Assumons notre kitchitude!

J’ai toujours aimé la télé. Que ce soit pour m’informer, de divertir, m’endormir, je suis une fille d’images, alors que Mammouth est un homme de radio. En vieillissant, j’ai appris à apprécier les reportages radio et j’ai mes idoles, comme René Homier-Roy, mais si je devais demain faire un choix définitif entre les deux, je choisirais sans hésiter la télé.

J’ai des souvenirs puissants du cinéma Kraft et de recettes de n’importe quoi au Cheez Weez à la pause publicitaire. Je me rappelle de films épeurants vus à la télé, et pas nécessairement la série des Freddy – voir In cold blood à 12 ans, c’est très impressionnant! Les images percutantes des tours jumelles s’effondrant, l’horreur sur le visage des survivants d’Oklahoma City, tout ça est à jamais impregné dans ma mémoire télévisuelle.

Et des émissions marquantes: évidemment, mes émissions d’enfant que Merveille découvre maintenant avec joie (la chanson thème de la Ribouldingue a remplacé le fais dodo du soir, c’est tout dire!), Rue des Pignons que j’écoutais parfois en cachette, et beaucoup plus tard L’héritage et Bouscotte qui sont devenus des classiques pour moi pour la beauté des textes.Vous dire mon bonheur quand nous avons eu le cable: mon univers s’est élargi! À moi les émissions américaines, les séries sur les hopitaux (je pourrais vous réciter des scènes entières de E.R., mais surtout de Chicago Hope), 60 minutes, Dateline, 20-20 avec Barbara Walters et ses spéciaux pré-Oscars, etc. Mon horaire universitaire s’est construit autour de « All my Children », et encore aujourd’hui, quand je suis en congé, je ne peux m’empêcher de m’intéresser au destin d’Érika Caine.

Et puis, j’ai découvert la télé française, et ma fascination a monté d’un cran. Maïté est vite devenue mon idole. Son émission « La cuisine des mousquetaires » est devenu un incontournable et gare à qui aurait osé me parler pendant que mon idole mangeait – les os compris – ses poussins aux raisins! Et un show de chaises français, vous avouerez que ça a autrement plus de panache qu’Occupation Double. Vous souvenez-vous de « Frou frou » avec Christine Bravo? J’ai ri, j’ai pleuré et j’ai écouté religieusement.

Sont également apparus les canaux de nouvelles continues: d’abord CNN, RDI puis LCN. Je suis littéralement devenue accro. Je raconte à la blague que le premier mot de merveille a été Bagdad, parce que je l’ai longtemps allaité en écoutant les nouvelles et qu’il n’était question que de la guerre en Irak à l’époque…

Depuis la venue d’Illico, j’ai investi avec sérieux dans ma relation avec Health Channel (pour une hypocondriaque, c’est dangeureux, mais j’assume!), et j’ai de nouvelles idoles: les anglaises délicieuses et délirantes de « How clean is your house« . Je rêve que Kim et Aggie viennent récurer ma toilette, c’est tout dire!

Mais ce soir, je sors du placard et j’assume mon côté kitch: j’aime le canal 95 (Prise 2) parce que je peux y revoir L’Or du temps! Même que Mammouth commence sérieusement à se questionner sur ma vraie personnalité… Docteur, ça se soigne, vous croyez?

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Des services de santé à notre image

Curieux, les résultats du sondage qui démontrent que grosso modo, les gens sont satisfaits du système de santé, alors qu’il me semble que tout le monde chiâle… 93%, ça me semble significatif, surtout qu’un peu plus de 38,0000 personnes ont participé à ce sondage.

J’ai de la chance, je suis rarement malade. Même chose pour merveilleuse merveille, qui n’a jamais vraiment été malade, si on exclu les rhumes et autres microbes rapportés de la gardo. Même chose pour Mammouth. Et à chaque fois que j’ai eu à utiliser les services de santé, j’ai été plus que satisfaite de la compétence et du désir véritable d’aider. J’ai même une chance de cocue: en déménageant ici, on m’avait dit qu’il était, comme partout ailleurs, impossible de trouver un médecin de famille. Or, 3 mois après, sur la recommandation d’une collègue de travail, j’ai trouvé la perle rare, un médecin qui cédule ses rendez-vous aux demies-heures pour prendre le temps de jaser avec ses patients, chez qui on attend que très rarement, et dont la secrétaire s’excuse (!) de ne pouvoir vous donner de rendez-vous avant… 2 semaines! Une perle, je vous dis!

