on s’rait dû!

Blogueuses de la Rive-Nord, on s’rait dû pour une soirée mémérage, vous trouvez pas? Comme la grande majorité d’entre vous portez bédaines (la mienne étant plutôt constituée d’une masse molle, m’enfin c’est une autre histoire), on va oublier les pubs et autres endroits de perdition. Mais un petit repas vite fait, un jeudi soir? Ou un autre soir? Alors? J’attends vos suggestions…

On exclu pas les blogueurs, on est pas sexistes quand même! Mais vous demanderez à David, faut être fait fort pour passer la soirée avec 6 médames qui placottent couches, biberons vs allaitement, et maudizhommes…:-)

A vos marques, prêts, partez (party?)…

Non, je ne scoop pas le film écrit par la talentueuse Martine, à qui j’emprunte toutefois le titre.

Avant de vous faire la promesse d’essayer de garder pour moi mes réflexions pendant la campagne électorale, parce que décidémment, la politique occupe une très grande place sur ce blog maternel, j’ai quelques réflexions à partager. Ha! comme j’aimerais avoir le talent d’Alexandre, toutefois… mais à défaut de son vocabulaire, je me contenterai d’une analyse plate des joueurs en présence.

A tout seigneur, tout honneur: Jean Charest. Je n’aime pas l’homme. Il a transformé ce qui fut autrefois ma famille politique. Il n’a rien d’un libéral. Il n’a pas de contenu, pas de dossier qui le passionne. Mais je lui reconnais des qualités de « debater », et la proximité de la campagne électorale semble lui redonner le goût d’être un politicien. Au fond, on aime ça le détester, non? Et pour le show, je n’ai aucun doute. En fait, la seule inconnue, c’est sur l’objet qui deviendra la symbole de la campagne 2007. Souvenez-vous du passeport du référendum ou de la carte de crédit/carte d’assurance-maladie de la campagne 2003… Seule contrainte: ça devra se traîner facilement dans une poche de veston, pour pouvoir refaire le geste de la sortir rapidement, comme un lapin du chapeau du prestidigitateur!

Mario Dumont? Hum… le dangeureux Mario Dumont. Suffit d’une phrase clip sur les accomodements raisonnables et une promesse de 5200$ pour la mère au foyer pour que tout d’un coup, il soit redevenu un joueur clé, majeur dans le résultat de cette élection qui nous pend au bout du nez. Ce qui me dérange, chez Mario Dumont, c’est qu’il utilise, sciemment, nos peurs cachées et enfouies, nos préjugés pour nous monter les uns contre les autres. Entre vous et moi, c’est quoi le véritable danger que les femmes voilées se fassent lapider au centre-ville de Chicoutimi? Et puis, pour financer l’aide aux familles, il va couper chez les assistés sociaux? Ça nous fait une belle jambe de penser que les assistés sociaux sont tous des profiteurs, non que dis-je, des abuseurs du système, non? Il va couper quoi? La réalité, c’est que l’immense majorité des assistés sociaux sont sous-scolarisés, et par conséquent confinés aux jobines qui rendent difficile, voire impossible, une réelle réinsertion au marché du travail. Or, leur couper les vivres ne les scolarisent pas. Cela ne fait que les pousser un peu plus loin sur le chemin de l’itinérance, de la violence, de la délinquance, etc… Bref, je ne crois pas qu’on puisse bâtir une société juste et équitable en opposant les uns aux autres.

André Boisclair? C’est dommage, mais je ne crois pas qu’il ait le coffre nécessaire, non pas pour devenir Premier ministre, mais surtout pour dompter la bête qu’est le PQ. Pour amadouer les « caribous », il leur promet un référendum dans le premier mandat de son gouvernement. Je me cache peut-être la tête dans le sol, mais dites-moi, où voyez-vous le peuple réclamer à cors et à cris un référendum sur la souveraineté? D’ailleurs, est-ce encore un débat viable, que celui sur la souveraineté? Pour attirer les « mous », il essait de se dissocier des clientèles traditionnelles de son parti, mettant les syndicats en sacremouille. Profondément, je trouve cela d’une tristesse infinie: le gars est brillant – si si, je vous le jure!-, mais il a les défauts de ses qualités, et son arrogance naturelle a pris toute la place.

