Maman, j’ai une confidence à te faire…

… me chuchote ma merveilleuse merveille dimanche. Confidence? Hum hum…
“J’ai un amoureux”…
“Il s’appelle Samuel”…
“Il est dans le groupe des hippocampes”…
“Il a 5 ans et demi”…
“Il va me donner un bisou à la Saint-Laventin”…
Pour celles et ceux qui connaissent Mère indigne, mettons que là, j’ai failli faire de la soupe!
“Choupette, on va garder ça entre toi et moi. Pas besoin d’en parler à papa…”… Comment je vais survivre à son adolescence, moi?

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Je manque de souffle

12 février, c’est quand la fin de l’année pour qu’on puisse souffler… les vacances de l’été bien trop loin mais bon sang, une mère qui s’essouffle on n’a jamais vu cela.

C’est vrai que 3 semaines de carnaval c’est long et que les artistes qui viennent de loin, y sont en vacances eux et ils sont en forme mais cela me m’a jamais épuisée à ce point là. Ok l’anniversaire de canard joli et 10 de ses copines à l’école du cirque, cela fatigue un tantinet (mais en passant pour ceux de Québec avec moussaillons, c’est une super activité!). Puis ah oui c’est vrai, je cherche une maison, visite, enlève les bottes, remets les bottes, visite ailleurs et on recommence… non non je ne suis pas difficile mais trouver la maison idéale pour que les enfants soient heureux ce n’est pas toujours simple. Ah oui, je souffle de peine et de misère car je change de boulot et je m’essouffle à essayer de fermer mes dossiers tout en respectant les sacros saints horaires de l’école, de la danse, du ski, du château de glace qui est en construction devant ma porte patio, de mon fils et de sa carte de valentin pour son amoureuse (et moi qui avais des doutes sur son orientation sexuelle lorsque je le voyais jouer à la poupée), du dentiste qui me pompe toujours autant d’argent et dont je suis tannée de voir la fraise, de l’ORL qui s’amuse à jouer avec son aspirateur dans mes sinus pour soi-disant que je respire mieux mais voilà, je suis à bout de souffle… ben oui quoi j’ai la grippe, cela arrive à tout le monde au moins une fois par année de manquer d’air pour respirer par le nez!

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Je grandis

En fait, ma merveilleuse merveille grandit. Cette semaine, Mammouth et moi sommes allés l’inscrire à la maternelle. Déjà. J’ai l’impression que le temps va trop vite.

En fait, j’ai de la difficulté à réaliser que je n’ai plus 20 ans. Ni même 30. Hier, j’ai travaillé tard, et en revenant dans le métro, à 21h00, je me répètais qu’à presque 50 ans, c’est pas une vie que de trainer dans le métro à cette heure. Bon, j’exagère, je suis à plus de 5 ans de mon cinquantième anniversaire. Mais là n’est pas le propos. Pour la première fois, ça m’a frappée que j’avais vraiment eu ma fille sur le tard et que même avec toute la bonne volonté du monde, nous aurions toujours 40 ans de différence. J’ai de la difficulté à réaliser, mais pas à accepter. J’assume ma quarantaine.

Et puis, une copine à moi est enceinte. Et secrètement, je la jalouse un peu. Pour moi, ce temps-là est bien fini *je n’ai aucune envie d’entrer dans le Guinness des records pour maternité tardive!*, mais j’ai une petite pointe de regret à l’idée que pour moi, ce temps-là est bien fini.

Et en même temps, je ne me vois pas du tout recommencer les nuits blanches, le sein continuellement sorti pour répondre « à la demande », et les dents, et les fesses rouges, et la crise du non, et le f**** four, etc. Non, ma fille grandit, pas toujours en sagesse, mais en beauté et en espièglerie, et avec elle, moi aussi je grandis. Et pas toujours en sagesse, hélas! 🙂

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Et moi qui m’inquiétais de ma neutralité…

Je sais, vous penserez que mon jupon dépasse. Il fut un temps où c’est tout ce que je portais, un jupon.

Je viens d’écouter la conférence de presse de Bernard Drainville. Pénible. Deux constats: non, personne ne remet en cause le droit d’un individu, fusse-t-il journaliste, de se porter candidat pour un parti politique. La belle époque où les journalistes de Radio-Canada se devaient d’être fédéralistes est révolue, et grand bien nous en fasse, ça assure une certaine objectivité, pour ne pas dire une objectivité certaine. Mais quand le journaliste ne donne sa démission que lorsqu’on lui offre un comté sûr, comment ne pas douter de son manque de détachement envers le parti qui lui propose? Surtout quand Drainville admet que dès mercredi dernier, donc 3 jours avant l’enregistrement de son entrevue avec André Boisclair, il avait été approché, par l’entremise de sa conjointe, par Jacques Parizeau? J’ai beaucoup, beaucoup de difficulté à croire Drainville quand il dit qu’après avoir dit non une première fois vendredi, il avait toute l’objectivité voulue pour faire son travail de journaliste le lendemain.

