Un certain malaise, pour ne pas dire un malaise certain

En forme pour une p’tite polémique? Here we go!

Déjà, hier, aux nouvelles, ça me chicotait. Là, de le voir dans ma grosse Presse du mercredi, ça recrée le même malaise. En pire.

Mme Harper en larmes sur la tombe de son grand-oncle mort pendant la guerre, au cimetière de Vimy, et son mari, notre Premier sinitre, qui n’a même pas appelé les proches de la petite famille décimée au Liban. Est-ce juste moi qui accroche? Je ne veux pas qualifier le chagrin de madame Harper, elle a légitimement le droit de pleurer le vieil oncle. Mais me semble que dans les circonstances, un peu de pudeur… Les « apparatchiks » de communications qui entourent le premier sinistre ont encore du chemin à faire….

 

Un acte de foi

Ma merveilleuse merveille, qui aura 4 ans dans quelques semaines, fera une grande expédition demain: la plage. Avec sa meilleure copine *qui n’a rien d’une Eugénie, dieu merci!*,  ainsi que la maman et le papa de la meilleure copine. Sans moi. Sans mammouth. Qui m’a jeté un regard que je qualifierais d’oblique quand j’ai exprimé un doute… « Elle est pas un peu jeune, là? La plage? T’es sûr??? »

Vous pensez que je vais survivre à mon angoisse maternelle?

La guerre, yes sir!

Je suis une junkie de l’information. Mammouth aussi. Notre fille est née pendant la deuxième guerre du Golf (celle de Bush fils). Toute petite, à quelques semaines, elle réagissait au jingle des émissions spéciales à RDI. Je me plais à dire que le premier mot qu’elle a balbutié a été Bagdad et non maman… Et que chez-nous, Bernard Derome a longtemps concurrencé Caillou.
Je me souviens de la première nuit oû les obus ont commencé à tomber sur l’Irak. J’allaitais ma fille, dans le noir, en pleurant. En me disant qu’à Bagdad, il y avait une mère terrorisée par le bruits des bombes qui, comme moi, donnait le sein à son enfant, l’angoisse chevillée au corps. Je me demandais si, à sa place, j’aurais la force de continuer, ou si alors le fait d’avoir donné la vie était plus fort que tout. Je me disais qu’au moins, j’avais une fille, et que les probabilités qu’elle soit « appelée sous les drapeaux » était faible. Je pensais aussi à ces mères américaines qui voyaient leurs petits (parce que nos enfants sont toujours nos petits, même à 30 ans) partir au front, et qui devaient sans doute, comme je le ferais, monnayer leur retour avec Dieu. « 3 « je vous salue Marie » et plus de viande le vendredi, Seigneur? Ca ferait-y votre affaire pour protéger mon p’tit Dan? »

Aujourd’hui, c’est avec les mamans du Liban que mon coeur s’affole. Y’a quelqu’un qui va finir par leur dire que de régler à coups de bombes, d’obus et de AK-47 des différends dont plus personne ne connait l’origine, c’est malade? Que c’est une affaire de gars? Jouez donc à qui pisse le plus loin, au moins vous ferez pas d’innocentes victimes… J’enrage, pis je me trouve tellement démunie. On fait quoi, là?

The Show!

C’est ce qu’on peut lire dans le journal de Québec ce matin à propos du spectacle « Retour au centre de la terre » hier soir sur les Plaines d’Abraham. Et bien j’y étais…. et je n’ai qu’un mot pour le décrire : déplorable!

 En bonne mère de famille, je suis arrivée 1 heure avant le grand spectacle annoncé, histoire de me faire une place ni trop près ni trop loin. J’ai discuté avec mes wézins d’un soir sur la scène, les écrans géants, l’orchestre symphonique et de la formidable aventure qui nous attendait. Les gens de Québec, les touristes du jour, les jeunes, les vieux, les baby-boomers… tout le monde y était. La narrateur a commencé son conte, les images ont défilé, belles et immenses… et nos amis de Yes ont voulu chanter. Je dis bien voulu car ils avaient l’air de s’éclater mais le son, lui, a oublié de s’amener. Inaudible, incompréhensible. Heureusement qu’on a pu voir les choeurs sur l’écran géant car sinon on ne se serait même pas douter qu’ils étaient venus. Ah oui, la pyrotechnie! Grandiose qu’ils avaient dit et bien les trois pétards qui se sont battus en duel n’ont rien à envier au feu d’artifice de la St-Jean sur la plage de Grande-Rivière en Gaspésie. En plus, mes wézins et moi on a dû évacuer le lieu si amoureusement trouvé d’où l’on essayait de capter quelque chose car un des pétards au lieu de s’envoler dans la nuit étoilée nous a littéralement enfumés et nous sommes tous partis suffoqués ailleurs!

