Je suis une fan finie des vieux films en noir et blanc des années 40 et 50. Et des actrices d’Hollywood de cette période qui représentent pour moi le summum du glamour. Joan Crawford, Bette Davis, Ingrid Bergman, Anne Bancroft, Rita Hayworth. Et ces acteurs désinvoltes, coolissimes qu’étaient Humphrey Bogart, Spencer Tracy, Cary Grant et James Stewart.
À une certaine époque, alors que Radio-Canada présentait son Ciné-Club le dimanche soir, je me régalais à la CBC de ces vieux films. Casablanca, All about Eve, Mildred Pierce, What ever happened to baby Jane, Imitation of life… J’ai vu ces films des dizaines de fois, sans jamais me lasser.
Je suis aussi une fan finie des vieux films en couleurs. Donnez-moi un après-midi de congé impromptu et quelques films de Jerry Lewis, ou Breakfast at Tiffany’s, et me voilà culturellement nourrie pour longtemps.
Époque bénie: la cigarette n’était pas l’ennemie public numéro un, les courbes féminines étaient valorisées (aujourd’hui, Marilyn Monroe frôlerait l’obésité!), les méchants vraiment méchants et les crimes rarement impunis.
Nostalgique? Peut-être. Oui, il se fait encore du bon cinéma. Que je n’ai plus le temps de voir depuis la naissance de merveille (je suis par contre incollable sur les films pour enfants!). Mais jamais Brad Pitt et Angelina Jolie ne me procureront les mêmes frissons que Betty Davis dans Now, Voyager, ou que Humphrey et Ingrid dans Casablanca.
Here’s looking at you, kid…