Bon, je ne dis pas que tout est parfait et que le système n’a pas besoin d’être huilé. Et j’avoues que les dernières 24 heures ont falli me faire basculer dans le camp des chiâleuses. Rien de grave, je suis capable de m’auto-diagnostiquer (croyez-moi, il suffit d’en avoir fait une pour que les symptômes d’une infection urinaire restent à jamais gravés dans votre mémoire corporelle!). Je peux donc m’auto-diagnostiquer, mais je ne peux pas me prescrire les antibio nécessaires (le jus de canneberges, même bio à 6,99$ le litre ne réussit pas à enrayer la bactérie à tout coup!). Hier, en revenant du boulot, je pars donc à la recherche d’une clinique sans rendez-vous, mon médecin, si génial soit-il, ne faisant pas de bureau le vendredi soir. Comme je ne suis pas une utilisatrice fréquente des cliniques sans rendez-vous, j’ignorais qu’il faut deviner 3 semaines à l’avance que vous serez malade précisément à 18h45 le vendredi pour avoir droit à une consultation médicale. La pharmacienne, chez qui j’ai cherché conseil, a pris la peine de communiquer avec le CLSC, pour me trouver une clinique qui, à 19h00 un vendredi soir, prenait encore des « clients ». On m’indique une clinique, à 20 minutes d’ici. J’y fonce, pour me faire dire bêtement que le CLSC était dans les patates et qu’il n’y a pas de place. « Et si ça fait trop mal, allez à l’urgence! ».

Je ne suis pas un cas d’urgence. Une infection urinaire c’est douloureux, mais à ce stade (pas de fièvre, pas de coups de poignard dans le dos), ce n’est pas une urgence. Alors pourquoi j’irais encombrer – et attendre – une salle d’urgence? Pas grave, que je me dis, j’irai demain.

Je me pointe donc ce matin, vers 10h30, à la clinique près de chez-moi. Pour me faire répondre encore plus bêtement qu’hier que « je devrais savoir qu’il faut venir prendre un numéro à 7h30 le matin pour avoir un rendez-vous à la clinique sans rendez-vous et qui si ça fait mal, allez à l’urgence, ma p’tite dame »…. Grrrrrr…

Finalement, grâce à info-santé, j’ai trouvé un CLSC qui prenait encore des patients. Et après 3 heures d’attente, j’ai vu un médecin qui en deux coups de crayon, a prescrit l’antibio convoité. Moralité: le système fonctionne. Ce sont les gens qui y travaillent qui, parfois, auraient intérêt à être un peu plus humains…  En même temps, je comprends que les pauvres réceptionnistes doivent en voir de toutes les couleurs, et qu’un « patient » impatient et grossier, ça doit pas vous donner le goût d’être gentille avec le reste de la population qui se pointe après. Mais pourquoi référer systématiquement les gens à l’urgence?

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Changement de propos: j’ai terminé ma première semaine de DGère, comme dit Mario. A vous tous et toutes, merci pour le vote de confiance! Je ne sais pas si je ferais ça à l’année longue, et pour la première fois depuis des lunes, je suis revenue avec une mallette pleine de lecture et de projets à analyser.  Y’a des choses qui semblent se dessiner, mais je vais me garder une petite gêne avant de vous en parler, question de ne pas « jinxer » le tout. Mais je suis définitivement revenue dans mon élément, et j’adore ça!

Et puis, des amis à nous ont reçu une merveilleuse nouvelle, qu’ils nous ont fait l’honneur de partager avec nous… Yup, 2008 sera une merveilleuse année!

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Impressionnée

Vous me connaissez, je ne parle jamais politique. Ou si peu. Et encore moins de politique étrangère, à laquelle je ne comprends pas grand chose, du reste. Ou si peu.

