Faut-il pleurer, faut-il en rire *air connu*

« Faut-il pleurer, faut-il en rire?Fait-il envie ou bien pitié? Je n’ai pas le coeur à le dire, on ne voit pas le temps passer » Jean Ferrat

Un qui doit voir le temps passer, seconde après seconde, c’est André Boisclair. Ce n’est même plus drôle. C’est pathétique. Le Parti Québecois nous a habitué à ces grands déchirements publics, mais il y a quelque chose qui me dépasse dans ce qui arrive depuis 48 heures. Évidemment, je ne suis pas membre du PQ, alors peut m’importe qui en est le chef. Mais cette haine et ce mépris à peine voilés, ça dépasse la mauvaise fiction. Le temps court, et un gouvernement minoritaire, alors que Mario Dumont a le goût du pouvoir dans la bouche et ne semble pas prêt à lâcher le morceau, ce n’est pas éternel. Est-ce la fin du PQ? On peut être d’accord ou non avec l’article 1 de ce parti, mais il faut reconnaître qu’il a été, lorsqu’il était au pouvoir, un bon gouvernement plus souvent qu’autrement. Suis-je la seule à trouver que cette fin n’est pas digne de ce qu’a été ce parti?

6 réflexions au sujet de « Faut-il pleurer, faut-il en rire *air connu* »

  1. Non vous n’êtes pas seule à penser comme ça. Je suis indépendantiste depuis le début et tout celà m’attriste beaucoup. Mais au PQ c’est une spécialité, au printemps on sort le B.B.Q. et on bouffe du chef.

    Curieux Georges

  2. Pathétique est le mot juste. Le PQ nous a habitué à des chicanes de famille sur la place publique mais cette fois-ci, ça dépasse les bornes…

  3. Moi ne n’en revient même pas… et ça se dit des hommes et des femmes… pour moi c’est des bêtes, des rapaces qui tournent autour et qui continue à arracher et gruger sans lassitude…pas une once d’humanité…

  4. Boisclair aurait du avoir l’humilité de se dire à lui-même qu’il n’avait pas l’étoffe lorsqu’on lui a proposé la chose. Il est bien évident que ça va se terminer assez vite car il ne faire peur à personne, peut importe le parti. Il a pu faire bonne (?) figure pendant la campagne à cause de l’organisation mais il n’a pas la force de naviguer sur un bateau qui tangue et qui a besoin d’inspiration pour se replacer. Une autre victime du principe de Peter…

  5. Je suis d’accord qu’il n’était pas très fort comme leader, mais je sens un autre sous-courant là-dedans… Je pense qu’on blame la figure de proue pour le fait que le bateau a perdu sa map… se retrouver en 3e place, c’est un méchant coup sur le menton, et peut-être que le questionnement devrait dépasser qui serait assez fou pour être le prochaine à poser sa tête sur ce billot de bois. C’est facile, de blâmer le chef me semble, mais après autant de chefs, c’est peut-être ailleurs le bobo ?

  6. Tous les partis « bouffent » leur chefs. Et c’est très bien comme cela. C’est ça la démocratie. Sans ça il faut les tuer, au sens littéral. Et ça c’est pas mal plus dramatique que les tiraillages comme ceux qu’on a vu en fin de semaine. Le Pq n’est pas pire que les autres.

    Ce qui me semble différent, c’est que les luttes de ligne se font au grand jour à travers des luttes de personnalités, dans les médias. Alors que les autres partis font cela habituellement en coulisse, plus discrètement.

    Ce qui me semble typique du Pq c’est la faiblesse des leaders: ils ont tous quitter le Parti dès qu’ils ont senti la soupe chaude. Pierre-Marc Johnson, Lucien Bouchard, Bernard Landry, même Jacques Parizeau n’ont pas eu la résilience d’un Jean Chrétien ou d’un Diefinbaker. On pourrait peut-être pensé même que c’est une bonne chose. Le dernier en lice en plus de ne pas être très tough, a quand même fait des erreurs assez surprenante pour un homme politique, comme sa dernière attaque contre Duceppe.

    Moi non plus je ne suis pas membre du Pq. Je ne sais pas non plus s’il va se remettre d’une série d’erreur commise depuis la démission de Landry. Qui sait, c’est peut-être Victor-Lévy Beaulieu qui avait raison. C’est peut-être le temps qu’il parte et que la lutte pour l’indépendance soit reprise par une autres organisation. Les partis politiques ne sont que des moyens. Pas des objectifs. Si le moyen n’est plus bon et qu’il ne peut plus être amélioré, y a pas de malheur à le mettre de côté et d’en fabriquer un autre. Mais ça risque d’être difficile, de toutes façons.

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