Je grandis

En fait, ma merveilleuse merveille grandit. Cette semaine, Mammouth et moi sommes allés l’inscrire à la maternelle. Déjà. J’ai l’impression que le temps va trop vite.

En fait, j’ai de la difficulté à réaliser que je n’ai plus 20 ans. Ni même 30. Hier, j’ai travaillé tard, et en revenant dans le métro, à 21h00, je me répètais qu’à presque 50 ans, c’est pas une vie que de trainer dans le métro à cette heure. Bon, j’exagère, je suis à plus de 5 ans de mon cinquantième anniversaire. Mais là n’est pas le propos. Pour la première fois, ça m’a frappée que j’avais vraiment eu ma fille sur le tard et que même avec toute la bonne volonté du monde, nous aurions toujours 40 ans de différence. J’ai de la difficulté à réaliser, mais pas à accepter. J’assume ma quarantaine.

Et puis, une copine à moi est enceinte. Et secrètement, je la jalouse un peu. Pour moi, ce temps-là est bien fini *je n’ai aucune envie d’entrer dans le Guinness des records pour maternité tardive!*, mais j’ai une petite pointe de regret à l’idée que pour moi, ce temps-là est bien fini.

Et en même temps, je ne me vois pas du tout recommencer les nuits blanches, le sein continuellement sorti pour répondre « à la demande », et les dents, et les fesses rouges, et la crise du non, et le f**** four, etc. Non, ma fille grandit, pas toujours en sagesse, mais en beauté et en espièglerie, et avec elle, moi aussi je grandis. Et pas toujours en sagesse, hélas! 🙂

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Et moi qui m’inquiétais de ma neutralité…

Je sais, vous penserez que mon jupon dépasse. Il fut un temps où c’est tout ce que je portais, un jupon.

Je viens d’écouter la conférence de presse de Bernard Drainville. Pénible. Deux constats: non, personne ne remet en cause le droit d’un individu, fusse-t-il journaliste, de se porter candidat pour un parti politique. La belle époque où les journalistes de Radio-Canada se devaient d’être fédéralistes est révolue, et grand bien nous en fasse, ça assure une certaine objectivité, pour ne pas dire une objectivité certaine. Mais quand le journaliste ne donne sa démission que lorsqu’on lui offre un comté sûr, comment ne pas douter de son manque de détachement envers le parti qui lui propose? Surtout quand Drainville admet que dès mercredi dernier, donc 3 jours avant l’enregistrement de son entrevue avec André Boisclair, il avait été approché, par l’entremise de sa conjointe, par Jacques Parizeau? J’ai beaucoup, beaucoup de difficulté à croire Drainville quand il dit qu’après avoir dit non une première fois vendredi, il avait toute l’objectivité voulue pour faire son travail de journaliste le lendemain.

Deuxièmement, nous n’avons rien à envier aux français quand aux « émois » électoraux… Je ne juge pas de la candidature de Drainville, les électeurs de Marie-Victorin le feront. Pour l’avoir brièvement cotoyé à une autre époque, je lui reconnais des qualités de coeur et je crois qu’il pense sincèrement pouvoir faire une différence. Je me questionne uniquement sur le fait qu’il entame bien mal sa nouvelle carrière, en se plaçant au centre du controverse qui n’est pas à la veille de s’éteindre et qui ne fait que jeter un pavé de plus dans la mar(d)e du PQ. Et ça ne fait que confirmer, pour une bonne partie de la population, que la politique, c’est du spectacle.

Sur une note plus joyeuse, le gouvernement Charest vient de mettre sur pied une commission d’étude sur les accomodemments raisonnables quant aux différences culturelles. Youppi! Un autre comité! Qui aura probablement lui-même un sous-comité qui pourra en déférer à une instance supérieure. J’vous l’dit, j’ai presqu’autant hâte de lire le rapport que les livres à venir de Mère indigne et Un taxi la nuit!

