Je pleure sous la pluie

Mise à jour sur l’innondation chez le Mammouth.

Pour l’instant, y’a rien de plus réconfortant que le bruit de la sump pump, combiné aux méga ventilo qui assèchent le sous-sol. Cette nuit, nous dormirons…

Mais comme un bonheur n’arrive jamais seul, lundi j’ai dû récupérer merveilleuse merveille à l’école, pour cause de « cinquième maladie ». Kossé ça? Un virus qui donne de belles joues rouges, comme si vous aviez giflé votre enfant violemment. C’est bénin, sauf si on est enceinte. Ça gratouille un brin, mais rien que ne peut guérir la débarbouillette magique. Et surtout, ça provoque de bien drôle de conversations. Comme celle ou merveille expliquait à la maman de son copain J qu’elle avait la cinquième maladie, mais qu’elle ne se souvenait pas quand elle avait eu la quatrième…

Y’a des semaines comme ça…

Dis maman…

« Elle va ou la neige quand elle fond? »

« Dans le sous-sol, chérie »….. Méga soupir…

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Si certaines d’entre vous sont veuves du hockey, je suis, depuis samedi dernier, veuve du Shop-Vac. Mammouth, terré dans le sous-sol, surveille avec angoisse le niveau de l’eau et essaie d’endiguer la chose avec moultes serviettes de plage et draps de bain. Jusqu’ici, son bureau résiste à l’envahisseur.

Évidemment, avec l’hiver exeptionnel-ma-chère qu’on a eu, fallait pas s’attendre à moins qu’un dégât d’eau. Bibcocotte pourra en témoigner, nous avions l’air d’habiter dans la réplique rivenordique du Château de glace de Québec. Un banc de neige si haut que les enfants passent directement de lui au toit, quand ça fond, ça peut pas faire ça délicatement. Non.

On va survivre. C’est désagréable, time-consuming, Mammouth est crevé et j’ai les muscles endoloris d’avoir essayé de pelleter l’Everest sur la terrasse, mais on va survivre. Et une fois l’eau partie, on va faire un méga ménage du sous-sol, faire réparer les crevasses et imperméabiliser le sol de béton. Et prier pour que l’hiver prochain, on ne soit pas obligé de faire déneiger le toit deux fois… Avisez-moi s’il y a un spécial deux pour un sur le lampion gros format dans une église près de chez-vous…

Je peux rien lui refuser, à elle

Même pas de me mettre quasiment à nue. Même pas de dévoiler mes plus grands secrets, en levant le voile sur une partie de mon intimité. Et je le fais en souriant, encore. Parce que c’est elle.

Elle? Non, pas merveilleuse merveille. Je sais, je suis parfois souvent incapable de lui dire non. La mollesse incarnée, si vous voyez ce que je veux dire. Avec le temps, j’ai appris à dire n… nnn…. no…. D’ici 5 ans, je devrais être capable d’exprimer une négation complète face à ma progéniture. Juste à temps pour la pré-adoe qu’elle deviendra. Enfin j’espère. Tiens, je vous raconterai.

Non, ELLE, c’est blondissime elle-même. Qui m’a refilée une maladie presqu’honteuse. La tag. Remarquez, ça aurait pu être pire. Paraît que la grippe est vachement raide, cette année. Les boys du bureau l’ont attrapée tour à tour, et elle s’est arrêtée à l’entrée de mon bureau. Anyway, une mère n’a pas le temps d’avoir une sale grippe qui vous cloue au lit 4 jours. Non, la mère a droit au rhume de 24 heures, celui qui vous rougit les yeux et vous scarifie les ailes du nez, qui sont d’ailleurs pleines de comédons.

Car il s’agit bien de cela. Une tag de filles. Une tag sur les produits et secrets de beauté. Comme si j’étais le genre. Contrairement à blondissime, moi la mode de la beauté naturelle, ça m’arrange. Très très.

Il fût une époque, jeune, plus mince (relativement mince), célibataire, je m’occupais beaucoup de mon body et de mon bien-être corporel. Esthéticienne, ti-pots chers, massage, épilation, coiffeur, y’avait rien de trop beau pour entretenir mon temple. Faut dire qu’à travailler 70 heures par semaine, c’était une récompense que de me bichonner. Masque tenseur, rondelles de concombres sur les yeux, pédicure et manucure, tout était prétexte à relaxer.