Mais là, je suis complètement impressionnée. Toutàfaitement impressionnée. Moi, le culot, à ce point, ça m’impressionne. Surtout quand il est porté par un homme de petite taille, chez qui on aurait tendance à diagnostiquer le syndrôme du chihuahua *savez, l’affaire qui porte les hommes à hurler pour se faire une place dans un monde de grands…, aussi connu sous le nom du syndrôme de Napoléon*.

« Avec Carla, nous avons décidé de ne pas mentir », a-t-il dit. Impliquant du même coup que tous les présidents avant lui l’ont fait délibéremment.

Cré Sarko. Faudra m’expliquer.

Impressionnée, je le suis aussi par moi-même. Depuis quelques jours, je remplace un DG. Je me suis glissée dans le rôle comme si j’avais fait ça toute ma vie, et honnêtement, je me sens revivre. J’aime quand ça bouge, quand il faut analyser rapidement, décider au meilleur de sa connaissance et assumer la décision. Ça ne durera pas éternellement, mais c’est suffisant pour me remettre bien en selle. Je suis épuisée, mais dans ma tête, y’a un grand vent de renouveau qui s’est levé et qui n’est pas prêt de s’éteindre.

Watch out, I’m back.

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Toutes choses étant égales par ailleurs

Merveilleuse merveille, en compagnie d’une petite copine, arrive en courant dans le salon. Confortablement installée sur mon moelleux divan de cuir, munie de mon cadeau de Noël (un mignon portable, gracieuseté de Mammouth!), je les écoute d’une oreille tout en poursuivant ma lecture de mes blogues favoris.

« Viens voir, copine, je vais te montrer des CD de l’ancien temps » dit merveille, en se dirigeant vers le meuble audio. « Regarde, c’est vraiment des CD de l’ancien temps! » qu’elle proclame, en brandissant un 45 tours de Michel Pagliaro. « Et regarde, y’a des plus gros CD », réplique la copine en lui montrant la pile de 33 tours qui accumulent la poussière.

Une seule réplique. Des CD de l’ancien temps. Me voilà vieille…ou technologiquement dépassée. Prochaine étape, elle me demandera si mon premier animal domestique étant un dinosaure…

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Petites réflexions du premier vendredi

Vous me connaissez, je ne parle jamais de politique. Ou si peu. Et jamais sérieusement. Ou si peu. Et aujourd’hui ne fera pas exception à la règle. Ou si peu.

En écoutant les nouvelles hier, au sujet des caucus de l’Iowa, deux pensées me sont venus à l’esprit: Obama est un « assassinat en attente d’arriver » et les américains, malgré leurs beaux discours, ne sont pas encore prêts pour une femme présidente, fusse-t-elle aussi douée qu’Hilary Clinton.

Avant que vous montiez sur vos grands chevaux, non je ne suis pas raciste. Mais je ne peux m’empêcher de penser que quelque part, au fond d’un état du Sud, y’a un illuminé qui doit se dire qu’un président noir – en fait mulâtre- ça ne se peut pas. Déjà qu’on le compare à John F. Kennedy pour la fraîcheur de ses idées et sa volonté d’être le candidat de « l’Amérique réconciliée avec elle-même », c’est comme de mettre en place tous les éléments pour un « remake » de Dallas – et je ne parle de pas de J.R. Ewing!. Loin de moi l’idée de vouloir qu’il lui arrive quelque chose, mais j’ai un drôle de feeling. L’ennemi, ce ne sont pas les méchants talibans. L’ennemi, il est souvent à l’intérieur.

Et puis qu’Hilary finisse 3e, ça me dépasse. Ou plutôt non. La majorité des déléguées des caucus en Iowa sont des femmes, alors ça ne devrait pas me surprendre: là encore, l’ennemi est à l’intérieur. Les femmes sont beaucoup plus dures envers elles-mêmes. Pis non, tirez-moi pas de roches! La so-so-so lidarité féminine, en politique, c’est le dernier tabou. La politique, c’est encore un terreau fertile pour le mâle dominant et les poulettes qui cherchent à s’attirer ses faveurs…

Et puis, voulez-vous bien me dire ce que Scotland Yard pourra découvrir de plus dans l’assassinat de madame Bhutto que l’on ait déjà vu à la télé mille fois? Non, faites plutôt venir Miss Marple. Ou alors déclarez tout de suite que le coupable est le colonel Moutarde, avec le wrench dans la bibliothèque… Je sais, trop de tourtières ramolli le cerveau… ‘scusez-la!