C’est drôle mais dans le journal, on ne parle pas des sifflets des spectacteurs… Mais où ai-je la tête? Ils ont dû prendre cela pour des sifflets de joie!

Mieux valait être à la Place d’Youville vers 16 h où Konono nous a ravis, eux qui ont appris à jouer sur des enjoliveurs, comme quoi même moi, je peux préférer les chars. Même l’orage ne nous a pas délogés et c’est trempés, mais heureux, que nous avons dansé au son de la musique congolaise.

P.S. Joyeux anniversaire maman! Même si je suis loin, tu ne me quittes pas un instant.

Petit mot pour Martin, s’il vient lire jusqu’ici

J’ai pas de compte blogger, je peux donc pas laisser de commentaires sur ton blog… alors voici, inspiré par ton texte « aussi peu de couleurs »

Intéressant comme réflexion. Le mot qui blesse. Le mot qui tue. Le juste équilibre entre la censure, l’envie d’être vrai, de partager qui on est fondamentalement, la volonté de ne pas blesser… L’anonymat relatif d’internet. La chance de dire, d’écrire, ce qu’autrement on tairait par respect des conventions… Le mot qui parfois ne traduit pas exactement l’émotion…
Le voyeurisme intellectuel. S’introduire dans la vie des gens et juger sans connaître, sur la base d’un alignement de lettres, de mots, de phrases.
Je ne suis pas toujours d’accord, mais j’apprécie la qualité de la langue et la profondeur de la réflexion. L’impertinence et l’impudeur des propos.
J’aime, voilà tout!

Dans mes talons, hein!

J’ai voyagé. Des aéroports, petits comme grands, j’en ai vu quelques uns. Avant et après le 11 septembre. Mais hier, j’ai atteint un sommet dans le « ça se peut pas! »…

« Picture this », comme disait Sofia… PET, 9h30. Vol en direction de Bagotville-sur-Mer. Combien de terroristes, à votre avis, prennent un vol pour Bagotville-sur-Mer? Et laissez-moi avec cette histoire de base militaire stratégique: avec moins de 100 soldats, c’est probablement moins long les saoûler que les « terrorister »…

On passe la sécurité. Laisse la malette et le sac à main dans le petit bac en plastique, laisse les verres fumés, laisse le 34 sous qui trainait dans ma poche… Passe sous la « tonnelle » et là…..DINGDINGDINGDINGDINGDINGDING!

Tout de suite, la gentille douanière dresse un sourcil inquisiteur. M’invite à m’écarteler, les bras en croix, pour qu’elle puisse gracieusement me passer le détecteur de métal partout. Me demande d’enlever mon veston. Jusque là, ça va. Moi aussi je les ai vu les reportages de gun passé quasiment sous le nez des agents de sécurité. Mais enfin, on sait que c’est ma montre qui fait déclencher le DINGDINGDINGDING, on en parle plus et on me remet mes choses, non?

NON! La gentille et affable agente de sécurité me demande de m’asseoir et d’enlever mes chaussures… Mes chaussures??? C’est l’été, madame chose, et je porte des sandales. Des sandales! Et j’ai raté mon cours de miniaturisation de bombes, moi! Non, on passera mes sandales dans la machine à rayons X, question de s’assurer que j’ai pas caché un engin explosif dans le petit talon de ma sandale…

Dire qu’au retour, à l’aéroport international de Bagotville-sur-Mer, on a à peine regarder ma photo sur mon permis de conduire et qu’on a cherché en vain la « gate » de sécurité… *Soupir*…

Je m’présente…

C’est jour de fête pour les français… et oui personne n’est parfait! Je suis l’amie de mon amie et fière de l’être. 10 ans déjà qu’on se connaît et que le Québec m’a tendu les bras.