Françoise/Amir David/Khadir? Do I need to say more? On peut pas être contre la vertu, la tarte aux pommes et le devoir citoyen… *soupir*…. Mais je ne peux juste plus entendre le « faisons payer les riches », sinon je vais hurler!

Le parti vert? Et c’est qui déjà, son chef?

Bref, comme le disait Jean-Marc Léger ce matin, pour l’instant, les intentions de votes ont l’air à du Jell-o. Reste à choisir si on préfère son jell-o aux bleuets, aux fraises ou à la lime…

Pire que la gastro!

Si si… je vous jure! Y’a un virus encore plus insidieux, plus ravageur et plus virulent que le virus de la gastro. Et j’ai nommé: le virus de la tag! Je croyais en être épargnée, mais non, je m’y suis fait prendre. Cette fois-ci, c’est Renée Laurin, dont je vous reparlerai, qui m’a refilé la bibitte. Écrire 5 choses qu’on ne connaît pas sur moi? Comme ça? Au vu et au su de tout le monde? On se garde pas une p’tite gêne? Et v’lan dans le mystère? Mon couple survivra-t-il à une telle exposition de mon intimité personnelle? Pas évident. Pas du tout, même même.

Mais comme je suis une bonne fille (tiens, ça pourrait passer pour une vérité inédite, ça???), je me plie volontiers au jeu. Alors allons-y…

1) Je suis atteinte du syndrome de l’imposteur. Un jour, quelqu’un va finir par se rendre compte que je n’ai ni l’intelligence, ni les compétences pour occuper le poste que j’occupe.

2) J’aurais aimé être chanteuse. J’ai pas le look de Carolyne Néron (si on cherche absolument une comparaison, j’ai plutôt le look Ginette Reno sans la voix), mais je chante juste, j’ai le sens du rythme et surtout, je rêve de faire les back vocals de Blue Rodeo.

3) Je suis convaincue que dans une ancienne vie, j’étais une serviette de plage. Passer la journée couchée au soleil, c’est tout à fait mon genre d’activité. En fait, je suis une paresseuse née, mais j’ai beaucoup de misère à assumer mon identité profonde, donc je m’agite en tout sens.

4) Je trouve que l’odeur du Lestoil est tout à fait insupportable. Ca sent le désinfectant pour les pieds. Par contre, le « puishpuish » pommes et canelle a un petit côté aphrodisiaque, vous trouvez pas?

5) Je suis « addict » au coke diet. Et il n’y a aucun groupe de soutien pour moi. Dans le fond, je suis une Ovide Plouffe du Coke Diet. Et j’ai une légère, très légère tendance à l’exagération.

Sur ce, je pitche le virus à:

Bibitte, à qui j’envie son italien de mari! (meunon, Mammouth, je ne t’échangerais pas contre personne! );

Madame Unetelle, pour qu’elle occupe sa grossesse avec d’autres interrogations métaphysiques;

Dr Papillon, parce que cette fille m’impressionne par sa gentillesse et sa simplicité, sa grande intelligence. Elle sera un médecin formidable, de quoi vous donner, presque, le goût d’être malade!;

A Nadia, qui a toujours le don de me faire sourire avec ses histoires de Cornus;

et à M for Maman, qui partage mon amour pour Jim Cuddy!

 

Sur ce, vous permettrez que je rentre dans ma carapace. Non mais, a-t-on idée de se mettre à nu comme ça en plein mois de janvier!

 

 

La première neige

Je sais: dans moins de 2 mois, je sacrerai contre la m*** blanche qui nous envahie et le froid qui nous les gèle. Mais avouez que le charme de la première neige agit encore et toujours!