Un jour, on devient mère. On troque « eau de Rochas » contre « eau de régurgi », on oublie à quoi ressemblent les vêtements propres, le soutif d’allaitement devient presque vachement sexy, et la fois ou on pense sa progéniture endormie, on se fait un masque qui devient comme du ciment parce qu’entretemps, mam’zelle s’est réveillée. Cette fois-là, vous vous jurez, en enlevant non seulement les peaux mortes, mais également la peau tout court, que c’est fini. F-i Fi, N-i, Ni!

Alors, prêt pour les secrets de miss « je sais, chéri, j’ai la jambe rugueuse, mais tu m’aimes quand même non? »

Un fond de teint: Un quoi? Les seules fois ou j’ai essayé la chose, j’ai eu l’air d’un clown. J’ai un teint qui bronze bien, et le vert hiver me va pas mal, alors…

Un mascara: n’importe quoi, tant que ça fait pas de mottons et que c’est noir nuit.

Une crème de jour: en devenant maman, l’unité monétaire de référence est devenue le sac de couches. La crème que j’utilisais alors valait 4 sacs de Huggies. Avais-je vraiment envie de payer 4 sacs de Huggies pour une crème de jour? Nope. J’ai découvert Oil of Olay, dont j’avais tant ri les publicités quand j’avais 15 ans. Oil of olay, c’était de la crème de mémée. Et elle fonctionne très bien. Sinon, celle en spécial au Jean Couteux. Ma grand-mère, décédée à 85 ans, ne jurait que par le Crisco. Ou le Pound. Et elle avait l’air plus jeune que sa voisine de 60 ans. Ma mère, 70 ans bien sonnées mais qui en paraît 20 de moins, vient de découvrir les crèmes chères avec un plaisir coupable. Mais elle s’est rendue là avec Clinique. Alors, je me pose la question: vaut-il vraiment la peine d’investir dans des p’tits pots qui coûtent une fortune en promettant d’effacer vos pattes d’oies?

Une marque de produits: Maybelline. Maybe I’m born with it.

Ma marque fétiche maquillage; pardon? Vous dites? La marque en spécial au Maxi.

Un produit « must »: un crayon khol noir. Pour matcher le soutif noir et me sentir sexy. C’est vous dire que le crayon peut me durer 4 ans…

Mon parfum: À part l’épisode « p’tit lait caillé » pendant l’allaitement et « eau de régurgi » la première année de merveilleuse merveille, je suis fidèle à Oscar depuis plus de 25 ans. Dans toutes ses déclinaisons, léger pour l’été, plus capiteux pour l’hiver. Un copain pourrait vous raconter que pour fin de démonstration, j’avais mis quelques gouttes de « Anais anais », parfum fort populaire à une certaine époque, en lui disant que sur moi, ça sentait « fond de couche ben plein ». « Impossible » me disait-il. C’est long, Québec-Chicoutimi les fenêtres ouvertes en plein mois de décembre…

Mon magasine fétiche: Elle Québec. Pour les articles.

Je pars sur une ile déserte en apportant: un baume lèvres, mon anti-cernes, et Oscar.

Une femme que j’admire pour sa beauté: Fanny Ardent. Définitivement. Je jalouse sa machoire carrée. Et ma mère. Pour ses 70 ans lumineux.

La femme dont j’envie le look: Sophie Marceau. Et Carla Bruni, sans Sarko.

Je damnerais pour: avoir compris, à 20 ans, que 15 livres de trop n’est pas un défaut mortel.

Que signifie pour moi la féminité: Amateurs de sport, bonsoir! On prend un autre appel.

Mon adresse blogue-beauté préférée: Barbie’s world. Pour faire des maquillages de Barbie avec merveille. On s’amuse follement!

Un dernier mot: Ouais. C’est long une tag de fille. M’y suis pris à 3 reprises pour le compléter.

4 filles à qui je passe la tag? Non. Je la garde. Mes microbes et moi, nous sommes inséparables!

Je m’esssssssssscuse

Auprès de toutes les mères de hockeyeurs qui se sont senties insultées par mon dernier billet. Non, je ne crois pas que toutes les mères fréquentant des arénas à 5h00 le matin soient des folles finies. Pas plus que toutes les mères de ballerine en sont. Ce serait comme dire que toutes les chroniqueuses sont parfaites! :-) Une grossière généralité!

Respirer par le nez

Sinon, la boucanne me sors par les oreilles!

Contexte: merveilleuse merveille fait de la danse. Depuis 2 ans. Dans une école ni pire ni mieux que les autres, avec des profs compétents et des tarifs raisonnables. On s’entend que ce ne sont pas les Grands ballets canadiens, et que d’autres loisirs coûtent pas mal plus cher, que je n’ai pas à me geler les genoux à l’aréna à 5 heures du matin.

