Dure semaine

Je sais, moi aussi je me sens coupable de vous avoir abandonnés, lecteurs/trices fidèles. Mais la semaine a été dure…

Ma merveilleuse merveille s’expectorant les poumons, mammouth et moi nous sommes partagés la tâche de demeurer avec notre fièvreuse progéniture. Et, vous l’ai-je sans doute déjà dit, je carbure à la culpabilité (nous aurions dû rester ici la semaine dernière, emmitouflées dans nos draps de flanelle! Nous n’aurions pas dû sortir! Nous aurions dû barricader portes et fenêtres pour ne pas laisser entrer les microbes. J’aurais dû, au premier tousstousse me précipiter à l’urgence pédiatrique… bref, vous voyez le genre!) Et, dois-je le rajouter, j’ai une lègère tendance à l’hypocondrie, pour moi et les miens (cette toux, là, n’est-ce pas un signe de pneumonie double? Triple? La tuberculose? Pire, la consomption? – z’avez remarqué que plus personne ne consomptionne, de nos jours? La dame aux camélias est-elle la dernière consomptionnée connue? – )

Bref, jeudi dernier, devant l’insistance de la toux, je me suis enfin décidé à consulter. Picture this, comme disait Sophia

Une mère éplorée (bon, bon, j’admets: échevelée, pas éplorée… m’enfin… on s’enfargera pas dans un détail surtout s’il est dramatique, hein!)

Une merveilleuse merveille fiévreuse, se crachant les poumons à coups de sécrétions (ma copine scénariste me dit toujours que la « réalité » se cache dans le détail, alors allons-y pour le détail)

Une salle d’attente frette d’une clinique médicale de quartier, remplie de microbes déposés sur des gens peu sympatiques (enfin, ils étaient probablement sympathiques, mais bon, on s’en fout un peu, hein!)

46 minutes d’attente (M’sieur Couillard, attendez-vous à une lettre détaillée, accompagnée d’une mise en demeure de ma part, donnez-moi juste le temps de contacter le monsieur avocat qu’on voit tous les jours à la télé, là…. Nah! Pas Claude Archambault, il est trop occupé avec Michèle Richard! Mais laissez-moi vous dire, m’sieur Couillard, que 46 minutes d’attente pour une mère angoissée, c’est une É-T-E-R-N-I-T-É!!!!!).

Un papier pour aller passer une radio (y’a un p’tit murmure dans la poumon, qu’elle me dit, la gentille docteure… un p’tit murmure! UN P’TIT MURMURE!!!!!)

Une clinique de radiologie débordée (il est 9h34, et le prochain rv est à 16h35! Rendu là, le murmure sera un bruit de torrent!!!!)

Une radio finalement prise à 19h06, puis un retour à la clinique en espérant qu’il y aura toujours de la place… (quelle angoisse, hein! Vous la sentez, ici, la tension dramatique? Non? Même pas un petit peu??? Allez, faites un effort, tudieu!)

Un médecin disponible! (Ici, vous me permettrez une légère disgression dans la réalité. Ou devrais-je dire dans la téléréalité: la réceptionniste de la clinique m’a dit que depuis que Occupation double – ou est-ce Loft story? a recommencé à la télé, la clinique est mystérieusement vide de 18h45 à 20h00, à l’exception de parents qui, comme nous, n’avons plus le temps de nous intéresser à ces ados attardés dénudés de corps comme d’esprit!)

Un verdict: un début/fin de pneumonie et/ou de bronchite… Avec ou sans antiobiotiques, c’est selon… Merveilleuse merveille n’étant jamais malade, c’est avec angoisse que j’ai supplié le doc de me conseiller. On est finalement allé avec un antiobiotique qui, je dois l’avouer, fait des merveilles!

Décidémment, dure semaine… Et je vous raconte pas le bureau qui, comme chacun le sait, n’arrête pas de tourner. Vous m’en reparlerez d’essayer de calmer un individu sur le bord de la crise d’apoplexie pour une niaiserie, entre deux quintes de toux déchirantes de ma merveille…

C’est quand, la semaine de relâche, donc?????

3 réponses sur “Dure semaine”

  1. Adorable ton texte.

    J’espère que te merveille ira mieux très vite, ce dont je ne doute pas, avec les soins de ses parents attentionnés…

    Contente de te relire. Tu m’as manquée.

  2. God is in the details, yes my Marie-Lorraine. Et quelqu’un m’a dit (qui était-ce donc?) que c’est la semaine de la santé mentale. Je sais, c’était il y a deux semaines. Mais on dirait qu’elle s’éternise…

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