 

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214 commentaires plus tard

Je ne comprends toujours pas. Et au fond, c’est pas tellement important que je comprenne. Je constate.

De kossé, vous dites-vous? De kossé qu’à cause, la dame? Des commentaires faisant suite au papier de Patrick Lagacé sur le dernier Bye Bye de RBO. Fasçinant. Année après année, peu importe qui fait le bye bye, on dirait qu’entre le 26 décembre et le 5 janvier, c’est devenu notre sport national. Avant, on se questionne: parleront-ils de? Oseront-ils rire de? Et si ils ne parlaient pas de? Après, on commente: c’était bon, c’était pas bon, tel sketch était pourri. Partout, sur toutes les tribunes: radio (même à la très sérieuse Première chaîne cet après-midi!), télé, journaux, internet, on commente à qui mieux mieux. Ce sera, après les traditionnels voeux de bonne année, le premier sujet de conversation avec les collègues: « pis, as-tu écouté? As-tu aimé ça? Ouais, moi aussi j’ai ben ri. Ouais, moi aussi j’aurais aimé ça qu’ils rient des cheveux du fils de Céééééééline. Ouais, moi non plus j’ai pas trouvé ça ben drôle le bout sur l’actualité internationale. Ouais, moi aussi je les ai trouvé niaiseux de… ».

Pour reprendre un thème à la mode, c’est presque devenu identitaire, comme débat. Il y a les « nous », ceux qui ont aimé ça, ceux qui se sont reconnus dans ce genre d’humour, ceux qui trouvent que c’était LA meilleure édition de tous les temps. Et les « eux-autres », qui n’ont pas aimé, qui n’ont pas apprécié ce type d’humour, ceux qui ont trouvé qu’en dépit de l’excellence des maquillages et autres effets techniques, le texte était parfois bien mince et le propos encore plus, ceux qui se souviennent avec nostalgie du Bye Bye ’70 avec l’incomparable Olivier Guimond en soldat.

Moi? J’ai préféré Jean-René.

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Les années se suivent

Et ne se ressemblent pas. L’an dernier, les fêtes avaient été un feu roulant d’invités, de visiteurs, de sorties, de bouffe d’enfer, de lavage de draps et serviettes.

Cette année, c’est le calme plat. D’abord parce que l’année a été difficile, il faut bien se l’avouer. Entre la maladie, l’angoisse d’un diagnostique difficile pour merveilleuse merveille, le deuil d’Oyé, un changement professionnel encore incertain, et malgré toute ma volonté de ne voir que le positif et d’en être reconnaissante, je finis l’année sur les genoux. Alors que les fêtes ne soient pas un tourbillon, c’est presque parfait.

Depuis hier, j’essaies de faire mon bilan de 2007. Une année de grands changements, mais pas sûre encore vers quoi. Une réalisation douloureuse de la fragilité des choses, de l’importance de profiter de chaque instant. Mais il n’y a pas eu que de grandes peines et de grands chagrins: 2007 a aussi été pleine de petits bonheurs, de joies, de moments parfaits. Les enfants sont en santé, l’école a transformé merveilleuse merveille, l’ado est devenue une belle jeune fille, et notre blondinet devient un dangeureux séducteur. L’avantage de tenir un blogue, c’est de garder une trace pour soi de ces petits moments qui contrebalancent le reste.

En relisant ce texte, j’ai ressenti la même émotion que cet après-midi là, assise sur un banc de la rue Beaubien.