« Môman, môman, môman, ta fille passe un mauvais moment, y’a d’la brume dans ma galaxie… »

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Etre en feu…

Y’a des expressions, comme ça, qui prennent soudain un tout autre sens. « Etre en feu » « Non, pas ce soir, je suis brûlée… »… « Ma profession: femme au foyer »…. En bout de piste, y’a des semaines où je pense que décidemment, j’ai laissé mon cerveau quelque part en chemin… Je vous raconterai pas dans le détail l’épisode peu glorieux de mon avant Superbowl, mais laissez-moi vous avouer que de plus en plus, je sens que j’ai besoin de vacances. Longues.

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Cornemuse qu’on s’amuse!

Si ma neutralité de fonctionnaire n’était pas en jeu, je pense que je me précipiterais pour prendre ma carte de membre du PQ. RHR, mon idole, qualifierait la situation d’extrêmement distrayante….

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La pensée magique

« J’y vois une occasion pour le PQ de refaire ses devoirs« …. cré André!

Et j’imagine très bien Chantal, tôt ce matin, en route pour le nettoyeur, les habits de PM de son Bernard sous le bras. Après la multiplication des entrevues de son homme – qui, contrairement à Pat Lagacé ne s’est manifestement pas imposé de devoir de réserve!- on se dit qu’il n’attend que l’appel du peuple pour sauver le Québec!

Et puis, voulez-vous bien me dire ce qu’il y a dans l’eau de la région de Québec? Misère!

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Fait longtemps, non?

Que c’était le temps des fêtes? Qu’on avait quelques jours pour souffler, pour se retrouver en famille, entre amis? Me semble que depuis le retour, je cours après ma queue. Enfin, façon de parler…

Alors petit texte décousu. Comme ma tête ces jours-ci.

Si jamais Mammouth se décidait à me lapider, pas de problème, je me réfugie à Hérouxville! Non, je ne me farcirai pas une étude socio-politico-politicocorecto! Ma seule réflexion, c’est que si Hérouxville a passé à l’action, je soupçonne que plusieurs municipalités, et pas nécessairement uniquement les petites, y ont sérieusement songé. Sortie de la « grande ville », la tolérance s’exprime autrement et l’accommodement devient moins raisonné, faut croire. Tiens, ça me fait penser qu’aux prochaines élections provinciales – je désespère d’en avoir au fédéral avant l’an prochain, faudra me faire à l’idée *soupir* – on pourra mesurer la tolérance de nos concitoyens sur le passé de Boisclair ou l’intransigeance de Dumont. De bien beaux débats en perspective…

Autre petit commentaire: je sais pas pour vous, mais je balance encore entre le rire et les larmes sur la p’tite recrue vedette du Lac, le doc Bolduc. Naïveté? Fraîcheur? Innocence? Misère, encore un qu’on sacrifiera sur l’autel du sauveur. Et en faisant le saut en politique, c’est l’hôpital d’Alma qui risque de souffrir du départ de celui qui l’a remis sur ses tracks.

Bon, on prend un autre appel. Docteur, c’est grave? Diabète, vous dites? Je sais… j’en ai fait enceinte. Votre confrère m’avait pourtant averti, au test de contrôle post-allaitement, que cette petite intolérance au glucose pouvait se transformer en méchant diabète si je ne faisait pas attention à mon alimentation. Je sais. Mauvaise fille. Mais comment résister au chant de la crème glacée chocolat et cerises? Et puis, Mammouth fait le meilleur carbonara au monde! Ah! on est pas encore sûr? Vous voulez me revoir? Hum… Dans la vraie vie, c’est un appel de la secrétaire m’indiquant qu’une légère irrégularité au niveau de mes glycémies me valait un rendez-vous spécial avec mon doc préféré. Auparavant, je m’étais tapée la réceptionniste qui, à mon cri de désespoir de devoir attendre jusqu’au lundi suivant pour parler à la secrétaire, m’a répondu d’un encourageant « Ben oui, c’est platte, hein! Bon weekend »... Encore une chance que je ne suis pas violente… Entretemps, j’essaies de garder en laisse le petit hamster dans mon cerveau, sinon d’ici le rendez-vous, je me serai auto-diagnostiqué 3 cancers, 2 maladies dégénératives et probablement un problème de santé mentale.

Et puis non, j’ai pas trippé sur Pat Lagacé hier. Ni sur le psy Corneau. Entre les deux, j’en ai dormi un bout, et j’ai fait mon vidéo d’exercices. Fesses d’enfer, here I come!

