Il y a des peines…

… qu’on voudrait garder pour soi, porter pour les autres. Celle-ci, prévisible depuis déjà quelques jours, se conjugue en famille. Ce weekend, nous ferons une petite cérémonie à sa mémoire. Question de se rappeler quelle place importante elle avait dans notre famille.

J’admire le courage de Mammouth, sa peine retenue, sa manière délicate mais franche d’expliquer aux enfants ce qui s’est passé. On deal toujours mieux avec la vérité, je crois. Même si elle est parfois difficile à avaler, même si cette vérité fait couler les larmes sur les joues. Ce sont des larmes qui lavent la peine.

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De culture et d’autres choses

On m’a reproché, gentiment, d’être moins présente sur mon blogue. Fatigue automnale, responsabilités de DG en période de transition pour l’organisation, et mutisme volontaire quant aux campagnes électorales qui se sont succédées. C’est assez pour manquer de temps et d’inspiration pour bloguer.

Et puis, y’a la vraie vie. Les enfants qui grandissent, les activités et les amis qui se succèdent. Les petits bonheurs quotidiens et les malheurs qui nous affectent tous. Les fêtes qui s’en viennent et qui promettent d’être chaleureuses et remplies de joyeux moments, malgré la crise économique qui menace et qui fera que malgré tout, on incitera le Père Nowel à la modération.

Aujourd’hui, alors que merveilleuse merveille participait à la fête d’une amie, Mammouth et moi en avons profité pour aller fouiner au Salon du livre. Quel bonheur! Pour moi, aller au Salon du livre a toujours été une fête. Au Saguenay, c’est mon oncle Louis, puis ensuite ses enfants, qui ont longtemps été les responsables des salons du livre. Je me souviens avec délice de l’odeur des livres neufs que je ramenais de mes virées au Salon avec mon père. Chaque année, j’avais droit à une BD, souvent le nouvel Astérix, et à un livre de contes. Puis, ado, à des romans.

Plus vieille, ça faisait partie de mes périples à Montréal, même quand j’habitais en Outaouais. Pour le trip, pour les auteurs, pour l’ambiance. Pour l’odeur des livres neufs. Pour les découvertes des petites maisons d’édition, pour les conférences/discussions. Pour le café après. Pour les rencontres impromptues et les réflexions à voix haute.

J’admire les auteurs, les connus comme les moins connus, qui prennent la peine de s’asseoir et d’attendre les « admirateurs ». Aujourd’hui, j’ai pris mon courage à deux mains pour aller au-devant de René-Daniel Dubois, pour lui dire notamment que même si je suis rarement d’accord avec lui, j’admire le fait qu’il soit un de nos trop rares polémistes, dans une société ou on ne sait plus débattre, parce qu’on confond débat et conflit. Nous avons également eu une discussion intéressante avec Gilles Paquet, sur la gouvernance, la rigueur et le cynisme ambiant. Gilles Paquet est l’idole de Mammouth, un de ses mentors, et est d’une pertinence totale pour une fonctionnaire comme moi sur les questions d’éthique et de gouvernance.

Comme toujours, ce sont les « vedettes » qui attirent le plus les gens. Au kiosque des Éditions de la Presse, cet après-midi, il y avait, côte à côte, Jean Lemire et Ricardo. La vertu et la tarte aux pommes. Plus loin, le beau Louis. Et le toujours sympathique Pierre-Léon, qui publiera bien un jour le tome 2 de son Taxi la nuit.

Bon, ça suffit le namedropping. Il y avait également plein d’auteurs moins connus, mais passionnants et surtout passionnés de littérature et de culture. À voir les milliers de gens qui étaient là cet après-midi, je suis un peu rassurée. Le livre n’est pas près de disparaître, et le web ne prendra pas toute la place.

J’ai un seul regret, celui d’avoir laissé là un livre qui m’a interpellée par son titre :« l’esclavardage », vu dans une maison d’édition de la Nouvelle-Calédonie. *wink wink, chéri… il est disponible chez Renaud-Bray… *

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No comments…

‘Frappe, et tu recevras »?????

No comments.

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.org?