J’ai aussi relu chacun de vos commentaires et je me suis passé une réflexion sur la qualité des gens qui sont intervenus ici. Je n’ai jamais été obligée de censurer qui ou quoi que ce soit et j’en suis ravie. Bloguer permet aussi de découvrir des gens qui autrement n’auraient jamais croisé ma route: je pense à Véro de Bordeaux, avec qui j’ai développé une « amitié virtuelle » à défaut d’une amitié réelle, parce que mutuellement, nos histoires de femmes nous ont interpellées. Je pense également à Marie-Hélène qui profite de son beau bébé tout neuf, la chanceuse. À Curieux Georges, dont les trop rares commentaires sont emprunts d’une grande humanité. À Sophie, qui m’émeut par sa ténacité et son courage. La Fêlée et son chum qui, s’ils n’étaient pas si loin, auraient été invités à souper il y a longtemps, ne serait-ce que pour gueuler ensemble un bon coup! À Hélène M. avec qui j’aurais sûrement beaucoup de plaisir devant un café, à La Marsouine, à qui j’envie la fougue et ses vingt ans, et M comme Maman qui sait de quoi je parle quand j’ai une crampe d’ovaire à la pensée du sublime Jim Cuddy…

Et c’est sans compter les copines « réelles » que sont Chroniques Blondes, les Martines (la banlieusarde et celle de l’autre rive), la bibitte de pissenlits, Madame Unetelle (qui nous cache des choses, semble-t-il???) Sarah-Émilie, Mère indigne et Pierre-Léon (bon, ce n’est pas tout à fait une copine, mais on argumentera plus tard sur le sexe des anges!), ma sage et si belle Bibco, mon Dr Papillon et le sage Stéphane Z et ma Mireille à moi. J’en oublies sûrement, et je ne veux pas commettre d’impairs. Tous et toutes, vos commentaires ont été essentiels dans ma détermination à continuer d’écrire.

Pour plusieurs d’entre vous, vous lire est devenu un moment important de ma journée: pour rire, réfléchir, m’émouvoir, bref réaliser que le monde ne tourne pas autour de mon p’tit nombril. Pour que vous puissiez, grâce à vos liens, m’emmener ailleurs, dans des univers tellement proches et si loin à la fois.

2007 aura été une année difficile, mais une année qui m’aura permis de grandir. Grâce à ma famille, à mes amis, grâce à vous. Oserai-je vous parler d’amour? Yup! Je vous aime, chastement, mais sincèrement.

2008 sera une année exceptionnelle, me prédisent toutes les madame Minou de ce monde. Et pour une fois, j’ai envie de les croire: elle sera exceptionnelle car vous m’accompagnez!

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23 décembre, Joyeux Noël monsieur Tremblay…

… Salut ti-cul on se r’verra le 7 janvier!

Yup. On est arrivé à Noël en même temps que tout le monde. Le dernier cadeau vient d’arriver, l’épicerie est rangée. Grand-maman fait la sieste, épuisée par les émotions d’un premier Noêl sans Oyé et une petite fille qui veut trop la consoler. Mammouth a camouflé le fruit de son magasinage dans son antre et moi, je retarde le moment ou j’irai commencer à préparer le souper. Merveilleuse merveille écoute un autre film de Princesse et sautille de joie parce que nous lui avons donné la permission d’écouter ce soir le film Nemo, qui se terminera à 22h00. Après tout, c’est les vacances, non?

Hier, nous avons célébré un peu en retard le premier anniversaire d’Inès, et un peu en avance le temps des fêtes. Messieurs Bouchard et Taylor auraient beaucoup appris à cette fête, ou plusieurs nationalités se côtoyaient dans le plus grand plaisir. D’ailleurs, réunis autour d’une bonne bouffe, de bons vins et d’enfants qui hurlent de plaisir, comment peut-on faire une différence de culture? Merci à nos amis de nous accueillir parmi eux, nous  permettant de partager cette chaude amitié. Et Kenza, promis, ça ne sortira pas du Canada: c’est tout à fait normal de ne pas emballer les cadeaux!

A vous tous et toutes qui avez partagé avec moi cette dernière année, qui m’avez lue, encouragée, amusée, renseignée, merci d’être là. Votre amitié, même virtuelle, m’est précieuse. Plus que vous pouvez même le penser parfois.

Je vous souhaite un Joyeux Noël et un heureux temps des fêtes, plein d’amour. Même s’il est parfois difficile, même si la période est propice à accentuer la peine et la solitude, sachez qu’à quelque part, quelqu’un a une pensée pour vous.

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L’âge des ténèbres

Non, je ne vous parlerai pas du film de Denys Arcand. Je ne l’ai pas vu, et je souhaite seulement qu’il soit encore en salle au moment où je pourrai m’y rendre.

