rendre sexy au point de vouloir attirer un homme? »

Seule dans mon confort moderne, je ne suis pas sûre de vouloir me poser cette question trop souvent. Après tout, j’ai tout pour être heureuse. Deux enfants merveilleux, des amis que j’aime, un boulot intéressant… oui mais voilà, ce soir cette question que je me pose parfois, c’est ma fille de presque 8 ans qui se l’est posé. Ah! que vais-je répondre à cela et surtout qu’est-ce qu’elle veut dire par sexuelle? En 2 secondes, des visions d’horreur m’apparaissent, puis je me raisonne. Alors un sentiment de culpabilité m’envahit « comment suis-je en train d’élever ma fille? » et puis soudain, j’entrevois la lumière… « tu veux dire quoi ma chouette exactement? » « Et bien dis maman est-ce que je suis jolie ». Et bien croyez-moi, pour une fois, je ne suis pas entrée dans l’explication du mot juste pour lequel d’habitude je donne un véritable cours de français. Non, je me suis contentée d’un « oh oui, ma puce, tu es belle comme un coeur ».

Soulagée d’un côté et pourtant je m’inquiète. La semaine dernière, elle m’a demandée si elle avait de grosses cuisses. Faut-il que les soi-disant critères de beauté soient déjà dans la tête de ces si petites filles? Je ne trouve pas cela drôle du tout.

Le ciel est bleu, l’enfer est rouge…

Un vieil oncle à moi, unioniste bon teint, se plaisait à dire que les curés de l’époque de Duplessis apostrophaient leurs fidèles, du haut de leur chaire le dimanche, en leur disant de ne jamais oublier que le ciel était bleu, et l’enfer rouge. Belle image, non?

Et qui revient dans l’actualité. Avec la probable candidature du curé Gravel pour le Bloc québécois. J’admire l’homme. Pas pour ses prises de positions, quoique courageuses. Mais parce que pour ouvertement vivre sa foi, non pas dans le petit confort ouaté du presbytère, mais dans les bagarres quotidiennes, c’est admirable. Bien sûr, le Québec n’est pas l’Amérique latine, où les gens de Dieu font quotidiennement des miracles. Mais on a tendance à se boucher les yeux sur notre propre misère. Nos pauvres ne sont pas aussi « miséreux » qu’en Afrique, mais ils existent. Nos gais ne sont pas l’objet de répression policière, du moins pas « visible », mais ils ne sont toujours pas reconnus par notre sainte-mère l’Église. Ni par les conservateurs, mais ça, c’est une autre histoire…

Bref, le curé Gravel flirte avec l’action politique. Bravo! Ca nous changera, tiens, un curé en Chambre. Je me délecte déjà des échanges avec Vic Toews

Ceci étant dit, être Gilles Duceppe, je me garderais une p’tite méfiance. Quand on n’hésite pas à défier Benoît XVI et à encourir les foudres du Très Haut, c’est pas un chef de parti qui doit nous faire peur, hein…

Téka, ce midi, je me branche sur Bazzo.tv, où le curé Gravel est invité…

La phobie du lundi soir

Avez-vous remarqué comment tout est plus compliqué le lundi soir?

Cela commence lorsqu’il faut partir du bureau et que votre patron choisit justement cette heure là pour vous parler d’un problème super important. En regardant défiler les minutes, vous imaginez déjà les embouteillages qui seront plus gros forcément puisque vous êtes en retard! 

Cela continue à la garderie de Petit homme où celui-ci m’accueille en pleurant car son ami vient tout juste de lui faire mal (alors que les autres jours c’est tout juste s’il ne me dit pas « oh non pas déjà »). Ensuite, il faut absolument récupérer la marionnette qu’il a dessinée et qui se trouve au 3e étage de cette maison ancestrale. Et puis, Petit homme se remet à pleurer car un véritable drame est arrivé : on n’a pas trouvé l’extraordinaire marionnette qu’il a fabriqué avec son sac en papier. Et c’est en boudant et en pleurant que nous redescendons. Et puis là, re-drame. Il pleut dehors et il ne veut pas mouiller ses mitaines neuves du Canadien. Bref, on finit par se retrouver dans l’auto et en route pour l’école récupérer la grande soeur. Comble de malheur, un camion nous double non mais il ne faudrait quand même pas que Petit homme se vexe pour si peu… à moins que ce soit à cause de la couleur (il n’aime pas vraiment le brun).

Enfin l’école… et l’humeur de chien de la grande qui elle pense vraiment « Déjà! » et qui se met à babouner pour la circonstance (alors que je vous le rappelle nous sommes en retard). Du coup, elle traine les pieds et a tout à coup 100 000 questions à poser soit à ses amies soit à l’éducatrice.

Je vous passe les détails des devoirs qui finissent toujours par des larmes le lundi soir, du souper qui ne convient pas même si en mère organisée, vous avez prévu le plat qu’ils adorent, du bain qui est trop chaud ou trop froid (belle variante vous ne trouvez pas), de la période de jeux qui est trop courte, de l’histoire qui ne plaît pas, du dentifrice qui n’est pas bon, et j’en passe.

Bref, je hais les lundis soirs car retrouver le rythme est difficile pour tout le monde mais je me rassure, les 6 autres soirs sont tout simplement fabuleux. Vivement demain!

 

Le blogbanlieue

C’est bien beau, les rencontres mensuelles du Yulblog, mais c’est loin… tsé, pour les p’tites médames de banlieue, aller bambocher dans la grande ville un soir de semaine, c’est pas d’une évidence évidente. Pourtant, pour paraphraser Jacques Parizeau dans une de ses célèbres déclarations:

« Nous existons, nous aussi! »…

(ici, je vous laisse le choix entre la petite larme, le fou rire hystérique ou le haussement d’épaule désabusé)

Comme la quintessence de la madame de banlieue et moi en discutions dans notre train matinal ce matin, ce serait chouette de se faire un blogbanlieue, ne serait-ce que pour échanger nos meilleures adresses de IGA (ndlr: en banlieue, fidèles lecteurs/trices et public en délire, les petites boutiques fines et plateuses sont rares. De plus, comme la madame de banlieue vient habituellement en couple/enfants/labrador/clôture blanche, elle ne fait plus ses courses cabas au bras cheveux au vent, mais elle pousse allègrement sa poussette et son méga panier du IGA/MAXI/PROVIGO). Et pour prouver que nous ne sommes pas sectaires, si la métropole veut prendre le risque de se perdre dans le 450, ben vous viendrez itou! On prend même les gens de la banlieue lointaine, comme Québec…

Ce que j’ignore, parzemple, c’est comment je me suis ramassée « volontaire » pour organiser la chose…Alors, j’ouvre la discussion: Ca vous tente? On fait ça un jeudi soir? Au Irish Pub de Rosemère?

A 10 participant(e)s, je confirme!

PS….Madame Unetelle, on aimerait bien vous avoir à notre meeting! Sarah-Émilie itou!

Le bonheur c’est…

… d’aller souper avec des copines formidables, dans un resto agréable, d’échanger des confidences et des fous-rires, de mettre la « Switchabitch » sur turbo, de laisser le stress de la semaine couler en même temps que l’excellent vin dans ton verre, en sachant que Mammouth et ma merveilleuse merveille sont bien au chaud, à la maison…

Des p’tits bonheurs comme ça, ça fait presqu’oublier tout le reste! Merci pour cette superbe soirée, les girls!