Je sais, je me suis promis de ne pas parler politique. Mais ce matin, en écoutant un reportage style vox pop à Radio-Canada, je me suis dit que parfois, juste parfois, on ne mesure pas toute la chance qu’on a de vivre dans un endroit (j’allais écrire pays, mais je ne voudrais pas qu’on infère que je suis pour un parti plutôt qu’un autre!) ou le droit de vote n’est pas remis en question. Bon, trop c’est comme pas assez, peut-être, et deux élections en moins de 3 mois, c’est beaucoup, j’en conviens. Mais quand j’entends madame toutlemonde dire qu’après l’élection fédérale et l’élection américaine, elle est bien tannée de voter, je me demande quel effet pervers aura eu la campagne américaine…

Tout cela a généré une discussion intéressante au souper, alors que nous discutions de ce courriel invitant les gens à ne pas voter le 8 décembre. Ne pas voter, est-ce un geste politique? Mammouth prétend que l’absentionnisme délibéré l’est, alors que je prétend que non. Pour moi, ne pas voter, c’est laisser totalement aux autres le droit de décider pour moi qui me représentera. Ce qui est différent d’accepter le candidat démocratiquement élu. Je peux être en désaccord avec le choix démocratique, mais si j’ai participé au processus, j’ai encore le droit de m’exprimer. Si je n’ai pas participé, de quel droit puis-je chialer? Avons-nous envie que 30% de la population décide pour 70% du reste?

Ne pas voter, ce n’est pas pénaliser un parti. C’est se pénaliser soi-même.

Et puis, c’est quoi ces slogans? .org? Orgasme? Organisation? Orgorgorgorgorg?

Donnez-nous vous le pouvoir?

L’économie d’abord! Oui? Non? Peut-être?? Meuouinonmaiscrogneugneu?

Bon, je retourne à ma vraie vie.

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Yes, we did!

Maintenant, souhaitons-nous un peu d’indulgence. La perfection n’existe pas, le monde n’a pas été transformé d’un coup de baguette magique. Mais c’est drôlement bien parti!

« C’est le début d’un temps nouveau »…

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Je sais pas pour vous autres, là…

… mais après la soirée de ce soir, la campagne électrisante jusqu’à la fin, me semble que notre petite campagne provinciale va avoir l’air ben ben drabe. J’dis ça d’même là.

Pourtant, les enjeux de la campagne au Québec auront un impact direct sur nous. Évidemment, l’élection d’un président noir, porteur d’un discours d’espoir, aura des répercussions ici aussi.

Mais admettons qu’Obama met cruellement en évidence le manque de charisme de nos leaders, tous partis confondus.

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Technonouille

J’avoue, je suis nulle en matière de technologie. Moi, en autant que mon ordinateur s’allume quand je pèse sur le piton, mon bonheur est complet. J’ai apprivoisé les forums de discussion, le « chat », puis le blogue et je considère que je possède tout ce qu’il faut pour COMMUNIQUER. Je ne me prétends pas experte en rien, et la plupart du temps, faut que Mammouth m’explique longtemps pour que je comprenne. Je n’ai aucune envie de twitter, je pratique facebook en dilettante, et pour moi, tous ça, ce sont des outils.

Je lis donc avec intérêt la conversation entre Mammouth et ami Gilles, de même que les réactions provoquées un peu partout par ce qui m’apparaît être une simple question: un blogueur peut-il être un journaliste? Un journaliste devrait-il bloguer? Y a-t-il une réelle différence entre les deux? Et qui suis-je pour me prononcer?

Je suis une blogueuse. Ce qui ne veut pas dire que le contenu de mon blogue soit dépourvu d’intérêt, ou que les opinions que j’y exprime soient intéressantes. J’aurais pu être journaliste: au strict plan de l’écriture, j’aurais eu le même style. Au plan des sources, de la rigueur, de l’éthique? Même chose. Avec une plus grande obligation de pertinence et de cohérence. Pour moi, blogue ou journal sur support informatique, c’est la même chose. C’est le support qui change. Que je lise Michel C. Auger sur son carnet, que je le vois à la télé, pour moi, c’est la même personne qui s’exprime. Que je lise Patrick Lagacé sur cyberpresse ou dans la grosse presse du samedi, même regard critique. Chroniques blondes version blogue ou chroniques blondes version Journal de Montréal? Même combat. Alors le débat me laisse un peu perplexe.

En fait, pour moi, ça se résume à la pertinence du propos et à l’honnêteté intellectuelle de la personne qui écrit. Sommes-nous dans une guéguerre de chasse gardée? Peut-être. En même temps, je comprends les journalistes d’être inquiets. Qui vérifie les sources des blogueurs qui soudain, deviennent des sources officielles? Je l’ai dit souvent, l’arrivée de ces nouveaux outils a changé radicalement la manière de communiquer, particulièrement en politique. La campagne qui devrait commencer demain sera intéressante à regarder, surtout que le DGE a été un brin échaudé en 2007. Et non, je ne commenterai pas cette campagne. Je vais me garder une tite gêne.