En début d’année, on nous informe que les filles auront la chance, moyennant certains frais, de participer au spectacle de l’école de danse. Évidemment, je ne veux pas priver Merveille de l’expérience. Commence donc la ronde des « certains frais »… 30$ pour des costumes qu’elle ne gardera pas – mais au fond, que ferais-je de ça, hein?. 30$ pour les frais associés aux répétions, au maquillage, à la coiffure, etc… Deux rondes de financement (le simonac de chocolat).

Le spectacle a lieu le soir de la fête des mères. On doit y amener nos filles à 16h00… on se passera d’un souper en famille ce soir là….Le spectacle a lieu dans une vraie grande salle de spectacle. Les billets étaient en vente à partir d’hier.  « On s’entend » que c’est un spectacle de danse, que je verrai ma fille sur scène 8 minutes en tout et partout, qu’on partira de là tard le soir puisque le spectacle finit vers 21h00, qu’elle manquera l’école le lendemain.

Ce matin en arrivant, je réalise que je suis une des rares mamans à ne pas m’être précipité hier pour acheter les billets. Une d’entre elle a même fait la queue à partir de 8h45 alors que la billeterie ouvrait à midi. Une autre raconte qu’elle est passé hier soir, et qu’elle a eu des billets à la rangée Q. Une troisième raconte enfin que la dame devant elle a acheté 17 billets, et sa copine 15, è l’ouverture de la billeterie.

Ca fait 20 minutes que je suis en ligne avec la billeterie pour voir s’il reste des billets. Cibole, on parle pas d’un show de CÉLINE DION!!!! On parle d’un show de danse d’une école de petite ville!!!!! Je suis en beau calvinasse!!! Et j’ose même pas vous raconter la réaction de Mammouth qui peste depuis le début contre ce « racket »….Je pourrais dire « de la shnoutte ». Mais Merveille a tellement hâte à son spectacle.

J’ai l’impression de m’être fait avoir au cube. J’hais ça. Et j’ai découvert que les mamans de « ballerines », ça peut avoir autant de classe que les mamans de joueurs de hockey… me faire dire que si je croyais au talent de ma fille, j’aurais sacrifier une journée de travail à mes frais, mettons que je trouve ça plus qu’ordinaire.

Soir de « plogues »

Mise à jour: c’est ça quand on se relit pas. On réalise après coup qu’il manquait des grands bouts de texte!

Ben quoi! Après les soirs de scotch qui enchantent, voilà un soir de « plogues ». C’est pas ma tasse de thé, comme disent mes amis les chinois, mais ce soir, j’ai envie de vous faire connaître, découvrir ou juste vous rappeler qu’il y des choses vachement sympa sur le web.

Commençons par la fête de l’Intellex qui célèbre ses deux ans de blogosphère en offrant des cadeaux. Original, généreux et comme elle, complètement, totalement toute là. Allez donc lui faire un petit coucou! Ses textes, de petits bijoux d’émotions, ne laissent jamais indifférents.

Continons sur ma découverte de ce soir, le « pool des filles » de La Presse. Pour parler des vraies affaires, comme le sex-appeal de Carbo, les meilleures adresses pour se procurer le babydoll à l’effigie de nos Glorieux ou comment postuler pour chanter l’hymne national au prochain match. Ben quoi, c’est pas parce qu’on a un point de vue féminin sur le hockey qu’on dit pas des choses intéressantes. Enchaînons sur l’off mère indigne. La « snoroune », comme disait un de mes amis, se paye des plaisirs coupables, en bloguant quasi incognito… Mais qu’à cela ne tienne, les vrais fans finissent toujours par la débusquer!

Finissons en beauté avec notre journal bloguesque, chez La Fêlée. En duo avec son amoureux, l’Alcolo, on a droit à chaque semaine à une revue améliorée de la blogosphère. Drôles, percutants, et internationaux grâce à la participation de Véro, Jeanfi et Diane-Eve.

Bonne lecture!

Ça sent la Coupe

Parfois, je prends mon train à la gare. La gare Lucien-L’allier. Pour les gens qui ne sont pas de Montréal, ou qui ne connaissent pas le circuit des transports en commun, la gare Lucien-L’allier, c’est situé au Centre Bell. Centre Bell comme dans « Go Habs Go »!