Devenue canadienne après avoir porté allégeance à son altesse royale Elizabeth, comme quoi il y a des incongruités dans toutes les cérémonies, j’ai installé mes pénates à Québec, l’autre capitale nationale, et j’en suis une fervente admiratrice. Tenez en ce moment c’est le festival d’été et on y croise toute sorte de monde. De la mamie qui arrive avec sa chaise pliante une heure avant le spectacle pour être bien placée, à la jeune fille, 20 ans, mince, belle, nombril à l’air, qui croit que le monde lui appartient et qui va danser devant la scène et donc devant mamie qui ne voit plus rien, aux jeunes familles installées sur une couverture avec bébé au sein et la grande soeur de 3 ans qui applaudit à tout rompre… Le spectacle est autant dans la foule que sur la scène et j’adore cela. Mes coups de coeur : CÉU, belle brésilienne à la voix d’or et Amadou et Marianne, 2 maliens aveugles qui chantent leur pays et la paix dans le monde. Pour leur montrer qu’il aimait leur musique, le public dansait mais surtout hurlait afin que les chanteurs entendent ce qu’ils ne pouvaient pas voir. Quelle ambiance mes aieux! C’était grandiose.

C’est donc d’ici et d’ailleurs que je vous entretiendrai car mon dada à moi, vous vous en apercevrez, c’est la différence entre les cultures…

à bientôt donc et comme le disait si bien ma grande amie, je m’envole pour le vieux continent retrouver mes racines profiter de la chaleur de l’eau de la Côte d’Azur en sirotant un pastis sous les palmiers pendant que Mamie et Papy jetteront un oeil attendrissant sur mes 2 charmants bambins.

Je vous raconterai c’est promis…

En duo

A partir de ce soir, on écrit en duo. Non non,  pas avec Mammouth, mais avec ma copine française! Qui, la chanceuse, nous écrira pendant les prochaines semaines de la Côte d’Azur…

Alors bienvenue Isa, on s’ouvre un p’tit rosé et on le déguste!

Un vrai regard

Je suis, comme beaucoup de médames, en processus de perte de poids. Dans mon cas, c’est pas à prime abord une question d’esthétique, c’est une question de santé.Et tant qu’à être honnête, soyons le: c’est aussi beaucoup une envie de recommencer à me sentir belle.
Lentement mais sûrement *slowlé et shirley, mes deux nouvelles meilleures amies!* je perds ces livres qui ont envahi mon corps. Non, je ne suis pas une grosse heureuse! Pas que ça existe pas, j’en connais tout plein, mais définitivement, j’entre pas dans cette catégorie là. Mais je n’étais pas, je ne suis toujours pas une grosse malheureuse. J’étais une femme sans perception de son corps, qui ne portait plus que des vêtements « confortables »…
A ma première pesée, j’ai refusé que la dame me dévoile le chiffre. Dans ma tête, j’avais une petite idée, mais pas le courage de voir. Ca m’a pris 5 semaines avant de regarder dans le petit carnet. 5 semaines à dire à la dame: non, pas de chiffres, juste combien j’ai perdu.

Quand j’ai passé le cap des 15 livres, on a commencé à remarquer, autour de moi, que je perdais du poids. Et j’ai réalisé quelque chose: depuis des années, je ne regardais que mes yeux, dans le miroir. J’ai de beaux yeux *j’allais écrire magnifiques, mais ça fait un peu présomptueux, non?*, alors j’ai focussé là-dessus.

Depuis que j’ai atteint 19 livres, j’ai recommencé à regarder tout mon corps. Ho! pas longtemps. Pas encore dans tous les détails, et pas encore toute nue. Mais j’ai retrouvé un peu le plaisir de porter des vêtements ajustés et de ressortir mes jupes, parce que mes jambes, ben elles sont pas mal non plus!

Et ce soir, devant témoins (enfin, ceux qui liront), je me fais une promesse: je ne me perds plus de vue! Oui, j’ai de beaux yeux tu sais, comme disait Gabin, mais j’ai envie d’avoir également de beaux restes 😉