Après avoir installé les lumières dehors (paraît que la tendance, cette année, c’est le pas de tendance!), j’ai amené le chien de la famille prendre une longue marche, sous cette grosse neige blanche et pesante. J’ai croisé de nombreux voisins, certains d’entre eux en train d’installer les décorations de la saison (ça se dit pas, hein, que les grosses affaires soufflées en plastique avec des pères Nowel horribles et de la simili-neiqui tombe c’est ben laid quand on a vu dans la circulaire de Canadien Pneu que ça se vend, en spécial, 139$…), d’autres comme moi en train de se faire accroire qu’ils aiment l’hiver parce qu’ils sont sportifs (se laisser trainer pas une labrador de 150 livres sur fond de glace vive, c’est du sport!). Tous avaient le même sourire « première neige » étampé dans le visage.

La chienne dort, épuisée. Et je me retiens pour pas en faire autant…Tiens, après le film de Barbie Casse-Noisette, on mettra le Caillou de Noël…

Retenez cette date: le 9 novembre!

Nah, c’est pas une élection. Ni municipale. Ni provinciale. Ni fédérale.

C’est pas ma fête non plus. Mais c’est le début de ce qui pourrait devenir une belle histoire. Une histoire d’amitié. Une histoire d’amour. Une histoire de passion. Une histoire de c** NAH! Mais là, j’ai toute votre attention, non????? :-)

Bon, alors, officiellement, après consultations de sa quintessence bloguesse de banlieue, j’ai l’insigne honneur de vous inviter au premier YMXbanlieue450nordblog! (ok, on lui trouvera un p’tit nom en temps et lieu), au Irish Pub de Rosemère. Jeudi, le 9 novembre 2006, à compter de 19h30 (on peut manger, alors les ceusses qui comme nous arriveront du centreville pourront se sustenter un brin avant de tomber dans l’alcool, le sturpe et la luxure).

J’ai l’intention d’avertir les propriétaires que nous arriverons en gang. J’apprécierais donc, lundi prochain, avoir une idée du nombre de personnes qui risquent d’envahir cet endroit plein de collégiens en goguette. Ce serait donc gentil que vous me confirmiez, ou auprès de Martine d’ici dimanche prochain, vos intentions…

Moi, j’ai très très hâte. Et vous?

Mise à jour: Dylam (dont je salue la présence sur ce patio!), me faisait remarquer à juste titre que je devrais donner les coordonnées du Pub. Alors voilà:

 

283, Grande-Côte
Rosemère, Quebec Canada [map]
(450) 420-0805
http://www.oneills.ca

Le ciel est bleu, l’enfer est rouge…

Un vieil oncle à moi, unioniste bon teint, se plaisait à dire que les curés de l’époque de Duplessis apostrophaient leurs fidèles, du haut de leur chaire le dimanche, en leur disant de ne jamais oublier que le ciel était bleu, et l’enfer rouge. Belle image, non?

Et qui revient dans l’actualité. Avec la probable candidature du curé Gravel pour le Bloc québécois. J’admire l’homme. Pas pour ses prises de positions, quoique courageuses. Mais parce que pour ouvertement vivre sa foi, non pas dans le petit confort ouaté du presbytère, mais dans les bagarres quotidiennes, c’est admirable. Bien sûr, le Québec n’est pas l’Amérique latine, où les gens de Dieu font quotidiennement des miracles. Mais on a tendance à se boucher les yeux sur notre propre misère. Nos pauvres ne sont pas aussi « miséreux » qu’en Afrique, mais ils existent. Nos gais ne sont pas l’objet de répression policière, du moins pas « visible », mais ils ne sont toujours pas reconnus par notre sainte-mère l’Église. Ni par les conservateurs, mais ça, c’est une autre histoire…

Bref, le curé Gravel flirte avec l’action politique. Bravo! Ca nous changera, tiens, un curé en Chambre. Je me délecte déjà des échanges avec Vic Toews

Ceci étant dit, être Gilles Duceppe, je me garderais une p’tite méfiance. Quand on n’hésite pas à défier Benoît XVI et à encourir les foudres du Très Haut, c’est pas un chef de parti qui doit nous faire peur, hein…

Téka, ce midi, je me branche sur Bazzo.tv, où le curé Gravel est invité…

Dure, dure, la levée du corps

Quel beau weekend! Des amis – non, n’insistez pas, j’ai juré de respecter l’anonymat des vedettes que nous fréquentons…- des enfants qui s’amusent dans la piscine jusqu’à avoir les lèvres bleues, de la bonne bouffe, du vin, du soleil mais pas de canicule…

On peut rien demander de plus, hein? Sauf que ça dure… et que les maringouins se trouvent d’autres sources alimentaires que nous!