Non, j’ai plutôt envie de « pousser une gueulante » comme disent mes copains français, contre la nouvelle obligation pour les commerçants de camoufler les produits du tabac pour fin de vente. Ri-di-cu-le!

Je suis une ex-fumeuse intransigeante, chiante, qui oblige ses invités fumeurs à se les geler à – 1000 dehors plutôt que de leur permettre de fumer à l’intérieur. J’ai fait une guerre sans merci à Mammouth, qui a cessé de fumer après moi, à chaque fois qu’il transgressait la règle et que l’odeur d’une « poff » venait me réveiller en pleine nuit. Je devrais donc me réjouir, non?

L’idée derrière ce « camouflage », c’est de ne pas faire de publicité pour ces produits et de ne pas inciter les jeunes à commencer a fumer? Ri-di-cu-le. En mettant les paquets derrière des portes closes, on en fait un objet de convoitise. C’est ben plus le fun quand c’est défendu, tout le monde sait ça! Et puis, on ne commence pas à fumer parce qu’on voit soudainement apparaître dans son champs de vision un paquet de « Players ». On fume d’abord pour faire comme les copains, puis par plaisir et enfin par dépendance. Le fait qu’on cache les paquets derrière un rideau n’y changera strictement rien.

Non! C’est d’un ridicule consommé. Pire encore, à mon sens, ce n’est que le début. Ou alors, soyons conséquent. Quel est le prochain fléau? L’obésité. Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu pas venir le jour où on cachera également la barre de chocolat et le sac de chips au BBQ avec les paquets de cigarettes? Je vous le dis, d’ici quelques années, nous nous promenerons dans des dépanneurs où seuls le papier-cul et les billets de loto-Québec seront visibles…

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Payer pour ses vieux péchés

Ça vous arrive de penser que vous avez une chance de cocu(e), et que vous ne serez pas touchée par un phénomène de masse? Que soudain, vous serez isolée et que malgré le brouhaha ambiant et envahissant, vous serez protégée? Et quand soudain, au détour, vous êtes confronté dans ce qui constitue votre âme, vos valeurs, vous vous retrouvez démunie comme le nourrisson? C’est ce qui m’arrive ce soir.

Non, je ne parle pas de la grippe, ni d’un quelconque virus. Pas plus que de la controverse entourant les accommodements déraisonnables, l’esprit des fêtes, le compte Mastercard ou le dernier tirage de Loto-Québec. Non, j’ai réussi tant bien que mal à composer avec tous ces fléaux des temps modernes.

Ce que je n’avais pas anticipé, par contre, c’est que Télé-Québec me jouerait un vilain tour…

Je ne sais pas si je l’ai déjà mentionné, mais je suis VIEILLE. J’ai été élevée avec la Boîte à surprises, Franfreluche, les patates en chocolat de Paillasson et surtout, surtout, avec Sol et Gobelet. L’imagination débridée, le politiquement « incorrect », tout ça, c’est ma génération. Ma génération n’est pas celle de Passe-partout. Alors, quand les coffrets sont sortis et que le débat sur la génération PP a fait rage, je ne me suis pas sentie concernée. Pas une minute, pas une miette. Pantoute. Pantoute, pantoute.

Je ne me suis pas sentie l’obligation de partager de doux souvenirs de Passe-Noisette avec merveilleuse merveille.Je n’ai pas de doux souvenirs de cette émission gnagnagna éducative. Je lui ai fait écouté, cependant, les coffrets des émissions jeunesse de Radio-Canada. Sans grand succès, je dois l’avouer. Sol et Gobelet la laissent froide, elle trouve les méchants de Franfreluche trop méchants et n’a aucun appétit pour les patates en chocolat, parce que « ça se peut pas, hein maman! » Je ne m’attendais donc pas à ce qu’elle développe, en 2 jours, un attachement réel à Passe-Margoulette et Cie.

Et pourtant si! Elle les aime. Elle adore les chansons. Elle a trouvé le site sur Internet et chante « j’ai deux yeux, tant mieux… » avec un bel entrain.

St-Jean-Louis-Millette, viens à ma rescousse! St-Marc-Favreau, prie pour moi! Et faites qu’elle ne découvre pas que Franfreluche est devenue un personnage de PP!!!

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