Sur ce, c’est pas que je vous aime pas, mais être au bureau à 19h30, alors que Mammouth et ma merveilleuse merveille sont bien au chaud à la maison, ça me fait suer un brin. Alors tourlou!

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Les filles, z’êtes hot!

Mes « taguées » ont relevé le défi! Avec humour, grâce et élégance! Merci, les filles. Z’êtes hot!

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Le hasard. Le destin. La vie. Tout simplement.

Il y a toujours, dans la vie, des hasards. Des rendez-vous manqués. La fois ou à cause de la xième panne du métro, vous arrivez en retard à un rendez-vous qui aurait pu changer votre vie. La fois ou vous n’avez pas été assez vite pour ouvrir la porte, alors que le téléphone sonnait dans un appartement désespérement vide, et que vous passez 5 minutes à dire « Allo, allo! » comme si la personne aimée au bout du fil allait vous entendre. Ou encore, que l’employeur de rêve n’a pas laissé de message et a engagé quelqu’un d’autre… En contrepartie, y’a aussi des instants magiques.Des instants importants, parfaits. Le moment, par exemple, ou vous plongez, pour la première fois, votre regard dans celui de votre enfant.

Y’a des personnes qui, sans le savoir, croisent votre route et y laissent une trace. Qui, sans même en être conscients, vous réconfortent. Quand, plusieurs années plus tard, vous les rencontrer dans la vraie vie, la question de savoir s’ils seront à la hauteur de ce que vous aviez imaginé est angoissante.

C’est avec cette angoisse que j’allais rencontrer celle qui, sans s’en douter, a assisté à mon accouchement. Qui, toujours sans s’en douter, m’a réconfortée par un texte sur le « char familial ». Bon, ça mérite quelques explications, parce qu’à vous gratter la tête comme ça à essayer de me suivre, vous allez décorer votre clavier de desquamations pas toujours jolies…

Quand j’ai accouchée de ma merveilleuse merveille (encore une coincidence, c’était le sujet de son papier d’aujourd’hui), c’est sa doc qui était présente. Entre deux contractions, la doc et Mammouth s’en donnaient à coeur joie dans le placotage mondain et les anecdotes partagées, ou il fut abondemment question d’eux. Au point ou je devais, l’air de rien, m’excuser de gâcher leur fun parce que là, selon le moniteur, j’avais une contraction et que j’allais pousser un peu… Vous essayerez de suivre une conversation, les jambes élégamment écartées, le souffle un peu court, la face toute plissée d’efforts… Sans compter qu’entre deux « pousse, baby, pousse », vous devez dire au père de l’être à naître d’enlever son pied de sur votre tuyau d’oxygène parce que là, vous manquez d’air un peu… Bref, grâce à l’épidurale , j’aurai pu participer un peu à la conversation en hurlant mes réponses.

Plus tard, alors que je désespérais de l’allure de la voiture familiale – devrais-je écrire de la dump familiale??? – c’est encore son papier sur ce qu’est un char de mère qui m’a réconciliée avec la vie. Elle y écrivait qu’un char de maman, ça pue, c’est désordre et que c’est NORMAL.

Bref, Renée Laurin faisait partie de ma vie sans savoir qu’elle faisait partie de ma vie. Et me voilà rassurée: c’est même mieux en vraie! Un petit bout de femme, une dynamo, une maman, une musicienne. Une vraie personne avec qui je me promets bien d’aller prendre un café de bonnes femmes, sans les enfants, sans les chums.

Ce sont des rencontres comme celles-là qui me font apprécier ma vie. La vie. Tout simplement.

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Pire que la gastro!

Si si… je vous jure! Y’a un virus encore plus insidieux, plus ravageur et plus virulent que le virus de la gastro. Et j’ai nommé: le virus de la tag! Je croyais en être épargnée, mais non, je m’y suis fait prendre. Cette fois-ci, c’est Renée Laurin, dont je vous reparlerai, qui m’a refilé la bibitte. Écrire 5 choses qu’on ne connaît pas sur moi? Comme ça? Au vu et au su de tout le monde? On se garde pas une p’tite gêne? Et v’lan dans le mystère? Mon couple survivra-t-il à une telle exposition de mon intimité personnelle? Pas évident. Pas du tout, même même.