Et comme disait l’un de nos invités, le San Pellegrino, c’est rough sur le système! Ben quoi, à la mi-quarantaire, on vit dangeureusement; on mélange sans même se soucier des effets secondaires, rosé/vin blanc/porto et eau minérale (ou misérable???). Surtout quand nos amis/invités (non j’ai dit! Je ne trahirai pas l’identité de ces aimables personnes!!!! Quoique monnayant un versement pré-autorisé de 5 easy payments… Nah! JamaisNever!) ont un bon 10 ans de moins que nous, faut faire semblant d’être capable de tenir la route.

Ca doit être pour cela que depuis mon arrivée au bureau, je tourne en rond, incapable de me concentrer sur quoi que ce soit. Et puis zut! Pour une fois, le contribuable en aura moins pour son fric, et moi je me remets tranquillement de ce dur weekend de plaisirs.

 

L’Homme, ce grand mystère…

Médames, parlons frinchement: comprenez-vous le mâle? L’Homme, dans toute sa splendeur? Ses secrets, ses pudeurs, ses craintes, ses certitudes, ses assurances, ses doutes, ses bravades? Le celui qui nous émeut, nous enrage, nous fait rire, nous déroute? Le grand ado attardé ou le pépère avant l’âge? Vous avez vous-mêmes expérimenté différents modèles, et vous êtes capables de dégager des lignes directrices, assez pour penser à commencer à rédiger un manuel pratico-pratique de l’utilisation de la chose? Vous avez songé un instant à vous en inspirer pour rédiger votre thèse de doctorat? Ou des textes de cartes de fêtes des pères pour une compagnie que non, nous ne nommerons pas pour protéger la réputation de l’innocente??? Alors vous êtes toute désignée pour répondre à cette question qui me turlupine depuis mon adolescence (et je rappelle que j’ai la mi-quarantaine assumée, là!):

C’est quoi le trip de jouer de la guitare sans guitare????? Même à 50 ans????? De se faire aller les doigts dans le vide sur le bord de la cuisse en tapant furieusement du pied?????
J’arrive pas à comprendre, mais me semble que c’est aussi génétiquement mâle que de ne pas refermer les panneaux d’armoires… m’enfin…

 

mise à jour : Zigounette, une fidèle lectrice (ben quoi, elle est venue une fois, elle reviendra peut-être, faut être optimiste, non!) m’a envoyé un lien absolument horrible, mais qui illustre le propos.Merci Zigounette, merci d’avoir ouvert mes horizons à cette réalité que je n’ose qualifier!

http://www.airguitarquebec.com/

Le « wézin » psychopate

Petite vie de banlieue, voisins psychopates. Le mien l’est particulièrement. Je l’appelle affectueusement, dans son dos bien entendu, le psychopate de la souffleuse à feuilles. Tous les jours, TOUS les jours, il sort son infernale machine et souffle les quelques malheureuses feuilles qui ont osé aller choir sur son terrain. Vous imaginez l’orgasme quotidien qu’il se paie l’automne, quand mes 22 érables décident de se dénuder?

Et je vous cause pas de l’hiver: à la moindre chute de neige, il sort son balai (l’infernale machine se reposant après un automne chargé!) pour épousseter le haut de la haie de cèdres… Oui, vous avez bien lu! Et non, ce n’est pas une bonne blague digne du Capitaine Bonhomme!

Et vous, vos wézins?  Parlez-moi d’eux, j’ai besoin de savoir que je ne suis pas tombée sur l’unique spécimen rare au Québec…