Deuxièmement, nous n’avons rien à envier aux français quand aux « émois » électoraux… Je ne juge pas de la candidature de Drainville, les électeurs de Marie-Victorin le feront. Pour l’avoir brièvement cotoyé à une autre époque, je lui reconnais des qualités de coeur et je crois qu’il pense sincèrement pouvoir faire une différence. Je me questionne uniquement sur le fait qu’il entame bien mal sa nouvelle carrière, en se plaçant au centre du controverse qui n’est pas à la veille de s’éteindre et qui ne fait que jeter un pavé de plus dans la mar(d)e du PQ. Et ça ne fait que confirmer, pour une bonne partie de la population, que la politique, c’est du spectacle.

Sur une note plus joyeuse, le gouvernement Charest vient de mettre sur pied une commission d’étude sur les accomodemments raisonnables quant aux différences culturelles. Youppi! Un autre comité! Qui aura probablement lui-même un sous-comité qui pourra en déférer à une instance supérieure. J’vous l’dit, j’ai presqu’autant hâte de lire le rapport que les livres à venir de Mère indigne et Un taxi la nuit!

« Môman, môman, môman, ta fille passe un mauvais moment, y’a d’la brume dans ma galaxie… »

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Etre en feu…

Y’a des expressions, comme ça, qui prennent soudain un tout autre sens. « Etre en feu » « Non, pas ce soir, je suis brûlée… »… « Ma profession: femme au foyer »…. En bout de piste, y’a des semaines où je pense que décidemment, j’ai laissé mon cerveau quelque part en chemin… Je vous raconterai pas dans le détail l’épisode peu glorieux de mon avant Superbowl, mais laissez-moi vous avouer que de plus en plus, je sens que j’ai besoin de vacances. Longues.

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Cornemuse qu’on s’amuse!

Si ma neutralité de fonctionnaire n’était pas en jeu, je pense que je me précipiterais pour prendre ma carte de membre du PQ. RHR, mon idole, qualifierait la situation d’extrêmement distrayante….

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La pensée magique

« J’y vois une occasion pour le PQ de refaire ses devoirs« …. cré André!

Et j’imagine très bien Chantal, tôt ce matin, en route pour le nettoyeur, les habits de PM de son Bernard sous le bras. Après la multiplication des entrevues de son homme – qui, contrairement à Pat Lagacé ne s’est manifestement pas imposé de devoir de réserve!- on se dit qu’il n’attend que l’appel du peuple pour sauver le Québec!

Et puis, voulez-vous bien me dire ce qu’il y a dans l’eau de la région de Québec? Misère!

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Fait longtemps, non?

Que c’était le temps des fêtes? Qu’on avait quelques jours pour souffler, pour se retrouver en famille, entre amis? Me semble que depuis le retour, je cours après ma queue. Enfin, façon de parler…

Alors petit texte décousu. Comme ma tête ces jours-ci.

Si jamais Mammouth se décidait à me lapider, pas de problème, je me réfugie à Hérouxville! Non, je ne me farcirai pas une étude socio-politico-politicocorecto! Ma seule réflexion, c’est que si Hérouxville a passé à l’action, je soupçonne que plusieurs municipalités, et pas nécessairement uniquement les petites, y ont sérieusement songé. Sortie de la « grande ville », la tolérance s’exprime autrement et l’accommodement devient moins raisonné, faut croire. Tiens, ça me fait penser qu’aux prochaines élections provinciales – je désespère d’en avoir au fédéral avant l’an prochain, faudra me faire à l’idée *soupir* – on pourra mesurer la tolérance de nos concitoyens sur le passé de Boisclair ou l’intransigeance de Dumont. De bien beaux débats en perspective…

Autre petit commentaire: je sais pas pour vous, mais je balance encore entre le rire et les larmes sur la p’tite recrue vedette du Lac, le doc Bolduc. Naïveté? Fraîcheur? Innocence? Misère, encore un qu’on sacrifiera sur l’autel du sauveur. Et en faisant le saut en politique, c’est l’hôpital d’Alma qui risque de souffrir du départ de celui qui l’a remis sur ses tracks.

