J’ai été victime d’une injustice au bureau. Je commence à peine à pouvoir y réfléchir sans m’étouffer de colère. Rien de grave, sans réelles conséquences, mais une belle blessure à l’égo.
Et puis, cette semaine, coup sur coup, deux bambins se sont noyés dans la piscine familiale. Deux enfants, laissés sans « surveillance » pendant quelques secondes, quelques minutes tout au plus.
J’ai pensé à Merveilleuse merveille. À toutes les fois ou moi aussi, il m’a manqué quelques secondes d’attention, et aux conséquences: farine sur le plancher, boîte de mouchoirs complètement vidée, rouleau de papier-cul dans la toilette… rien de grave. Rien de mortel. J’ai pensé à ma copine qui a pris le chemin de l’urgence avec un enfant qui avait avalé tout le contenu de la bouteille de tylénol pour enfants. Et qui s’en est tiré avec une belle frousse et un cadenas sur la pharmacie.
Tous les parents ont une histoire d’inattention de quelques secondes à raconter. Toutes les histoires n’ont pas une fin tragique, heureusement.
Alors c’est ça, la véritable injustice. Que deux bambins meurent noyés. Pas ma petite histoire à moi. Ça remet en perspective bien des choses.
Et puis Merveilleuse merveille est rentrée du camp, bronzée et un « chouia » plus mature, me semble. Pendant que miss Météo se tue à dire qu’il y a canicule, ici, sur la terrasse au bord de la piscine, avec des amis et du pastis, on est bien. Juste bien. Je m’étais promis un bel été. Je l’ai.