La phobie du lundi soir

Avez-vous remarqué comment tout est plus compliqué le lundi soir?

Cela commence lorsqu’il faut partir du bureau et que votre patron choisit justement cette heure là pour vous parler d’un problème super important. En regardant défiler les minutes, vous imaginez déjà les embouteillages qui seront plus gros forcément puisque vous êtes en retard! 

Cela continue à la garderie de Petit homme où celui-ci m’accueille en pleurant car son ami vient tout juste de lui faire mal (alors que les autres jours c’est tout juste s’il ne me dit pas « oh non pas déjà »). Ensuite, il faut absolument récupérer la marionnette qu’il a dessinée et qui se trouve au 3e étage de cette maison ancestrale. Et puis, Petit homme se remet à pleurer car un véritable drame est arrivé : on n’a pas trouvé l’extraordinaire marionnette qu’il a fabriqué avec son sac en papier. Et c’est en boudant et en pleurant que nous redescendons. Et puis là, re-drame. Il pleut dehors et il ne veut pas mouiller ses mitaines neuves du Canadien. Bref, on finit par se retrouver dans l’auto et en route pour l’école récupérer la grande soeur. Comble de malheur, un camion nous double non mais il ne faudrait quand même pas que Petit homme se vexe pour si peu… à moins que ce soit à cause de la couleur (il n’aime pas vraiment le brun).

Enfin l’école… et l’humeur de chien de la grande qui elle pense vraiment « Déjà! » et qui se met à babouner pour la circonstance (alors que je vous le rappelle nous sommes en retard). Du coup, elle traine les pieds et a tout à coup 100 000 questions à poser soit à ses amies soit à l’éducatrice.

Je vous passe les détails des devoirs qui finissent toujours par des larmes le lundi soir, du souper qui ne convient pas même si en mère organisée, vous avez prévu le plat qu’ils adorent, du bain qui est trop chaud ou trop froid (belle variante vous ne trouvez pas), de la période de jeux qui est trop courte, de l’histoire qui ne plaît pas, du dentifrice qui n’est pas bon, et j’en passe.

Bref, je hais les lundis soirs car retrouver le rythme est difficile pour tout le monde mais je me rassure, les 6 autres soirs sont tout simplement fabuleux. Vivement demain!

 

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2 réponses à La phobie du lundi soir

  1. marie-josé dit :

    Là, perso, je me retiens à deux mains pour ne pas appeler la protection de la jeunesse: non mais, quelle idée de faire porter des mitaines du CANADIEN, quand on habite l’autre capitale nationale, celle qui a abrité les valeureux NORDIQUES???? Tu tiens vraiment à ce que Petit homme se fasse des ennemis, malheureuse? Des mitaines des bruins de Boston, j’aurais compris. De l’Avalanche du Colorado itou. Mais du CANADIEN????? Bon, c’est vrai que tu n’as pas assisté aux guéguerres entre Montréal et Québec, mais enfin, personne ne t’en parlé???? Tiens, je pense que je vais envoyer mammouth te faire un 101 du hockey…
    Fais une bise à Petite homme, et dis-lui que tatie Marie veille au grain!
    Quant à la grande, c’est l’humeur pré-ado. Ça dure quelques décenies, puis ça s’estompe… Courage!

  2. Valérie dit :

    Ma fille a toujours un peu de difficulté à se remettre dans le contexte routinier de la semaine. Chaque lundi à sa sortie de la garderie elle me demande invariablement :
    Est-ce qu’on peut souper au resto?
    Est-ce que je peux appeler une amie pour jouer?
    Est-ce qu’on peut aller voir mamie?
    Etc..

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