Bon, on prend un autre appel. Docteur, c’est grave? Diabète, vous dites? Je sais… j’en ai fait enceinte. Votre confrère m’avait pourtant averti, au test de contrôle post-allaitement, que cette petite intolérance au glucose pouvait se transformer en méchant diabète si je ne faisait pas attention à mon alimentation. Je sais. Mauvaise fille. Mais comment résister au chant de la crème glacée chocolat et cerises? Et puis, Mammouth fait le meilleur carbonara au monde! Ah! on est pas encore sûr? Vous voulez me revoir? Hum… Dans la vraie vie, c’est un appel de la secrétaire m’indiquant qu’une légère irrégularité au niveau de mes glycémies me valait un rendez-vous spécial avec mon doc préféré. Auparavant, je m’étais tapée la réceptionniste qui, à mon cri de désespoir de devoir attendre jusqu’au lundi suivant pour parler à la secrétaire, m’a répondu d’un encourageant « Ben oui, c’est platte, hein! Bon weekend »... Encore une chance que je ne suis pas violente… Entretemps, j’essaies de garder en laisse le petit hamster dans mon cerveau, sinon d’ici le rendez-vous, je me serai auto-diagnostiqué 3 cancers, 2 maladies dégénératives et probablement un problème de santé mentale.

Et puis non, j’ai pas trippé sur Pat Lagacé hier. Ni sur le psy Corneau. Entre les deux, j’en ai dormi un bout, et j’ai fait mon vidéo d’exercices. Fesses d’enfer, here I come!

Sur ce, c’est pas que je vous aime pas, mais être au bureau à 19h30, alors que Mammouth et ma merveilleuse merveille sont bien au chaud à la maison, ça me fait suer un brin. Alors tourlou!

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Les filles, z’êtes hot!

Mes « taguées » ont relevé le défi! Avec humour, grâce et élégance! Merci, les filles. Z’êtes hot!

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Le hasard. Le destin. La vie. Tout simplement.

Il y a toujours, dans la vie, des hasards. Des rendez-vous manqués. La fois ou à cause de la xième panne du métro, vous arrivez en retard à un rendez-vous qui aurait pu changer votre vie. La fois ou vous n’avez pas été assez vite pour ouvrir la porte, alors que le téléphone sonnait dans un appartement désespérement vide, et que vous passez 5 minutes à dire « Allo, allo! » comme si la personne aimée au bout du fil allait vous entendre. Ou encore, que l’employeur de rêve n’a pas laissé de message et a engagé quelqu’un d’autre… En contrepartie, y’a aussi des instants magiques.Des instants importants, parfaits. Le moment, par exemple, ou vous plongez, pour la première fois, votre regard dans celui de votre enfant.

Y’a des personnes qui, sans le savoir, croisent votre route et y laissent une trace. Qui, sans même en être conscients, vous réconfortent. Quand, plusieurs années plus tard, vous les rencontrer dans la vraie vie, la question de savoir s’ils seront à la hauteur de ce que vous aviez imaginé est angoissante.

C’est avec cette angoisse que j’allais rencontrer celle qui, sans s’en douter, a assisté à mon accouchement. Qui, toujours sans s’en douter, m’a réconfortée par un texte sur le « char familial ». Bon, ça mérite quelques explications, parce qu’à vous gratter la tête comme ça à essayer de me suivre, vous allez décorer votre clavier de desquamations pas toujours jolies…

Quand j’ai accouchée de ma merveilleuse merveille (encore une coincidence, c’était le sujet de son papier d’aujourd’hui), c’est sa doc qui était présente. Entre deux contractions, la doc et Mammouth s’en donnaient à coeur joie dans le placotage mondain et les anecdotes partagées, ou il fut abondemment question d’eux. Au point ou je devais, l’air de rien, m’excuser de gâcher leur fun parce que là, selon le moniteur, j’avais une contraction et que j’allais pousser un peu… Vous essayerez de suivre une conversation, les jambes élégamment écartées, le souffle un peu court, la face toute plissée d’efforts… Sans compter qu’entre deux « pousse, baby, pousse », vous devez dire au père de l’être à naître d’enlever son pied de sur votre tuyau d’oxygène parce que là, vous manquez d’air un peu… Bref, grâce à l’épidurale , j’aurai pu participer un peu à la conversation en hurlant mes réponses.

Plus tard, alors que je désespérais de l’allure de la voiture familiale – devrais-je écrire de la dump familiale??? – c’est encore son papier sur ce qu’est un char de mère qui m’a réconciliée avec la vie. Elle y écrivait qu’un char de maman, ça pue, c’est désordre et que c’est NORMAL.

Bref, Renée Laurin faisait partie de ma vie sans savoir qu’elle faisait partie de ma vie. Et me voilà rassurée: c’est même mieux en vraie! Un petit bout de femme, une dynamo, une maman, une musicienne. Une vraie personne avec qui je me promets bien d’aller prendre un café de bonnes femmes, sans les enfants, sans les chums.

Ce sont des rencontres comme celles-là qui me font apprécier ma vie. La vie. Tout simplement.

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