Le miracle de Noël

Je sais. Ce qui va suivre va suinter le kitch, le kétaine, le dégoulinage de bons sentiments, le relent de dinde et de tourtière (la vraie, celle du Saguenay!). Et pourtant…

Chaque famille recèle ses moins beaux côtés, ses paroles qu’on souhaiterait n’avoir jamais prononcées, ses chicanes dont on ne se souvient plus de l’origine, ses malentendus. Bref, il arrive que les réunions de famille ne soient pas nécessairement une source de joie, et qu’à tout prendre, on préfère passer son tour.

Ma famille n’est pas différente. Rien de grave, mais depuis quelques années, la période des fêtes pouvait être lourde. Pleine d’amour, mais lourde. On a donc pris la route, cette année, pour un petit trois jours que je souhaitais, à défaut d’être délirants de bonheur, calmes et sereins.

Il faut dire que nous avions une bonne raison de nous déplacer: mon seul frère allait être papa. Bébé au sexe inconnu était attendu pour le 23. Bébé est arrivé, comme promis le 23. Nous allions donc à la rencontre du rejeton de mon frère et de ma belle-soeur.

Je me suis fait faire le coup du Tim Horton: en arrivant à l’hôpital, quand on m’a mis bébé tout neuf dans les bras, on m’a demandée si je voulais bien être sa marraine. J’ai fondu en larmes et j’ai accepté. Ce blog s’enrichit donc maintenant d’un nouveau personnage, Fabuleux Filleul. Merveilleuse merveille est aussi tombé sous le charme de ce toxon de 9,1 lbs, à la chevelure épaisse et noire, comme elle à sa naissance. Un magnifique bébé. Un monstre de charme.

Mais encore plus que de sentir si bon, d’avoir la peau si douce et d’être mon filleul, Fabuleux filleul a réussi un miracle de Noël: réunir toute la famille autour d’un vrai Noël rempli d’amour, sans arrières-pensées, sans soupir d’exaspération. Hier soir, nous étions tous là, oncles, tantes, grands-parents, réunis autour de ce petit être, toutes nos haches de guerre enterrées pour de bon, je crois. Nous étions cette famille de film kétaine, levant nos verres de Veuve Cliquot à sa santé, à notre santé.

Merveilleuse merveille a passé 2 nuits chez sa grand-mère, à se faire gâter, pendant que Mammouth et moi, entre deux rencontres de famille, nous reposions (parce que nous en avons grand besoin en cette fin d’année rock & roll) dans un hôtel pas loin. Alors que j’appréhendais un Noël compliqué, c’est une fête toute en douceur et pleine d’amour qui m’a été donnée, avec la promesse de plusieurs autres dans les prochaines années. Et j’en suis infiniment reconnaissante à la vie, et à tous ceux et celles que j’aime.

Fabuleux filleul, bienvenue dans notre famille. Marraine ne te fera qu’une promesse: celle de t’aimer, inconditionnellement. Toujours.

Une réflexion au sujet de « Le miracle de Noël »

  1. Bon ça y’est, tu viens de me faire mouiller les yeux. Pas facile de maintenir cet équilibre dans les familles. Heureusement en effet, que les enfants sont là, pour servir de colle pour tenir les familles ensemble.

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