Ce soir, j’ai marché sur Ste-Catherine, en direction de la gare. Le beau temps des derniers jours y est sans doute pour beaucoup, mais il y régnait une atmosphère de party incroyable. Les gens souriants, énervés, les fanions à l’effigie de nos Glorieux, tout y était. Et, dans la cour menant à la gare, sous un chapiteau, Ron lui-même-en-personne, m’a te l’dire comme j’le pense, micro à la main, donnant dès 16h30 ses commentaires avant match, en table ronde avec d’autres « amateurs de sport bonsoir ». On m’a même sollicitée pour une entrevue en direct. En anglais, pour un réseau inconnu.

Au début, ça m’a irritée. Ce soir, je ne pouvais pas manquer mon train. Et comme j’étais juste, j’avais envie de pester. Puis, à mon corps défendant, je me suis laissée gagner par la magie du moment. Dans une ville qui a souffert de ce trop long hiver, qui a le printemps sale et difficile, qui lit à chaque jour dans ses quotidiens que tous les malheurs du monde s’abattent sur elle, le sentiment incroyable de solidarité autour de NOS canadiens, c’est comme du beaume sur nos plaies vives. OK, j’exagère. Mais si peu.

En chemin, je me suis rappelé ces soirées printanières qui sont intimement liées, pour le meilleur ou pour le pire, à l’histoire du hockey. Comme cette soirée, en 71, un match de série Montréal-Boston: le glissement de terrain de St-Jean-Vianney, ou 41 personnes ont péri. Ou ce vendredi saint, Montréal-Québec, ce match saignant et sanglant qui n’en finissait plus pendant que ma grande amie accouchait, ou essayait d’accoucher, son médecin « schotché » à la télé. Des soirées de bbq sous le « carport » des parents d’un ami, la radio au fond mon léon sur la finale Montréal-Calgary. Des soirées entrecoupées d’appels longue distance à mon père, à commenter le dernier arrêt de Casseau, et à se dire que dans le temps ou il n’y avait que 6 équipes dans la Ligue, la qualité du jeu était meilleure. A se challenger mutuellement sur les statistiques d’Yvon Lambert et de Cournoyer, sans oser avouer que mon « amour » pour Larry Robinson n’avait rien à voir avec ses qualités de patineur, mais tout avec son air viril de vrâ gars de hockey: après tout, ses premiers émois, c’est pas à son père qu’on les raconte!

Ce soir, je suis assise avec Mammouth. C’est 3 à 1 pour Montréal. Je m’ennuies de René Lecavalier. Et de mon père.

Mais Montréal a, depuis cet après-midi, retrouvé une grande partie de son âme. Parce que ça sent la Coupe!

Voir un ami pleurer

C’est une magnifique chanson de Brel, reprise par Dan Bigras. Ce soir, après une longue discussion avec un ami, c’est cette chanson qui m’est venue en tête. Malgré toute la compassion, malgré les paroles de réconfort qu’on esquisse pour calmer l’angoisse et la peur, au final, on se sent bien impuissant à aider un ami dans la tourmente. On ne peut qu’espérer que pendant quelques minutes, voire quelques secondes, on aura permis à cet ami d’évacuer le trop plein. À cet ami, je ne peux que répéter que tout passe, même les tempêtes, et que dans quelques semaines, une fois la poussière retombée, la lumière fera de nouveau surface. Mais qu’en même temps, je sais que la perte des illusions et du rêve auquel on a tant cru, c’est une blessure de guerre qui laisse des cicatrices au coeur et au corps…

Bien sûr nos miroirs sont intègres
Ni le courage d’être juifs
Ni l’élégance d’être nègres
On se croit mèche on n’est que suif
Et tous ces hommes qui sont nos frères
Tellement qu’on n’est plus étonnés
Que par amour ils nous lacèrent
Mais voir un ami pleurer…

Une petite envie de changement

Avec la fonte des neige *si si, bibcocotte, mon château de glace fond, te le jure!*, j’ai comme une petite envie de changement. Donc, si dans les prochains jours, vous ne vous reconnaissez plus sur le patio, dites-vous que c’est qu’on magasine une nouvelle essence de bois et de nouveaux meubles! Après tout, printemps rime avec grand ménage, du moins quand on a le gène saguenéen de la guénille…

Pas fine pantoute

Au risque de me faire pitcher des roches, d’attirer les trolls, de me faire écrire une poignée de bêtises, faut que je l’écrive: Jean Lemire et Tricot Machine, pour moi, c’est du pareil au même: gentil, mignon, mais trop c’est comme pas assez, ça tombe sur le coeur.

On peut pas être contre la vertu, ni contre la tarte aux pommes. Mais on peut avoir envie d’un big mac et même pas se sentir coupable!