Mais comme je suis une bonne fille (tiens, ça pourrait passer pour une vérité inédite, ça???), je me plie volontiers au jeu. Alors allons-y…

1) Je suis atteinte du syndrome de l’imposteur. Un jour, quelqu’un va finir par se rendre compte que je n’ai ni l’intelligence, ni les compétences pour occuper le poste que j’occupe.

2) J’aurais aimé être chanteuse. J’ai pas le look de Carolyne Néron (si on cherche absolument une comparaison, j’ai plutôt le look Ginette Reno sans la voix), mais je chante juste, j’ai le sens du rythme et surtout, je rêve de faire les back vocals de Blue Rodeo.

3) Je suis convaincue que dans une ancienne vie, j’étais une serviette de plage. Passer la journée couchée au soleil, c’est tout à fait mon genre d’activité. En fait, je suis une paresseuse née, mais j’ai beaucoup de misère à assumer mon identité profonde, donc je m’agite en tout sens.

4) Je trouve que l’odeur du Lestoil est tout à fait insupportable. Ca sent le désinfectant pour les pieds. Par contre, le « puishpuish » pommes et canelle a un petit côté aphrodisiaque, vous trouvez pas?

5) Je suis « addict » au coke diet. Et il n’y a aucun groupe de soutien pour moi. Dans le fond, je suis une Ovide Plouffe du Coke Diet. Et j’ai une légère, très légère tendance à l’exagération.

Sur ce, je pitche le virus à:

Bibitte, à qui j’envie son italien de mari! (meunon, Mammouth, je ne t’échangerais pas contre personne! );

Madame Unetelle, pour qu’elle occupe sa grossesse avec d’autres interrogations métaphysiques;

Dr Papillon, parce que cette fille m’impressionne par sa gentillesse et sa simplicité, sa grande intelligence. Elle sera un médecin formidable, de quoi vous donner, presque, le goût d’être malade!;

A Nadia, qui a toujours le don de me faire sourire avec ses histoires de Cornus;

et à M for Maman, qui partage mon amour pour Jim Cuddy!

 

Sur ce, vous permettrez que je rentre dans ma carapace. Non mais, a-t-on idée de se mettre à nu comme ça en plein mois de janvier!

 

 

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Pas indigne, mais pas loin!

Meunon, je ne parle pas de la vraie, là! Je n’ai ni son talent, ni son lectorat. Et c’est très bien comme ça. Mais dans l’indignité, je m’en viens très très bien.

Picture this, comme disait Sofia: heure du lunch. Nous sommes allés souper chez des copains, hier, nous sommes rentrés tard et la panse pleine *des cailles farcies au foie gras, accompagnées d’excellents vins – le copain est un connaisseur…*. Ce soir, souper de fête pour la plus grande, qui a demandé expressément l’extraordinaire lasagne de Dr. Papillon *merci encore pour la recette*. Donc, pas question de gastronomie ce midi. Des sandwiches jambon/fromage et, oh! indigne, des frites…  Sans aucune once de culpabilité.

Soudain, la plus grande demande: « Dis, y’a encore de la sauce andalouse? »… Horreur! Mon petit hamster perso s’agite dans ce qui me reste de fonctionnel dans le cerveau. Dire la vérité? Mentir? Faire comme si je n’avais pas entendu? Feindre l’évanouissement? Crier au feu?

Ce que vous ignorez, lectorat peu nombreux mais fidèle, c’est que la sauce Andalouse, on en trouve pas au Canada, et que c’est Mère indigne elle-même, ou plutôt Père indigne, qui sacrifie sa réserve perso de cette sauce merveilleuse, faite tout exprès pour les frites, en échange de mon silence. Yup! De mon silence! Ou serait-ce plutôt en échange de mon abandon des droits d’auteur? Mauzus de mémoire, hein! Anyway…

Donc, comme ma capacité de faire chanter Père et Mère indigne est plutôt limitée, c’est avec parcimonie que je distribue MA sauce.  J’en suis à mon dernier pot et oui, j’avoues: j’ai failli mentir pour me le réserver. Si c’est pas totalement indigne, ça, je sais pas ce que c’est!

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