Avons-nous pour autant une meilleure qualité d’information? Pas sûre. Lors d’une conférence, Chantal Hébert indiquait que les journalistes sont maintenant dans un monde de réaction à la réaction de la réaction. L’instantanéité. Pas ou plus grand place pour l’analyse, la réflexion, le recul. À l’autre bout de l’écran ou du journal papier, y’a nous, consommateurs d’information, toujours plus pressés, toujours plus avides de « savoir ». Pas de comprendre. Deschamps disait: on veut le woir, pas le sawoir. C’est ça. Exactement ça.

Alors… à part les journalistes, vrais ou faux, et les blogueurs, vrais ou faux, ça intéresse qui, le débat du qui dit quoi?

Publié dans Wézins | 4 commentaires

Question de perception

Deux collègues quittent cette semaine. En discussion avec l’un d’eux, il me remercie de mon écoute, mais surtout de ma manière de gérer. « Tu as deux qualités précieuses: tu sais garder ton calme et surtout, tu poses les bonnes questions, sans remettre notre expertise en cause ». J’en suis restée bouche bée.

Dans ma semaine de formation, on m’avait fait un commentaire un peu semblable, en me disant lors d’un exercice, que ma présence calme et souriante avait modifié l’énergie un peu stressée du groupe auquel je venais de me joindre. Moi? Calme et souriante?

Me semble que je suis tout, sauf calme. Tout, sauf souriante. Deux personnes, qui ne se connaissent pas, et qui portent grosso modo le même jugement. Weird, non? Ou alors, j’ai vraiment un problème de perception. Je dis souvent, à la blague, que la maternité m’a adoucie. Ou alors c’est l’âge qui fait que je n’ai plus l’énergie des grandes colères. J’ai probablement aussi développé une plus grande tolérance à l’erreur humaine, et une plus grande empathie pour mes semblables. Et humblement, je reconnais que je n’ai pas toutes les réponses.

Je ne sais pas encore ce que je ferai quand je serai grande. Mais mon voyage d’introspection est tranquillement en train de me mettre sur des pistes intéressantes. Je sais mieux ce que je ne veux pas, c’est déjà un début, non? Et j’ai envie de me voir plus souvent à travers les yeux des autres, pas seulement à travers mon oeil critique.

Pour le reste? Merveilleuse merveille est excitée à l’idée de pouvoir ramasser des tonnes de bonbons encore cette année. Elle doit se déguiser en sorcière, mais une rencontre intempestive avec un poteau la fait plutôt ressembler à un raton-laveur. Le plus beau raton-laveur, évidemment!

Et puis, je songe sérieusement à écrire le guide du savoir-vivre dans le métro. Depuis la rentrée, il y a une augmentation notable de la fréquentation, ce qui se traduit par des frictions plus fréquentes. On devrait interdire le sac-à-dos, les méga full grosses sacoches, le parfum avant 9h00 le matin et la musique qui sort des écouteurs… Si moi, à 10 pieds, je l’entends, j’ose à peine imaginer comment ça sonne dans une oreille… Prendre les transports en commun à Mourial, ça vous pratique le zen. Ça doit être pour ça que je suis calme et souriante… En fait, je suis sourde et dépassée!

Publié dans Jojo dans le métro, tranches de vie | 4 commentaires

Chouette pub!

D’habitude, la pub sociétale me laisse plutôt froide. De Vazy , la version kébéco-cheapette du stroumph sportif, aux gens décapités de la CSST ou par la SAAQ, je n’ai jamais trouvé qu’elles étaient géniales. Efficaces, peut-être, mais pas géniales en terme de pub. Mais ce soir, celle-ci m’a accrochée. Peut-être parce que j’aime la chanson de Dubois. Peut-être parce que c’est le genre de bureau ou j’aimerais travailler. Peut-être parce que je suis de bonne humeur: je « dégère » depuis 2 semaines, mais dans un tout nouveau secteur pour moi, et la période de transition s’avère intéressante. Finalement, la semaine à Ottawa m’a fait un bien fou, surtout pour les liens que j’y ai créés.

Il fait beau, les enfants et Mammouth sont de bonne humeur, on a joué dans les feuilles, et demain on fait de la tarte à la citrouille… Bref, on pourrait faire nous aussi un pub de promotion de « bougez et mangez sainement »…

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Assise sur le bout du divan

En attente du fameux « si la tendance se maintient »… Première ce soir: nous sommes 3 adultes, un téléviseur et 3 portables. Mammouth blogue la soirée des élections en direct, je fais le tour des sites intéressants, et tonton Marc regarde… je ne sais quoi. Vive la communication et les rapports humains!

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